AU SACRE DE CHARLES IX
Peuple franco is, réjouir te faut ore, Car le bon Dieu un roy t'a suscité, Afin qu'en France on presche vérité Et soit partout son saint nom adoré.
Donc prions Dieu que veuille en son escolle Le maintenir, que la postérité Puisse toujours dire en ceste cité :' — gentil roy, qui chsssa leur idole.
Eternel, puisque n'as point permis Le tien troupeau, qui t'es acquis en France, Par les tyrans estre en ruyne mis, Honneur rendons à ta haulte puissance,
Te suppliant donner persévérance A tes esleus en ta parole sainte, Et qu'imprimant ton ardeur et ta crainte
A cœur de roy, par ^ardeur de tes lois, Servy tu soys d'affection non fainte Dessoubs le régne à Charles de Valoys (1).
(l ) Bibl. Nat., collect. Rasas db Noeux, 1. 1, p. 1*4 et 41. —Le dernier vers du !• couplet contient une menace contre l'archevêque de Reims, idole des catholiques.— En lisant que au lieu de qui, on y trouve : 1° une menace contre Charles IX, que chasserait l'idole, des calvinistes, le prince de Condé ;— *• une anagramme : le vers alors signifierait :— O geniil roy % que Charles è$ VatoU.