‹ Romancero de ChampagneChapitre 122 sur 131 · SS · texte numérisé non relu

SS

Puis, d'une adresse gentille^ Par finesse Philippeville, — Pon, etc.,

Je prendray avant trois jours,

Et fiivet aura son tour* Charleaoïrt ifi'ett fort fecile, ^ 9èn, 6t&

Namur entre deux rivières Je prendrai toute la deituère^Pott* etc.

Partout sôray redouté,

Lorsque j'aurai conquesté Des plaoes de telle manière, — Pou, eto«

Tous les généraux dé France, Voyant ma grande vaillance, — Pon, etc.,

N'oseront plus m'approcher ;

Ne seront pas si effrontés ; Ils éviteront ma puissance, — Pon, etc.

Ayant fini ma campagne, Je mettrai sans nulle espargne, — Pon, etc. ,.

Mes troupes en quartier d'hiver,

Où ils feront bonne chère Sur terre de France ou d'Espagne, — Pon, etc;

Le rapport de mes victoires J'iray faire en Angleterre, — Pon, etc.

La reine Anne, me voyant,

Les communes et parlement Grand honneur me feront faire, — Pon, etc.

De grandes réjouissances Se feront en abondance, Pon pon pon, pata pata pan ; L'on fera des feux partout ; L'on criera : Halboroug

A fait trembler toute la France, Pon pon pon, pata pata pan (1).

(1) Bibl. Nat., ChansoHHtor Utmnpat.X. XI, p. 3*7. — John Churchill, doc de Marlboroug, favori de la reine ànne Stuart, montée fur le trône en 1702, tenait, en 1704, de gagner la bataille de Bochstett. Il avait poursuivi les Français jusqu'à lenr frontière. Dans la campagne de 1705, il essaya vainement d'entrer en France : Villa» sut lui fermer tous les passages sans risquer une bataille.— La Champagne ne fut pas envahie. Marlborough se retira dans les Pays-Bas, qui furent en proie à toutes les horreurs de la guerre. — Le moment où l'étoile de la France devait se relever n'était pas encore venu. Suivant leur usage, en attendant mieux, les Français chantaient.

Page 1