‹ Romancero de ChampagneChapitre 126 sur 131 · UNE LETTRE DE M. DE REIMS · texte numérisé non relu

UNE LETTRE DE M. DE REIMS

Qu'avés vous donc, beau païleruent?

D'où vous vient cet acharnement,

Lon lan la derirette, Contre un étesque, qui sourit,

Lon lan la deriri (4)?

En cMdpranant ce grand pvélat, Groyés vous par ce ooup d'esdat, Lon lan la derirette,

(i) Bibl. de l'Arsenal.— |fc 4 W>, Je ?<m QaefiQel publia le Nouveau lettament *f& fxaflfpifi QMf (tel fé/ïaotfon* moraies. En 1713> cet ouvrage fut condamné par la bulle Vnigenituê. Cette décision fut rejetée par- sept étêques. Ils en appelèrent an futur concile, et le nom d'appelante leur resta. De là lutte 4* mwtdftWQte» fôptecMnrts eJd* chansons.— François de MajJQJf » wtovêpe. p> Bftmjs, 4éftndit U bulle : il adressa au régent, qui avait impo&i silence aux deux partis, une lettre énergique : elle fut dénoncée au parlement de Paris, qui la cjotadanMiaà #tre fcrûlit* par fe'fflain du 1 bourreau. L'arrêt fut exécuté. — Ifclkt Mfilfrit. m> nouveau mandement où il se félicitait de cette persécution^, et ton* nait de nouveau contre les appelants. •*- Le pape le c/éa cardinal . Le régent lui défendit de porter la barrette. Louis XV la lui remit en lit*. Biwmiut en Wlf, à l'abbaye de Saint-Thierry. , ,-.| .i. .

Qu'il se trouvera bien puny, Lon lan la deriri ?

Dieu dit dans ses divins écrite Que vous tourmenterés son Fils,

Lon lan la derirette, Et les évesques après luy,

Lon lan la deriri.

Par vostre nouveau jugement, (Dieu soit bénit incessamment!)

Lon lan la derirette, Sa prédiction s'accomplit,

Lon lan la deriri.

Caiphe» ce pontif très grand, Et Pilate, le président,

Lon lan la derirette, Avoient fait tout comme aujourd'huy,

Lon lan la deriri.

Plus de conciles, de prélats I Adressons nous aux magistrats,

Lon lan la derirette :

Les . robins jugent tout icy ,

Lon lan la deriri.

Si vous faites tant les méchans, On sçaiura vous montrer les dens,

Lon lan la derirette, Gomme le deffunt roy vous fit,

Lon lan la deriri.

Ressouvenés vous du moment Qu'il vous remit dans le néant, Lon lan la derirette,

— Ml —

D'où la plupart estes sortis, Lon lan la deriri.

Vous qui faites les souverains, Sçachés qj*e de petits robi^s, ,

Lon lan la derirette, Ne régneront jamais icy,

Lon lan la deriri. .

Si les garnemens de Paris Vont partir pour Misissipi,

Lon lan la derirette.

Bien des vostres iront âussy, '

Lon lan la deriri.

Le régent, qui vous ainie tant, Pour vous ,y voir plus seurement,

Lon lan la derirette.

Donneroit bon nombre de louis,,

Lon lan la deriri.

Il connôist bien tous vos tâlens ; Il sçait que de si braves gêna,

Lon lan la derirette, Seroient là bas bien mieux qu'icy,

Lon lan la deriri.

. Vous réglerez en potentats < La foy, la finance et TEstat, -

Lon lan la derirette, C'est à quoy'vôus visés icy, • ' Lon lan la deriri.

Dans ce gouvernement nouveau, ' Vous pôurrés faire d'Àguesseau (2),

(s) Le chancelier d'Agatsseau s'était opposé , sous Louis XIV, à l'enregistrement de la balle. Il perdit sa place de chancelier pour avoir résisté cotrrageoseinent au système deLaw.

Lon lan te deriwtte, , Chancelier de Misi&sipi (1)^ Lon lan la deriri. .

Et NoaHles, ce grand esprit (5), Seroit alors, sans contredit,

Lon lan la derirette, Le patriarche de Paris,

Lon lanla teriri.

Pour convertir tes Iroqpwis, Vous fériés des règles 4$ foy,

Lon lan la derirette, Sur les conclusions de Fleury (3),

Lon lan la deriri.

Avec ses illustres supots, - Les setite aiithéurs de tous nos maux,

Lon lan la derirette, Parte» {mur jmm fa Paria,

Lon laa la dariri (4),

■.".'mm' •"

(1) A cette époque, ee deroiff créait fc* pdnjMguie commerciale du Mississipi.

{% n s'agit de l'ancien éfêque de Chàlons-sur-Marne, M. deNoailles, alojè Jeaidioal et atcàerèqu^ dé fana, un des appelants.

(S) G.-F. Joly 4e flwry, procrnreuj général a* parlement de Paris, successeur de d'Àpiessean, 'magistrat éloquent et sage, mort en 1T5S,

(l) Nou%f^irrjp|is laid un volume *yec les chansons composées, à cette occasion, en Champagne. Les deuf partis firent assaut de rimes, de malice et de violence. Les partisans de rappel lancèrent dans Reims une complainte dont voici le début :

La lecture d'an mandement

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