LA VILLE DE REIMS AU ROI
De mon antiquité monumens précieux (1), Qui de €ésar vainqueur conservez la mémoire,
Du grand Mailly, ce sçavant homme Qui fat placé, je ne sais comme, Dans la chaire de saint Remy :
. Car il ne le méritoit my.
Chansonnier Maurepas, t. XIV, p. 21. Bibl. Nat.— Les amis de Mailly répondirent par une chansonnette dont s'ensuit un couplet :
Contre un ouvrage plein d'esprit
La justice, en colère, Ordonne que de cet écrit
Le feu soit le salaire.
L'auteur, qui ne veut nullement
Demeurer en arrière, De cet arrest du parlement
Se torche le derrière.
Quoi qu'il en soit, les appelants, qui comptaient parmi leurs chefs Charles-Joachim Colbert, évéque de Montpellier, restèrent nombreux dans nos murs, et ce vieux parti n'est peut-être pas encore éteint.
(1) Ces vers sont l'œuvre du chevalier de la Touche, artiste châlonnais, poète et fondateur de l'école de dessin à Chàlons-sur-Marne. C'est lui qui composa tous les emblèmes des arcs de triomphe élevés à Reims à l'occasion du sacre de Louis XV. V. les nombreuses publications faites, à cette occasion, à Reims, chez N. Potier et B. Multeau. 1722.
Je ne vous vante plus : Louis vient en ces
Qieux :
Louis e$t moA Çépar, . spoa triomphe et ma
[gloire (1).
LA NYMPHE DE LA VfeSLB AU ROT.
Tous mes vœux ne lendoient qu'à vous voir
[sur mes bords :
De mon urne, sans vous, l'eau couloit avec
[peine; Prince, vous y veaea, et dans d'heureux tram-
J'ose me comparer aux nymphes de la Seine (2).
(1) La ville de Reima, représente dans «a médaillon, montrait au roi son arc de trioa&phe romai*.
(2) C'est encore un cri de Wndépendanee provinciale.