‹ Romancero de ChampagneChapitre 25 sur 131 · CESSANT A NOGBNT-SUR-SEINE · texte numérisé non relu

CESSANT A NOGBNT-SUR-SEINE

Dieu du fleuve de Seine, en tes flots renouvelle Le sainct et sacré nom de la mère des roys, De nostre Catherine, à qui l'honneur tu dois De couler librement à l'onde paternelle.

Dy quelesdéités sont toutes avec elle, Et toutes les vertus, et toutes sainctes loix, Souhaitent qu'elle règne au milieu des Gaulois Autant que l'on verra ta course estre immortelle.

Tu ne dois, ce me semble, ignorer de son

[prii, Que mesmes les rochers par usage ont appris ; Entrant en l'Océan, qui l'univers enserre,

capitaine desquels estoit mon lé sur une licorne bandée tout à l'entoura lierre, avec une housse de même, et son armure faite en écaille, le tout fort bien approprié. Lestambourssonnoient et lesdits sauvages estoient en bon ordre, les un» montés sur des asnes, les autres sur chèvres et boucs.: chose fort plaisante à voir. Devant l'antique deux desdits sauvage» portoient un escusson haut eslevé en un rond de lierre, dan» lequel estoient écrits ces mots :

Non seulement la France en paix tiendras, Mais acr roistras aussi bien qu'Alexandre, Tant que sauvage, aies que mourir, verras, puissant roy, sous ton pouvoir te rendre.

Célèbre sa louange et l'apprends à la mer, Afin qu'elle rapprenne aux bornes de la terre, Et que rien tel au monde on ne puisse nom-

[mer (4).

(I ) Ces vers sont de notre comfiatriote Amadis Juun, né àChaource (Aube),— Y. tes omit., édition de tSTO, fol. •.— Catherine de Médicis aeeompagnait ton fils dans le voyage qu'il avait entrepris pour rétablir la paix en France.

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