EN CHAMPAGNE
Un huguenot un gros Monsieur attrape En luy disant ; —Tu galoppe le Pape.
Henri II et successivement ses deux fils François et Charles ; il fut leur premier ministre. Son élévation ne lui fit jamais oublier la ville de Reims : il la deta d'une nnivanité, d'un tribunal indépendant, d'un collège, d'un canal pour la ville, d'un séminaire ; à chacun des voyages qu'il faisait à Home, jj rapportait dans nos murs, pour nos églises, quelques tableaux 6t prix. Il soutenait tous les établissements charitables de la province ; les artistes et les gens de lettres pouvaient l'apneier Jear père. Il payait tes frais d'étapes 4t* pauvres enfants d'intelligence et d'avenir. Il fonda collèges et hôpitaux en Lorraine et en Champagne. Ses immenses revenus ne pouvaient suffire à ses largesses: il laissa 10**00* &u«4# dettes à payer. H fallait vendre son argenterie et emprunter aux bourgeois de Reims pour faire ses funérailles. Quant à son histoire politique, nous n'eu disons rien : elle est connue. Après la mort de Charles IK , il se rendit Mbdevant de Henri TU ; mais la mort le saisit dans la ville d'Avignon. Il mourut en bon prêtre, en bon chrétien, après avoir accordé pardon à tous ses ennemis, après avoir exhorté tous les princes des maisons de France et de lorraine à se réconcilier *t à «ester fidèles à la couronne (le 25 Décembre ifiïaj* U avait alors près délinquante an», nfuft inhumé k Reims, derriè» to jaattns+antei 4e to «ftthédrale, dans un tombeau modeste qu'il «vafct lui-même dît faire troia aub auparavant. ~» Les hommes 4e la Réfdutio* l'art détruit, mais ils n'ont p« «opprimer la mémoire d'un des plus grands hommes qui aient occupé le siège de aaint Rémi, d'un des plue brillants ministres qu'ait eus te France.
De ce propos le Monsieur s'esmerveille, Et en tenant son asné par l'aureille :
— Non, ndn, dit-il, advançant sa carrière, Voicy Calvin et Baize là derrière (1).
(1) Rein*, fllfft-MaO.— Bfèmoires de JéumVwmn.èowrgeeis de Reims. —Travauw de l'Académie de Reims, vol. XXV, p, SOt.— Pour que cette épigramme, dont la pointe porte sur l'orthographe du nom du célèbre Théod. de Bèze, fût daire, il faudrait deux vers à rimes masculines, qui, ■ans doute, représentaient le gros Monsieur monté sur un in*.— Cttte chanson de parti se chantait à Reims à quatre voix. •