‹ Romancero de ChampagneChapitre 34 sur 131 · LB DIT DB L'ESPÉRANCE PUBLIQUE · texte numérisé non relu

LB DIT DB L'ESPÉRANCE PUBLIQUE

Le lys, qui trois fois fleuronne , Triple espérance nous donne

ft) D. GovwnoY,* Cérémonial françois, t. I, p. 39t. couplet fat récité par trois fillettes qui se tenaient sous un arc de triomphe.

Qu'un tiers Henry valeureux, Mettant trois vertus ensemble, Foy, tardtase at jnstto, Nous rendra trois fois heureux (4).

(i ) Ces deux derniers couplets tttastreient 1m statues da Ja Foi et de l'Espérance.

L£ WOEL D^S REIT*ES, (158M600.)

— Il est un petit tyjoyge, .

Qui jamais Jirpaftge ; Dit ,i moi Ji^utri jour :

— Camarade .AJiimuad, Prends toi* just^-a^orps

Et ton TfcaWUiwnt, Fïens foir su poup^nnç.

Quoique tout p'tiï, li estgrand. .

Li l'être dans l'étable ; Li l'être misérable ; Li n'ttvoiFfôitttde coffre; Li n'avoir rien qui fiauffe ; Li l'être paufriraent Bien misàrablaœant.

J'ai dit à Monsieu l'ange :

— Montrés moi sti grange, Pour y voir sti pouponne Qu'il est si paufriment.

Pour moi, n'i falloit faire Un grand trinquement.

Moi saffre bien faire Un beau p'tit compliment :

Moi parlerai à le père ; Moi parlerai à le mère ; Moi saffre bien dire :

— Moi reste avec le sire,

Le majesté du roi ; Moi le dis franchement.

— Bon jour, roi di gloire.

C'est moi, qui ti jSens foir.

Comment li portes fous Depuis l'autri demain ?

Pourquoi vous lefir vous De si grante matin ?

Li l'être dangireux .

D'y prendre li sirin.

Ni pleures point, j' t'en prie î Mon demoiseir Marie, Baille-moi lis langes Que je les fiauffe au p'tit l'ange.

Li l'être une bonne garçonne :

Car moi le saffre bien (1).

(1) NoSU anciens et nouveaux. — Châlons-sur- Marne, Idercier. — Le XVT siècle vit introduire dans les armées -françaises les Suisses et les reitres. — Ce noél, dont la tradition se maintenait en Champagne, n'est qu'une mauvaise plaisanterie contre les soldats étsaagels*

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