LA L/GUE A SENS
Jean Sandreux 0), Malheureux, Retirée i/ arrière !
Tu as les pieds poudreux.
Oui veult ouyr chansonnette Du maudit Biernois, Qui, pensant faire emplette, À vestu son harnois,
Pensant par finesse
Abolir la messe ? — Jean, etc.
Tu fais le catholique ; Mais c'est pour nous piper, Et, comme un hypocrite, Tache à nous attraper,
Puis, soubz bonne mine,
Nous mettre en ruyne. — Jean, etc.
Les villes que tu as prise Tesmoigneront toujours Gomme, en telle entreprise, As joué un vilain tour,
(1) Collection de M. Th.-G. Tabb*. — Cet couplets, avec quelques variantes, ne sont qu'un extrait d'une chanson plus longue, publiée par M. L. de Liiicy, Ch. hist., t. II, p. 483.
Leur faisant promesse
D'aller à la mes3e. — Jean, etc.
Dreux la gentille ville Pensois bien attraper, Pour la rendre servile Et ta pr esche y planter :
Mais, pour fin de compte, L's^s quitté à grand honte. — Jean, etc. (I).
.S^ngj ville, catholique, Te montre sans ôiéir!,
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Il ne faut obéir
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Ne moins recongnoistre
.Tel que tu veux estre» — Jew, t «to> ' ;
"Vive la- sainte Ligue! ' i •*
1 ; Vivent tous les ligueurs, ; *
..LEghsecathohque . .„, ., ,,, , , u: ^ '.' - El tous les bons seigneurs. :, % „;\ .*. .,.,,*;< ,
^ ^Qui, sins nul éïiVyé, : v ' - ♦ i; -
;.,X employant leur viç! — Jean, etc.
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(1) Gft complet donne lèsent du refrain* avaatla baJatUe dlvryi rUenHoIVi6teayad'eaie¥er..la. vUlç de Dreux.. Le» ligueurs le repoussèrent. Il ne fat pas plus heureux à Sens : après avoir assiégé cette ville pendant vingt-trois jours, i 1 leva son camp et marcha vers Paris. — Sens eut, pendant •es temps malheureux, pour archevêque le cardinal Louis de Lorraine, et, après lui, le cardinal de Pellevé. Sous cette influence, les Senonais entrèrent dans la Ligue et furent des derniers à se soumettre. Ils ne reconnurent le maudit Bitrnois que le 20 Avril 1594.