‹ Romancero de ChampagneChapitre 59 sur 131 · AUX LIGUEURS DE PARIS ET DE REIMS · texte numérisé non relu

AUX LIGUEURS DE PARIS ET DE REIMS

Si vous estiez François, vous mourriez mille

[ fois Plustost que fléchir une à l'hespagnole audace ! Vous suivriez pas à pas la généreuse race De vos pères domteurs de ces Arragonois. \

Si. vous ne trahissiez et vous mesme et vos

[loi?, Leurs plus fiers rodomonts redoutéroient la

[face Du moindre d'entre vous, et vous quitt'r oient

[la place, N'emportant que l'effroy à leur peuplé et leurs

[rois.

Qui ne sait qu'ils ne sont que le radias ira-

[monde Des Maures, Turcs et Juifs, et le chancre du

[monde, Couars, ciruels, bouchers, carnaciers des In-

[dois|?

' '; 'Alitez > bastards françois, escervelez d'esprit, Vous psclaver à ceux qui n'àuroient le crédit D'estr e vos estafiers, si vous estiez François (1) !

(i) Sonnets contre ta Ligue. — Février 1594. —Les ligueurs, après la bataille d'fvry, avaient furtivement introduit dans le château-fort des archevêques de Reims une garnison de 2,000 Espagnols qui contenaient les royalistes et prolongeaient le triomphe des factieux. — Il fallut acheter leur sortie.

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