‹ Romancero de ChampagneChapitre 60 sur 131 · A REIMS · texte numérisé non relu

A REIMS

Que nul ne se fie en compagnon de guerre»

Tant soit-ii son ami, soifc-il et preux et fort, I*ui6([u*on a vu Saint toi tuè devant Saint Pierre Sans de lui recevoir ni aide ni confort.

Saint Pol,vque la Ligue ferrôit.

Pour ce que trop il la ferroit, Est mort la poitrine ferrée.

Le cas de la Ligue va mal ; Elle perd un grand maréchal, Et si est toute déferrée (1).

(ij Saint-Paul, officier de Jertane, nommé par I* ligue maréchal de France, gouverneur de Reims et d'une partie de la province, eut l'idée de se faire une seigneurie indépendante : il bâtit même, dans ce but, à Mézières une cita* dette. — tous tard, il devina le triomphe de la légitimité, et né bougea pîosjjru'à traiter avec Henri IV de la reddition de la tittede Reimi.— Le jeune ducdé Guise, aoftfii déchu de ses prétentions, et qui, faute de mieux, voulait aussi vendre, à son profit, Reims au Béarnais» essaya de se débarrasser aV Saint-Paul ; mais celui-ci sut éviter les pièges çu'on lui tendait. Alors te due de Guise manifesta ridée d'aller à Soissons. Saint-Paul, enchanté de son départ se rend à l'abbaye de Saint-Pierre, où logeait le prince, pour l'engager à déjeuner. L'invitation est acceptée ; mais, en chemin, sur un motif futile, le duc de Guise plonge son épée dans le cœur du maréchal, qui tombe roide mort. — De là ces deux couplets.

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