LE QUATRAIN DE LA GUERRE DE SEDAN
Lorsque Siron g our mandera la France y Du vent du sud l'impétueux effort Battra la Tour, pour l'ôter de la danse :
Garde le heurt ! le diable n'est pas mort (1),
(1) Cette prophétie, attribuée à Nostradamus, fut populaire en Champagne, en 1606. —Voici dans qieUes circonstances : -*- Henri de la Tour- d'Auvergne, prince de Sedan, duc de Bouillon, du chef de sa première femme. ChprJotte de. la Mark» avait épousé en deuxièmes noces Elisabeth de Nassau. —Henri fY l'avait fait duc et maréchal de France*, lie duc de Bouillon, enorgueilli de tant d'honneurs, se posa eomnWle chef du parti calviniste et voulut devenir prince indépendant : il prit part à la conspiration de Bijou. — HeorUV fit, pour le ramener à lai. des démarches affectueuses, mais inutiles. Le duc de Bouillon prit la fuite et se réfugia d'abord en Suisse, puis à Ileidelberg, où, pendant plusieurs années, il ne cessa de conspirer avec les protestants de Champagne. Enfin, en tttto, Sully marcha contre Sedan avec 85,000 hommes. Henri de la Tour» mieux conseillé, remit sa ville poux quatre ans entre les mains du roi. — Henri JY tint alors ttouver l'ami de sa jeunesse, le rencontra dans Don ehery» loi pardonna ; puis tous deux firent à Sedan Une entrée solennelle, aux acclamations de tons les gens hon- •éteA*,r- A l'occasion de cette expédition, fui remis en tonrière le quatrain rô-dessus. t-» Siron est l'anagramme de JfiMtW. — La Jour est le due de Bouillon,. — Enfin, son attié est le diable : parmi les prétentions généalogiques de la, maiatn de la Tour«d'ÀuvergBe> figurait celle de compter le diable parmi ses ancêtres. Cela faisait MM. de Bouillon eejasias des ducs de Normandie. — V. plus loi», apnée 1640»
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