SONNET A M. LE DUC DE GUISE
J'ai douté quelque temps si les enfans gaulois Avoient entré de force es maisons Roraulides : Mais je quitte ce doute aussitost que je vois Que tu entres sans force en celles des Phocides.
Romains, remerciez que les divines loix Empeschent de courir les nepveux Hectorides.
S'ils estoient autrement, ils feroient que leurs
[rois Commanderoient bientost à vos terres arides.
Quand Camille y seroit pour rompre leurs
[ desseins, Malgré tous vos oisons, leurs vainqueresses
[ mains Se feroient ouverture en vostre forte place ;
Voire quand les seuls bras de ce prince as-
[ saudroient Vostre fort C api tôle, tous soudain s'enfuiroient, Comme on fait, en Provence, au regard de sa
[ face (1).
(1) Collection de M. Saubmiet.— Reims, veuve J. de fcoigny, 1610.— Ces vers sont de C. Pinlat, membre de l'Académie, c'est-à-dire de l'Université de Reims —La chute du vieux château des archevêques, détruit à la fin de la Ligue» avait remis en honneur Tare de triomphe de Reims et ré-