‹ Romancero de ChampagneChapitre 75 sur 131 · DES HABITANTS DE SAINTE-MHNBHOULD · texte numérisé non relu

DES HABITANTS DE SAINTE-MHNBHOULD

C'est à Dieu maintenant qu'il faut rendre les

[ grâces , Tesmoignant par nos vœux nostre sincérité :

Il le faut, je le vois ; car, pour l'impiété, L'on reçoit plus souvent les desdains et dis-

[grâces.

Nous allions tresbuchant, accablez de misère, Dans un lac ténébreux, plain d'horreur' et d'ef-

[froy; Nous estions poursuivis, soubs ombre de la foy, De dangers, de fureurs, de rage et discorde ;

veillé les vieilles traditions rémo-romaines.— Brennus prit Rome à la tête des Gallo-Sénonais, c'est-à-dire à la tète de guerriers champenois : de là la rancune de Pintat contre les oies de la Ville éternelle. Les Champenois ont de la mémoire. -—De plus, ce sonnet est un dernier hommage des Rémois à la maison de Guise.— Le duc de Guise, dont il s'agit ici, est Charles de Lorraine, fils du Balafré, un des prétendants à la couronne : il devait épouser l'infante d'Espagne, mais son oncle, le duc de Mayenne, fit échouer ce plan. Le duc de Guise ne songea plus dès lors qu'à traiter : c'est lui qui livra Reims à Henri IV.— Depuis 1594, il revint souvent dans nos murs, où les vieux ligueurs lui faisaient chaud accueil. Il finit par faire ombrage à la cour, qui l'écarla des affaires.— Il mourut en Italie, en 164©.

Mais, grâce au grand Jupin, qui ayme ce bas

[ monde , Nous sommes garantis de ces rudes efforts :

Car, au lieu de nous voir palissans,demy morts, Ores nous jouissons d'une grâce féconde*

Et la fière Àtropôs, qui sautiloit joieuse De nous voir près de luy tendre les bras, En crève de dépit ; mais ce sont nos Estats Qui noi^s donnent les fruicts d'une vie amou-

[reuse(4).

(1) Pari*, 3. Bruine*, t6t4.— Bibl. de EUims.-ColUtt, de M. Doyen.— C$8 vers sont à la sait? (L'une brochure de douze pages dédiée à la reine et signée D. P. D.— Le 15 Mal 1614, le prince de Condé et les princes signèrent à Sainte-Menehould un traité avec les ministres de la régence, unUemefeduqud, pourinetfoe fin **x dâiartlres qui n'avaient pas tardé à suivre la mort d'Henri IV, on devait convoquer les Etats généraux : ils furent convoqués d'abord à $ehs> puis à Paris. Les séances s'ouvrirent au mois d'Octobre 1*1 4..

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