A MAZARIN
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Quand vous auriez comme le prince (1), Devant qui tout t'empire a fuy , Et que vous eussiez, comme lui, Conquis des villes et des provinces, Si vous n'êtes Italien, Adieu l'espoir de la fortune !
Si vous n'êtes Italien»
Vous n'attraperez jamais rien.
Eussiez vous forcé cent murailles Et, comme lui, par vos exploits Accru l'empire des François Et gagné trois grandes batailles, — Si vous, etc.
Fussiez vous noble de cent races, Fils de comte et de mareschal, Jamais au Palais Cardinal
L'on ne vous fera foire place, — Si vous, etc.
Bien qu'à l'assaut de trente villes L'on auroit connu votre nom Et qu'on sçauroit que le canon Vous auroit fait jambes de quille, — Si vous, etc.
(1) Louis de Bourbon, prince de Gondô, vainqueur à Rocroy. '
Criez que c'est une injustice De mépriser des gens de cœur. L'on connoît bien votre valeur ; Mais on rit de votre service. — Si vous, etc.
Vous dites : — Jer suis gentilhomme, Je suis percé de mille coups.
— Mon bon ami, retirez-vous, Car vous ne venez pas de Rome. — Si vous,etc (1).
(t) Des officiera du régiment de Champagne, n'ayant pu obtenir audience de Mazarin, imaginèrent de se faire annoncer en ajoutant un i à leurs noms ; cette ruse leur réussit. De là cette chanson »