LE CHANT DU DÉPART
DBS MLICIBNS ARDENNAIS.
— Ma petite Louison,
Il faut nous quitter, ma chère ; Par ordre <T la nation Il faut aller à la guerre.
Or, adieu donc!
Tu peux bien chercher à plaire
À d'autres garçons.
Il faut aller à la guerre, etc.
— Que me dis-tu, cher amant ?
Âpres m'avoir fait entendre
Que ton beau régiment Resterait à Lille en Flandre,
Sans en sortir t À présent, il faut se rendre Près de l'ennemi. —Il faut, etc.
— Les ordres sont arrivés :
11 faut entrer en campagne, Pour joindre la grande armée, Pour se battre en Allemagne.
Oh t quel honneur !
Console-toi, ma mignonne.
Renferme tes pleurs. — Il faut, etc.
— Cher amant, t' voyant partir,
Je tf puis retenir mes larmes :
Je m'en irai pour mourir
^ la faveur de tes aroes.
Ôh 1 quel malheur !
Il fouê4ire *&eu fUKchanmfi Des amants trompeurs. — 11 faut, «te.
— Console-toi, Louison; A présent on fait la guerre ;
Si je fais un coup là-bas, Si je gagne quelque richesse,
mes amours !
Tirai revoir ma îh«f tresse
Au déclin du jèùr. — Il : faut, etc.
— * Que me dis-tu, <sher aflianf?
A présent qu'en ftit la guerre, Si tu fais un coup là bas, '"' ' li - Si tu gagnes quelque richesse,
Pauvres amours !
Tu laisseras là ta 1 maîtrçsse
Pleurer nuit et jour. — 11 faut,' etc.
— Grand prince et grand roi Louis, Je vous prie qu'aérés la guerre,
le revoie mon ami Dedans son lieu ordinaire,
Où il pourroit R'prendre ses amours prçntffcrefc :' Rénroye*-le*ntt>i. — > M fefat, etc (1).
(i) Àrdennes. — CotttdioMdflMM. Cou* et Nozot. — Cette chanson est menç* î4p^9 p*e J*s flwstrits des Ardennes. (.e dernier couplet 4 ui donne, upe 40fe certaine.