‹ Romancero de ChampagneChapitre 95 sur 131 · LE CHANT DU DÉPART · texte numérisé non relu

LE CHANT DU DÉPART

DBS MLICIBNS ARDENNAIS.

— Ma petite Louison,

Il faut nous quitter, ma chère ; Par ordre <T la nation Il faut aller à la guerre.

Or, adieu donc!

Tu peux bien chercher à plaire

À d'autres garçons.

Il faut aller à la guerre, etc.

— Que me dis-tu, cher amant ?

Âpres m'avoir fait entendre

Que ton beau régiment Resterait à Lille en Flandre,

Sans en sortir t À présent, il faut se rendre Près de l'ennemi. —Il faut, etc.

— Les ordres sont arrivés :

11 faut entrer en campagne, Pour joindre la grande armée, Pour se battre en Allemagne.

Oh t quel honneur !

Console-toi, ma mignonne.

Renferme tes pleurs. — Il faut, etc.

— Cher amant, t' voyant partir,

Je tf puis retenir mes larmes :

Je m'en irai pour mourir

^ la faveur de tes aroes.

Ôh 1 quel malheur !

Il fouê4ire *&eu fUKchanmfi Des amants trompeurs. — 11 faut, «te.

— Console-toi, Louison; A présent on fait la guerre ;

Si je fais un coup là-bas, Si je gagne quelque richesse,

mes amours !

Tirai revoir ma îh«f tresse

Au déclin du jèùr. — Il : faut, etc.

— * Que me dis-tu, <sher aflianf?

A présent qu'en ftit la guerre, Si tu fais un coup là bas, '"' ' li - Si tu gagnes quelque richesse,

Pauvres amours !

Tu laisseras là ta 1 maîtrçsse

Pleurer nuit et jour. — 11 faut,' etc.

— Grand prince et grand roi Louis, Je vous prie qu'aérés la guerre,

le revoie mon ami Dedans son lieu ordinaire,

Où il pourroit R'prendre ses amours prçntffcrefc :' Rénroye*-le*ntt>i. — > M fefat, etc (1).

(i) Àrdennes. — CotttdioMdflMM. Cou* et Nozot. — Cette chanson est menç* î4p^9 p*e J*s flwstrits des Ardennes. (.e dernier couplet 4 ui donne, upe 40fe certaine.

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