ET DE COLBERT
Le petit éeureuil est pour longtemps en cage ; Le lézard, plus adroit, fait mieux son per-
[ sonnage ; Mais le plus fin des trois est un vilain serpent, Qui, s'abaissant, s'élève, et s'avance en rampant.
Voyez quelle est notre misère, Que le palais de nos Césars Devienne aujourd'hui le répaire Des couleuvres et des lézarda (1).
(I) Il est curieux de voir le» blasons des Croie hommes qui tinrent, à cette époque, les destinées de la France entre leurs mains, empruntés au nobiliaire de Champagne. —On connaît l'écureuil de Fouquet, vicomte de Vaux-en-Brie, avec son irritante devise : Quo non ascendant ?~MM, Le Tellier, seigneurs de Louvois-lès Reims, avaient pour armes desléiards* — dolbeA, dédaignant l'origine de ses ancêtres (eoffeérttif; affranchi), et voulant faire oublier la boutique de son pè*e, avait cru bien faire de prendre des armes parlantes t i! mit sur son écu une couleuvre {cohtber); S'il y eût mis trois na vettes, il se fui évité un ridicule, il eût fermé la bouche à l'envie, cette méchante vipère, toujours enchahtéede trouver à mordre.— Heureux le» grands hommes qui n'ont d'autre faiblesse qu'un peu de vanité !