MARIE
Ce n'est pas ma bergère Que Ton mit au cercueil.
A la saison nouvelle Elle doit revenir :
Elle était trop fidèle Pour mourir.
Vous l'entendrez peut-être Repasser dans les champs f En la voyant paraître Dites-lui que j'attends.
A la saison nouvelle Elle doit revenir : Elle était trop fidèle Pour mourir..
i^B irftâ.i«as<
Lorsque tu trahis ta patrie , Tu renonças à mon amour j Je voulais te donner ma vie , Pour toi je n'ai plus un seul jour.
En toi je ne puis reconnaître Mon ami y mon maître ; et ton nom , Chevalier déloyal et traître , Est Ogier le félon.
N En vain d'une gloire e'trangère A mes yeux tu veux le parer ;
334 LE TRAtTRE.
Il n'est pour moi qu'une bannière Sotis laquelle on peut s'honorer.
En vaiB on vanle ton courage.
Il n'est qu'un Ibrlait à mes yeux, Et tes exploits sont un outrage Au nom de tes aïeux.
Ne m'accuse pas de parjure , Je t'aimais fidèle à ton roi ; Mais ton amour e^t une injure Depuis qite tu tralits ta foi.
Et qu'attendre de ta coitstancr, Toi qui n'en eus pas pour l'honneur î Je t'aimerai.s sans espérance ; Le traître a-t-il un cœur?
Ml i#i^Miir<
A la cabane solitaire Un pauvre soklat revenait ; La nuit déjà couvrait la terre, La bise d'ai^tcHiine soufflait.
Auprès de Thuis de lu ebaumière , Au son éloigné du beffroi, Il répétait : «Oiwrex, ma mère, «. Ouvrez^ ouvrez, c'est moi.
« Ouvrez , ouvre/ î »> La solitude A ses cris seule répondait.