‹ Romances, ballades et légendesChapitre 45 sur 53 · MARIE · texte numérisé non relu

MARIE

Ce n'est pas ma bergère Que Ton mit au cercueil.

A la saison nouvelle Elle doit revenir :

Elle était trop fidèle Pour mourir.

Vous l'entendrez peut-être Repasser dans les champs f En la voyant paraître Dites-lui que j'attends.

A la saison nouvelle Elle doit revenir : Elle était trop fidèle Pour mourir..

i^B irftâ.i«as<

Lorsque tu trahis ta patrie , Tu renonças à mon amour j Je voulais te donner ma vie , Pour toi je n'ai plus un seul jour.

En toi je ne puis reconnaître Mon ami y mon maître ; et ton nom , Chevalier déloyal et traître , Est Ogier le félon.

N En vain d'une gloire e'trangère A mes yeux tu veux le parer ;

334 LE TRAtTRE.

Il n'est pour moi qu'une bannière Sotis laquelle on peut s'honorer.

En vaiB on vanle ton courage.

Il n'est qu'un Ibrlait à mes yeux, Et tes exploits sont un outrage Au nom de tes aïeux.

Ne m'accuse pas de parjure , Je t'aimais fidèle à ton roi ; Mais ton amour e^t une injure Depuis qite tu tralits ta foi.

Et qu'attendre de ta coitstancr, Toi qui n'en eus pas pour l'honneur î Je t'aimerai.s sans espérance ; Le traître a-t-il un cœur?

Ml i#i^Miir<

A la cabane solitaire Un pauvre soklat revenait ; La nuit déjà couvrait la terre, La bise d'ai^tcHiine soufflait.

Auprès de Thuis de lu ebaumière , Au son éloigné du beffroi, Il répétait : «Oiwrex, ma mère, «. Ouvrez^ ouvrez, c'est moi.

« Ouvrez , ouvre/ î »> La solitude A ses cris seule répondait.

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