UNE MÈRE A SON FILS
AIR : De la Bonne Vieille.
Je n’ai qu’un fils ; objet de ma tencrosse,
Jusqu'à seize ans il resta sous mes yeux ;
I! est parti ; solitaire il me laisse,
Et, loin de moi, va chercher d’autres cieux.
Mon cœur de mère, en y pensant se brise,
Et, jour et nuit, il s’attache à tes pas,
Mon cher enfant, que le ciel te conduise! bte Reviens bientôt, ah ! reviens dans mes bras !
Naguère ALFRED, tu quittas ta patrie,
Où tu vivais de doux soins entouré,
Et tes adieux à ta mère chérie
Profondément dans mon âme ont vibré.
Ne craïins-tu pas les glaces et la bise ?
Tu veux du Nord affronter les frimas,
Mon cher enfant, que le ciel te conduise ! bi Reviens bientôt, ah ! reviens dans mes bras ! L
Fuis les écueils de ces lointains rivages,
Où tu n’as pius mon maternel appui !
Puisse en ton cœur, abrité des orages,
Régner la paix qui loin du mien a fui !
Puisse ta nef, au souffle de la brise,
Trouver partout d’hospitaliers climats !
Mon cher enfant, que le ciel te conduise ! bi Reviens bientôt, ah ! reviens dans mes bras ! e
Songe souvent à ta mère qui pleure,
Car elle craint de ne plus te revoir ;
Son souvenir doit te suivre à toute heure ; Dans mon ennui c’est mon plus doux espoir.
Que la vertu, l'honneur soit ta devise !
Aux vains plaisirs ne t’abandonne pas,
Mon cher enfant, que le ciel te conduise ! bi Reviens bientôt, ah! reviens dans mes bras! Le Songe surtout à DIEU, céleste père,
Qui sait nos vœux et voit nos actions,
Et vers son trône élève ta prière,
Dans ton bonheur, dans tes afflictions !
Cherche un refuge au sein de notre Eglise,
Contre les maux, les dangers d’ici bas;
Mon cher enfant, que le ciel te conduise ! bi Reviens bientôt ! ah ! reviens dans mes bras ! < eu
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CHANSON