‹ Romanciers d'hier et d'avant-hierChapitre 24 sur 32 · XAVIER AUBRYET ET ALBÉRIC SECOND · texte numérisé non relu

XAVIER AUBRYET ET ALBÉRIC SECOND

Que dis-je? Il y aurait eu, au contraire, un succès certain, et qui n'aurait même pas tenu uniquement à cet accent parisien que je lui reproche. A travers cette odeur de Paris, comme dirait Veuillot, qui s'exhale trop de son livre, est aussi le parfum de son esprit à lui-même, et ce parfum est aussi fort à sa façon que l'odeur de Paris à la sienne. C'est, en effet, un esprit musqué qu'Aubryet, et si ce mot de musqué, qui ne représente plus qu'un ancien parfum démodé, offense sa délicatesse élégante de parisien, disons de lui qu'il a de Yopoponax dans le talent, et il ne se fâchera plus. J'ai quelquefois parlé, en mes critiques des Œuvres et des Hommes ou xixe siècle, de l'auteur des Jugements nouveaux et des Patriciennes de Vamour(l). et ce que j'en ai dit, je le pense toujours. C'est un esprit acéré de toutes les manières, qui porte à la tété comme le syringa, et aux yeux comme des paillettes d'acier ou les facettes du diamant. Quand il est un diamant, car il l'est parfois, il l'est de qualité éblouissante, le plus souvent bizarrement taillé ; et s'il n'est pas diamant, il est toujours de très beau Btrass, plus brillant peut-être; car les beaux diamants ne son i pas ''eux qui brillent le plus. Ils ont des feux adoucis et des lueurs mystérieuses. Or, ce sont ces tueurs el ces feux-là qui manquent à Aubryet, Ce qui distingue particulièrement el toujours davantage son

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