‹ Romanciers d'hier et d'avant-hierChapitre 6 sur 32 · Michel Lévy · texte numérisé non relu

Michel Lévy

publique, el fastueusement ou méchamment s'y étale, je ne vois plus ce qu'on lui doit, si ce n'est peut-être le châtiment de l'y suivre et de la montrer.

D'ailleurs, soyons francs une bonne fois : sait-on où commence le mystère, l'arcane, le sanctuaire de la vie privée, dans la destinée exceptionnelle des artistes et des écrivains qui font publicité de tout et jusque parfois de leurs vices .'...Qui pourrait le dire aujourd'hui ? Qui pourrait exactement indiquer cette limite d'un doigt juste?... Serait-ce madame George Sand, par hasard, elle qui depuis si longtemps a quitté l'ombre chaste de la famille et de la maison pour entrer dans le plein jour de l'opinion publique affrontée et effrontée aussi?... Ou bien serait-ce ce pauvre Alfred de Musset, répondant par son frère (car c'est bien lui qui répond) à un livre affreusement mijoté contre lui pendant vingt-cinq ans, pour empoisonner sa mémoire ? Madame George Sand et Alfred de Musset ! Dcuk célébrités contemporaines de trop de bruit, d'un bruit qui ne fut pas toujours de la gloire, et qui en vont faire encore, l'un du fond de sa tombe, l'autre du fond de sa vieillesse, en nous condamnant à lire ces deux volumes d'A7/<' <•/ Lui et de Lui ei /:'//•. à la lueur cruelle de leur triste célébrité.

C'est elle, en effet, leur célébrité, qui a, malgré les mtions et les abat-jour plus ou moins habiles, éclairé pour tous les lecteurs, les sévères et les charitables, les renseignés et les ignorants, tous les faits et

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tous les personnages de ces deux romans. Déjà, et bien avant que Paul de Musset n'opposât à. Y Elle et Lui de madame Sand la foudroyante réplique de Lui si Elle, ce premier roman d'Elle et Lui a.v lit été compris, interprété, commenté, expliqué, et on en i reconnu, ou du moins on avait cru en reconnaître et les sentiments, et les caractères, et les situations II est vrai que Paul de Musset nous a appi .es et

périls luirépondra-t-onparunautreromanencor< une chose effroyable dont personne de nous i doutait : c'est que le roman de madame Sand, h heureux Alfred le prévoyait... qu'il Pavait porté toute sa vie sur son cœur, comme une arme qu on ne devait décharger contre sa mémoire que quand il ne serait plus là pour tirer à son tour et rendre le coup...

Mais si cela fut, et si l'opinion présente accepte une telle assertion comme tout le reste, ce n'est pas qu'il y ait dans le livre de madame Sand de ces pages, belles d'outrance, qui ajoutent par l'intensité du ressentiment ou l'atrocité de la haine — de cette haine après l'amour qui est peut-être de l'amour encore ! — au poids accablant de la formidable déclaration de Paul de Musset. Non pas! Tout au contraire! Mais c'est que la célébrité, la scandaleuse célébrité du poète des Nuits et de l'auteur de Lélia, qui mêla un jour l'éclat des fautes à l'éclat du talent, fait malheureusement tout croire et tout admettre avant d'avoir rien discuté.

Quant au livre même d' Elle et Lui, — il est vrai que Fauteur a eu le temps de le combiner (dame ! depuis vingt-cinq ans !) et de distiller, si on dit vrai, sa goutte de poison homicide, — nous venons de le lire avec soin, et nous pouvons bien affirmer que sans la célébrité et l'intimité troppublique de madame George Sand et d'Alfred de Musset, qui donnent à tout des Bonifications terribles, et qui auraient dû — en tierlé,en délicatesse et en pitié, puisqu'elles'en targue, de pitié ! — l'empêcher d'écrire ce livre d'Allé et Lui dont elle croit orner son déclin, il n'y aurait ici qu'un roman, triste en soi, ni meilleur, ni pire, ni plus qouvi mu en talent et en morale, que les autres productions de l'auteur d' Indiana, de Jacques et de Leone 1 (■•)!

1. Et, daus cette hypothèse, le nom de madame Sand et l'examen de son œuvre ne seraient pas ici. Car, ici, il ne s'agit que de Kouaxcikrs, et madame Sand, malgré la langue française qui ne prend pas toujours les ordres de l'intelligence pour faire ses mots, n'est qu'une Romancière, c'est-à-dire, en fin de compte : un Oas-bleu. C'est dans les Bas-Bleus qu'elle a sa place. Les critiques qui veulent aller passer huit jours à Nuhant peuvent la traiter de télé d'homme, de penseur, de ijétiic i/ui n'a ]ias de sexe, etc.; mais, pour ceux-là qui sawnt te leur chambre, comme le voulait Pascal, madame Saud n'eet qu'une femme littéraire, ayant plus ou mu. talent ou de prétention littéraire. C'est ce que la Critique de la postéiité aura à mcttiror On verra.

C'est un livre d'une abominable tristesse, dans le genre d'Adolphe, mais en comparaison duquel Adolphe, que Planche, ce hibou de sagesse, trouvait déjà si triste, a les rafraîchissements et les joyeuses écumes d'un lait pur. C'est de plus l'histoire des lions qui croient savoir peindre... Madame Sand, comme toutes les femmes devenues des bas-bleus, et qui luttent d'orgueil contre l'homme, crée des hommes misérables dans tous ses romans, pour donner à peu de frais la supériorité à la femme. Cela se comprend, du reste ! Il y a toujours de la supériorité forcée dans les livres que nous écrivons ; car avec quoi écririons-nous nos livres, si ce n'était avec les expériences de notre vie et les sentiments de nos cœurs ?

D'ailleurs, peut-être est-ce la punition des femmes qui déplacent leurs fonctions et se font écritoires, que de n'être aimées que par des hommes petits, qui les trouvent grandes et les adorent. Là est la pente de toutes, et madame de Staël, de toutes les femmes de lettres la meilleure, elle-même y glissa. Quoique très supérieurs aux hommes de madame Sand, ses Oswald, ses Léonce, peuvent cependant aller rejoindre les Leone Leoni et les Laurent de cette dernière. Laurent, c'est le pauvre héros d'Elle et Lui. C'est un ra-

bàchage de Leone Leoni avec une variante. C'est enfin un Leone Leoni avec l'escroquerie en moins, mais avec la poésie en plus.

En effet, Laurent est un poète, comme Sténio, qui, disait-on, était déjà un portrait; débauché comme Sténio, amoureux comme Sténio, bien plus de l'émotion de l'amour que de la femme aimée , recherchant cette émotion moins pour l'éprouver que pour la peindre, contradictoire comme un enfant et comme tant de génies, lorsque la religion, qui fait seule l'harmonie et l'ordre dans ces têtes sublimes et troublées, n'y verse pas la paix féconde et la lumière ! Laurent, comme l'éclair d'orage qui frissonne à l'horizon entre deux mondes, habite tour à tour le monde de l'inspiration et celui de la démence ; mais c'est celui de la démence qu'il habite le plus.

Eh bien, en face de ce type brillant et cependant commun dans sa rareté humaine un poète débauché), madame Sand édifie une femme forte, contenue, résolue, raisonnable, dans laquelle on ne reconnaît guères le gamin des Lettres d'un voyageur, qui se nommait voyou si joliment lui-même autrefois ! Cette Thérèse à1 Elle ' Lui, qui, par le nom, nous rappelle la femme de Rousseau, et, par la vertu, madame de Warens, que Rousseau a si abjectement déshonorée, fait de sangfroid les plus grandes folies de cœur, et, par pitié, devient la maîtresse de Laurent : « J'ai été coupable en- - v.rs toi, — lui dit-elle, — et n'ayant pas eu la pru-

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« dence égoïste de te fuir, il vaut mieux ;ue je sois « coupable envers moi-même. » Et en voilà du rai.-onnement ! Comme vous le voyez, c'est toujours Rousseau, dont madame Sand est une des filles... trou C'est toujours la morale de tous ses livres, à elle, et de ceux de son père, qui dit « toi et moi » comme s'il n'y avait dans le monde que des amants et des maître-- s, et que l'amour supprimât du même coup la société et Dieu! C'est toujours, enfin, cet amour maternel — sans sacrement, bien entendu ! — qui ressemble monstrueusement à lincesle, puisque celle qui l'éprouve ne l'éprouve que pour devenir la maîtresse de celui qu'elle ase appeler son enfant !

Tout cela, vous le reconnaissez. Tout cela est horrible et inlect, d'un travail pourrissant sur les esprits et sur les âmes, et c'est contre cela que la Critique a le droit d'élever la voix, encore plus que contre les détails plus ou moins inventés d'une liaison qui, comme toutes les liaisons coupables, aboutit, sans nul doute, pour l"un des deux amants, à des crimes de cœur. Dans le roman de madame Sand, le < . rimimd de cœur, l'infâme et le fou, c'est l'amant. Mais da: lui de Paul de Musset, la débauchée, la folle... non! mais la méchante, c'est la maîtresse ! Ah' la nature est plus indépendante et plus sauvage, et, dans les passions qui ressemblent à celle dont Elle «L Lui et Luiii Elit: nous raconlenllhistoire, les torts appellent les torts, les abîmes invoquent les abîmes, et, puis-

qu'on a voulu le partage, on partage tout, jusqu'au» forfaits, s'il y en a!

Non '■ pour notre compte, nous n'admettons pas quece soit vrai dans la vie et dans le roman, qui doit être la peintur - '-e de la vie, tant de sagesse et de

perfection d'un côté, de l'autre tant de folie et tant de vice! Et lorsque je dis perfection, je parle au point de vue du romancier lui-même; car, pour nous, madame de Warens est jugée, et toutes lesfemmes comme i lie qui, !■ ur une raison ou pour une autre, car elles ne pivotent pas toutes sur la cheville de la pitié, se livrent, dans les bras de leurs amants, aux petites sinss maternelles. En ceci, la morale de madame rge Sand l'a profondément trompée, et de cettemorale elle n'a même pas eu la logique. Deux lignes plus bas que celles dans lesquelles Thèse donne, el qu'il ne faut pas se lasser de citer :

' n'ayant /vi< ru ht pru-

<■• te fuir, il v mi mieux '/"<■ je soit cou- , » oui! seulement deux lignes plu-, bas, ce pauvre cerveau chancelant, que les critiques galantine de ce temps appellent one tête forte, écrit, de - plume titubante de femme littéraire : est' h • "I contre soi, »

et elle ne s'aperçoit pas qu'elle est en pleine contradiction avec elle-même! Elle oublie que son héroïque Thérèse devrait, pour l'honneur de son honneur, un peu plus combattre contre les tentations de sa pitié ; que si Laurent est un fou, c'est au moins un fou incendié par la tète et qui a des éclairs lucides, tandis qu'elle, c'est bien pis qu'une folle, c'est un esprit faux et un cœur débile, toujours prêt à faire, sans aucun enthousiasme, l'exercice de la compassion en douze temps!

On comprend qu'il n'y a pas d'analyse à faire de cet exercice, horriblement monotone et prolongé dans ce livre. Thérèse est également infatigable dans ses dégoûts et dans sa pitié. Placée par l'auteur entre deux hommes, le forcené, qui l'aime et l'insulte et avec lequel (il faut bien le dire!) elle a vécu, et un sage, mais un sage de l'école stoïque qui lui propose de l'épouser pour la délivrer du joug honteux dont elle est bi elle refuse le sage, agréé d'abord, parce qu'il lui passe sur le front, à cet honnête homme, le nuage, bientôt chassé, d'une jalousie silencieuse, et elle retombe sous l'empire dégradant du forcené qui est bien pis que jaloux, lui, car il est infidèle...

Dans la conception de son sage infortuné à'Elle cl Lui, madame Sand, comme dans sa conception de Laurent, se pille elle-même. L'américain Palmer rappelle beaucoup le Ralph d'Indiana. C'est un de ces grands cœurs philosophiques et chimériques qui ra-

massent par les chemins du désordre les femmes tombées, mais qui voudraient bien les garder pour eux. Pour notre part, nous ne connaissons que les prêtres catholiques qui puissent ramasser, avec leurs sainte.-; mains désintéressées, les femmes qui tombent; mais des philosophes ne le peuvent pas. Ce Palmer, sans qui, du reste, le roman ne finirait point, apporte, pour le terminer, un enfant enlevé à Thérèse et qu'elle avait eu d'un indigne mari avant que l'indigne amant lui eût succédé. C'est ainsi que l'enfant vrai peutarracher du cœur de Thérèse, de ce cœur enragé ou plutôt dépravé par des besoins de maternité insatiables, l'amour faux de ce faux enfant d'amant, qu'elle s'obstine, jusqu'au dernier moment du livre, à traiter avec la lâcheté sublime que les mères ont parfois pour leurs fils!

Voilà le roman à* Elle ei Lui, dans lequel on a voulu voir tant de choses piquantes, tant d'allusions, de confidences... au public, de dépositions contre un mort, tout un infini de sentiments ou de ressentiments qui ii\ sont peut-être pas. Ce qui peut en faire douter, le livre môme. Il n'a pas l1 énergie qu'il faudrait. Daute s'y prenait mieux. Quand il mettait ses ennemis

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en enfer, il les y plongeait bravement, et ne les appelait pas : Eux! Il ne connaissait pas les précautions, les demi-mots, les demi-jours, les demi-vengeances, les petits tripotages d'impartialité pour ne pas paraître trop atroce. Il avait franchement tort, il était franchement passionné : mais c'était un homme Liesse, c'était un homme !

L'auteur & Elle et Lui n'est qu'une femme, et elle n'a rien de plus dantesque que Caroline LamL (maintenant oubliée) quand elle puLlia son petit roman contre Lord Byron. Selon nous, celui de madame Sand ne méritait pas l'anxiété qui a, dit-on, rongé la vie de ce rêveur d'Alfred de Musset, et le livre, qui n'est pas un rêve, à ce qu'il paraît, de son frère. Quelle que soit l'intention, que Dieu seul peut juger (et qu'il jugera, madame!); quelle que soit l'intention qui anime en secret Elle et Lui, c'est un scandale sans doute que ce livre, un misérable scandale, qui n'est pas fait pour agiter deux jours une saine et honnête littérature ; mais, hors cela, c'est un coup manqué !

Paul de Musset n'a pas cru, lui, qu'il le fût. . . et il a opposé roman à roman, titre à titre. Et ce n'est pas bout. A la fin du sien, qui est très net, très aiguisé, très ajusté à la poitrine et dans lequel il ne dit pas de son Olympe ce que madame Sand dit de son Laurent : « il avait le cœur admirablement bon », Paul de Musset raconte, avec un accent qui n'est pas celui de l'invention romanesque, « qu'en faisant ce récit il n'est que

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« l'exécuteur testamentaire d'une volonté respectée », et l'accent est tel qu'on le croit.

Littérairement (s'il est permis de finir par un mot de littérature en présence de livres pareils), le roman de Paul de Musset est écrit avec le goût un peu sec, mais ferme, d'un homme quia beaucoup lu les romans du xvir' siècle et qui s'est tapissé l'esprit de leurs formes. A part toute personnalité blessée et saignante, c'est assurément le meilleur livre de Paul de Musset. Son frère lui a porté bonheur, — un triste bonheur! car, nous l'avons dit, tout cela est triste que de pareilles publications. L'esprit, qui emporte la pièce par le mordant de l'expression, marque profondément de son caractère ce livre, qu'on trouvera cruel.

Madame Sand, fille en tout de Rousseau, ne reconnaît pas cel esprit-là qu'elle va subir. Elle a le talent facile, abondant, et cette simplicité coulante qui charme le bourgeois chez Rousseau; mais l'esprit, l'esprit qu'avait madame de Staël toujours, madame de Girardin quelquefois, elle ne l'a jamais. Il y a une étude à faire sur le talent, selon nous beaucoup trop vanté, de madame George Sand, à qui tout a réussi insolemment comme à une femme dans ce pays de la galanterie française, et un jour nous la ferons complète. <»n \ verra que, pour manquer d'esprit, on ne rempli! pas toutes les conditions du génie.

Ici, L'auteur d'Fl seule <'u cause, quoi-

qu'elle n'y soit pas différente de la madame Sand que

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nous connaissons. Eh bien, même comme talent, son livre, à cette célèbre femme, est très au-dessous de celui de Paul de Musset !

A qui la faute? Serait-ce au sujet, serait-ce à l'auteur? Dans tous les cas, elle est punie d'avoir touché

— fût-ce d'une main plus désintéressée qu'on ne croit

— à un sujet dont elle eût dû se détourner... avec convenance. La chose est grave ; il faut insister. Si le roman de madame George Sand est une étude, purement et simplement, de nature et de passion humaine, comme les romanciers ont l'habitude de nous en donner, la pudeur, toutes les pudeurs, la compassion, toutes les compassions, la compassion pour Lui, et même pour Elle, le respect du passé, de la mort, de l'irrévocable, la peur enfin de son immortalité d'écrivain, si elle a la faiblesse d'y croire, tout devait l'arrêter, la troubler, lui faire jeter sa plume terrifiée. Mais si ce n'était pas une étude! Si le scandale qui glose a raison (et l'on fait croire qu'il a raison, quand on intitule son livre Elle et Lui, au lieu de Laurent ou

Thérèse!...)

...Eh bien, où allons-nous? Quelle voie ouvrez-vous? Que va devenir la littérature? De quels livres, de quelles escopettes ne sommes-nous pas menacés?... Tout le monde voudra vendre après la mort la peau de quelqu'un, en l'étiquetant de manière à la reconnaître, et sans dire brutalement : « C'est la peau de Monsieur tel ou de Madame telle, avec qui j'ai

été si bien ». Nous marchons déjà sur cette pente. Après ce livre-là, un autre bas-bleu, très inférieur à madame Sand, proposait à un directeur de journal de lui faire une autre Elle avec le même Lui. Ah! nous en aurons des Elle et Lui, des Lui et Elle, des Elle sans Lui et des Lui sans Elle! Et nous n'en finirons jamais, dans cette époque philanthropique et humanitaire, qu'en faisant le livre de : « Tous ensemble », qui serait peut-être le plus vrai et le plus triste de tous !

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