‹ Romania (volume 2)Chapitre 122 sur 282 · Quétif et Echard, SaipL Orà. Prctà., II · texte numérisé non relu

Quétif et Echard, SaipL Orà. Prctà., II

3. Selon Razzano, le miracle du don des langues avait été renouvelé en faveur de Vincent, de telle sorte que des populations dont U langue n'avait aucun rapport avec le valencien comprenaient toutes les paroles du prédicateur. Sans admettre cette assertion dans sa plénitude, on conçoit sans peine c|ue dans le midi de la France, au commencement du XV* siècle, le valencien ait été communément compris. Voici le passage qui est assez corieux pour mériter d'être cité. Je le transcris d'après le texte publié par les BoJlandistes :

\Aaa Samtorum^ Apr. I, 49^. Magna etiam admirationedignum illud est quod donum lineuarum, sicut et vetcribus jpostolis, ci concessum est, Cum cnim per iUas singulas regioncs quas supra memoravimus suas pr^dicationes diffundcret, et sua Valenlina ac materna lingua fuerit semper locutus^ tamen singuli, tam pueri quam ^etate provecti utriusque sexus, ejus sermonem per singula verba

{)ercipiebant, perinde ac si in singulorum patria fuissct natus et eorum idiomate uisset locutus. Multî quoque Grxci, Teutonici, Sardi, Hungari et alii m atiis locis nat), qui non nisi materna tingua loqui sciebant nec aliam inteltigebant, devenientes ad loca in quitus prxdicabat Vincentius, cum aliis ad audiendum concurrerunt, et tandem facto verborum ejus fine, fassi sunt se singula virj Dei verba percepissc, non minus quam si eorum lingua eum loquentem audisscnt. In itia Gailiae rcgione quae nostro temporc Britannîa dicilur sunl quidam populi quos Galli vocant Britones britonizanles, quorum lingua sotis îpsis cognila est; et quamvis plurimi eorum lingua GaUlorum loqui sciant^ multi tamen non nisi sua lingua loquuntur et nuilam aliam mtelligtint: qui tamen virum Dei, suo materno idiomate loquenlern, distincte tntelligebant, ita ut singult quoque pueri et feminae maximum fructum ex salutifcra ejusdoctrina pcrcepennt.

Les mêmes taits sont rapportés en substance dans un autre ouvrage de Razlano — un extrait fait par lui-même du vingtième livre de ses Annales — que J. de Villanucva a publié dans son Viagc iiteram a las tgicsias àe Espaha^ IV, 277ctsuiv.; yoy notamment p. 286.

Razzano n'était peut-être pas un très bon linguiste, à en juger par la façon

-.'. -^ À ine zrpothèse que la dif- ^a> - -ïTTSt rière d'accepter « .

^. . z-T'i-^c riide du ms. est ainsi - ■'. T-iiT-f Vincen en la doutât ,'.'-■ .ï"/, ont es enserida tota ;;. .'-liT. Sur quoi je me suis ..- «r: -u «me sermon n'offrait rien . .^ :...ais, sur le témoignage de

..-c. . - ^ JTcàives de cette ville ne ^..; iTCï»:: Ferrer. Avant de me .«.:u> i*: plus sagement en véri- , . .•T'"--e!TC >JS la mention du passage V 4> .~ «aiple mention, mais une - Vît: « Languedoc et des cir- ■ .••,w-^— SJ prédication, que nous -.^■rroijK. j'e renverrai notamment à - ;x. .MS borné comme d'autres à ,,^- -^rs 'vii.rano, mais a fait usage, et ..:. -.-.xsse. »iu procès de canonisation. -. <. ■• -:^' -i"^^^ '4'^* devant la cathé- . - ^. ..-. .T^ché pendant six heures avec .- •.^.: tf monde fondait en larmes, et >^..— .> ■;• r.rent sur la place de la cathé-

^ . .X \>:."»riens du saint qui s'étendent

. - , V--J-Î '•» semaine sainte de l'année

,>i ;-.-.ssrnr aussi à cet égard desmen-

.^. ji- <tfrtrandi a consacré quelques

• . .Vf * P»"" P*'' ^^^ partem Galliarum ^.••va çcvalionis Vincenlius seminaret ... »

•^ .-c vi»o:rce qu'est devenu un recueil (en

■*** ^.*.; «Vrrer. que Fr. Diago mentionne en

c .'.* K^rrcr : « La avenguacion de los

"^ ^.,.,..^«j, I cjminos que el santo hizo a penas

t -.Nv'.jro:.» para ellas un libro manuscripto

o iJîto prcdico en los reynos deMurcia

"" '*" ;^-,^ el pjtriarcha de Antiochia y arço-

* ^' ;. ..:.■* ••'•' V^lificiano a postal de Europa,

•y ''M. Fr- Francisco Vid.vl y Mico.

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