‹ Romania (volume 2)Chapitre 126 sur 282 · DEUX MANUSCRITS GONZAGUE · texte numérisé non relu

DEUX MANUSCRITS GONZAGUE

A propos de noire publication du catalogue Gonzague et de nos observations sur les manuscrits qu'il mentionne, nous avons reçu deux précieuses communications, l'une de M. Thor Sundby, à Copenhague, Tautre de M, Ad. Mussafia, à Vienne. Voici la première :

« Sur le numéro 14, Liber de regimineavitatis, vous n'avez rien trouvé. Je crois qu'il faut identifier ce numéro avec la deuxième partie du livre m du Tr«or de Brunetto Latino : Det gouvermmenî des cittz^ dont le premier chapitre commence par : Fs premiers livres : le ms. du catalogue donne à Vincipit du numéro 1 4 la forme Eo primers luis^ que vous corrigez en Es premiers Uns. — La fin du livre ne s'accorde pas avec Vcxplicit de rinveniaire, mais cela ne prouve rien, puisque la seconde partie du manuscrit était en latin.

a Vous savez qu'on trouve plusieurs des parties du rr«or isolées dans des manuscrits comme des ouvrages particuliers : ainsi l'EûcadiAnsîotHe, la Rcttorica di Tdtio^ sans compter les Enseignemens de moralité. S'il était possible d'établir que la première partie du ms, Gonzague n'était que la traduction de la seconde, ce serait une preuve de plus que Brunetto n'a fait que traduire, en ïes abrégeant le plus souvent, des textes latins. Il serait très intéressant de retrouver le Liber de regimine civiîalis, qui doit être la source de la deuxième partie du livre lîl du Trésor. »

Voici la seconde :

« Sul n" 1 9 del catalogo deî codici Gonzaga posso farvi osservare che è il codice 25S5 délia PaKitina di Vienna, di cui trattai prima io a pag. 1^ dei miei Beiîrdge zur Geschkhte der romanischm Sprachen [vol, XXX IX dei Sitzungsberichte delf Accademia di Vienna), poi Wolf nel suo Ueber dnige Doctrincn der Minne im Mittelaltcr (nelfe Dcnkmder délia medesima Accademia] . A questo proposito vi dirô anzi che, alcune settimane fa, diedi commissione perché si copiasse il codice. Pare anche a voi, corne pare a me» che non sarebbe inutile publicarlo per intero? E potreste voi ajutarmi a scoprtre /*i îor que vient dite Mizane? »

Assurément ce curieux ouvrage, que nous sommes confus de n'avoir pas reconnu dans le n" 1 9 du catalogue Gonzague, nous paraît mériter d'être publié, surtout si l'éditeur est notre ami Ad. Mussafia, et s'il l'accompagne d'un de ces excellents commentaires qu'il sait faire. Mais quant à Se renseigner sur la tour de Mizane, nous en sommes incapables : quelqu'un de nos lecteurs sera peut-être plus habiîe. Voici le passage où elle figure, tel que l'a publié jadis le savant professeur de Vienne : Cist

livres fu escriz sus ta îor que vient dite Mizane en l'an milloismes dacentoismes otantoismes setoismes en la endicion cjuindoisma puis l^encarnacion doa douz sangnor Jesu Crist. Etfu escriz por Rofin qui a celui tens estait garde de celé tor, a cui Dex doint joie et granz honaventure en cest monde et en l^autre paradis. Amen. Et fu espleuz an un di de sabaho qalorie di de guing. — Ces derniers mots forment Vexpficit du ms. de Vieone, identique, comme on le voiî, à celui du Liber mor(t)dliîLiium dans le catalogue Gonzague (â corriger d'après le manuscrit autrement que tious ne l'avons fait en note). Vincipit du manuscrit porte Enanchet au lieu de En achet que donne le catalogue, et M. Mussafia nous apprend que ce nom, sous la forme Annanchet, se retrouve dans la rubrique du dernier chapitre.

Vin.

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