XXXVIII
En revenant des noces j'étais bien fatiguée, Au bord d'une fontaine je me suis reposée.
Vous m'avez la lanla dérirette,
Vous m'avez délaissée.
La fontaine était claire, mes mains je me suis lavé, A la feuille d'un chêne je me les suis essuyées.
A la plus haute branche le rossignol chantait. Chante, rossignol, chante, toi qui as le cœur gai.
Le mien n'est pas de même, mon amant m'a quitté, Pour un bouton de rose qu'un autre m'a donné.
Je voudrais que la rose fûit encore au rosier, Et que mon ami Pierre fût encore à m'aimer.
(M«« C. Legrand.)