‹ Romania (volume 2)Chapitre 182 sur 282 · I . Cf. Quépat, p · texte numérisé non relu

I . Cf. Quépat, p

LEGRAKD ^^^H

^^M « D'où venez-vous si crotté

« Je sais bien coudre et filer, ^^^^|

^^M Monsieur le curé ? *

Monsieur le curé. * ^^M

^^H « Je viens de la foire et du marché,

« Si tu ne sais que çà, faut t'en aller, ^^^H

^^H Simonne, ma Simonne,

Simonne, ma Simonne, ^^^^|

^^H Je viens de la foire et du marché ,

Si tu ne sais que çl, faot t'en aller, ^^^^|

^^m Ma petite mignonne. •

Ma petite mignonne. 1 ^^^H

^^B < Que m'avez- vous apporté,

< Ah ! si je m'en vais j'Ai mourrai, ^^M

^^H Monsieur le curéP >

Monsieur le curé ! » ^^^H

^^H « Des souliers btancs pour danser^

1 Si tu meurs^ je t'enterrerai, ^^^^|

^^H Simonne, ma Simonne^

Simonne, ma Simonne, ^^^^|

^^H Des souliers blancs pour danser,

Si tu meurs, je t'enterrerai, ^^^H

^^H Ma petite mignonne. »

Ma petite mignonne. 9 ^^^^M

^^H t Voulez-vous me les donner,

1 Le feriez-vous sans pleurer, ^^^H

^^H Monsieur le curé? »

Monsieur le curé ? » ^^^H

^^H V Pour ci il laut travailler,

« Oui; car il faudra chanter, ^^^H

^^H Simonne, ma Simonne,

Simonne, ma Simonne, ^^^^|

^^H Pour çâ il faut travailler;

Utcra me, Domine, ^^^^H

^^H Ma petite mignonne. »

Ma petite mignonne. » ^^^^H

(M'"* C. Legrand.) ^^H

XLIIl ^^1

^H Marguerite est auprès du bois,

«t Oh ! qu'avez-vous à sourier? ^^^^|

^^L Qui pleure et qui soupire ;

Pensez-vous à la malice? ^^^^|

^^H Et son amant qui la va voir :

Oh 1 qu'avez-vous à sourier? ^^^^|

^^1 < Qu'avez-vous, Marguerite P »

Pensez-vous à la malice? > ^^^^|

^^H La déri déri ladéra lalaia,

• C'est de m'avoir passé le bois ^^^H

^^H La déri déri, ladérette.

Sans jamais mot me dire. » ^^^^|

^^^^^ Et son amant qui la va voir

t Rentrez-y, belle, dans ce bois, ^^^H

^^^^^P « Qu'avez-vous, Marguerite? n

Je vous donnerai cent livres. ^^^H

^^^^^ « Je n'oserais passer le bois^

Renirez*y, belle, dans ce bois, ^^^^|

^^1 Je suis encore trop petite. »

Je vous donnerai cent livres. » ^^^^|

^^M ff Nous le passerons vous et moi,

«Quand vous m*cndonneriezdcux cents, ^H

^^H Marguerite, ma mie.

Je n'en ferais pas la folie. ^^^H

^^M Nous le passerons vous et moi,

Il fallait plumer la perdrix, ^^^H

^^^ Marguerite, ma mie. »

Pendant qu'elle était prise. > ^^^H

^^K^ Quand elle fut au milieu du bois,

• Ah ! si jamais je la retrouvais, ^^^H

^^^^ Elle se mit à sourire.

Je la plumerais toute en vie. • ^^^H

(M"< C. Legrand.) ^^H

^^^r I. Cf. Puymaigre, p. 112, 1 14 ;

; Ra. Criti^iUf 1866, 1. 11, p. 3^1 ; Bujeaud, ^H

II était un moine blanc qui confessait trois fillettes ; Quand i'n eut confessé deux, il dit à la plus jeunette :

c Laquelle est-ce de vous deux qui veut veni dans ma chambrette ? > f Je ne, je ne vous connais pas, je ne sais qui vous êtes. »

f Laquelle est-ce de vous deux qui veut veni dans ma chambrette ? » c Ce ne sera ni elle, ni moi ; nous sommes encore trop jeunettes. >

Qaand le moine entendit ça, de dépit fut dire la messe ; Quand il fut à per omnia se souvint de la fillette.

c Per omnia secula^ si je te tenais dans ma chambrette, Je te ferais bien passer ta couleur vermillonnette. >

Et le clerc qui était là dit : c Ce n'est pas de la messe, r

c Que qu'ça t* fait, petit foucadier ? si ça n'y est pas, il faut l'y mettre. •

c Je le dirai au père gardien, vous aurez les olivettes. > < Je voudrais les avoir eues, et que ma volonté fut faite. •

(M™« C. Legrand.)

Quand j'étais chez mon père, garçon à marier, Je n'avais rien à faire qu'une femme à chercher.

Hélas! pourquoi me mariait-on?

J'étais si aise étant garçon.

A présent j'en ai une qui me fait enrager. Je vais à la charrue dans un sac enflùbé ;

Et le soir quand j'arrive : t Qu'as-tu pour mon souper? > « J'ai mangé des poulardes et des pigeons lardés.

Les os sont sous la table, si tu les veux ronger, Et encore, si tu grouces, le bâton va rouler. 1

Je mange du pain d'avoine, du gras de notre cochon ; Ma femme fait la dame, et moi le marmiton.

Mais c'est bien autre chose, quand son favori vient, Je suis derrière la porte en rouelle tout comme un chien.

Le pauvre Jean se couche, il se mit à pleurer.

c Ah ! pleure, mon pauvre Jean, pleure ; va, t'y as beau pleurer.

Pendant que je serai jeune, je me divertirai. Et quand je serai vieuille je me retirerai

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