XXXVI. — Jean et Pierre Rom., VU, p
Voir les additions de M. Kœhicr (op. cit., III, p. 1 56).
En Orient j outre les contes indiqués dans nos remarques, on a trouvé, dans TAsie centrale, chez tes peuplades sankoli^ un conte analogue dont voici le résumé (Joarna! of tht Asiatk Society of Bcngal^ t. 45, 1876, p. 182) : Un homme, en mourant, dit à ses trois fils de ne point aller dans certain moulin : il y a li un vieillard borgne qui mange les gens. Le père une fois mort, l'aîné s'en va au moulin. Le vieillard lui dit qu'il le recevra comme son fils. Il le charge de nettoyer l'étable de son âne. * Mais 0, ajoute-t'il, c j'ai une habitude. Si tu te fâches, je t'arracherai les yeux ; si c'est moi qui me fâche, tu me les arracheras. — Bien, • dît le jeune homme. Au bout de I» journée, il n'a pas encore fini d'enlever le fumier. Impatienté, il rentre au moulin et |ette son outil par terre. « Tu es fâché? > dit le vieillard. — « Comment ne serais-je pas fâché? tu m'as tué de travail. > Le vieillard se lève et lui arrache les yeux. — Quelque temps après arrive le second fils. Après qu'il a nettoyé l'étable, le vieillard lui dit d'aller le lendemain chercher du bois à la forêt, et il dit â son âne : * Quand j| te chargera, couche-toi. t C'est ce que fait l'âne. Le jeune homme, voyant qu'il ne veut pas se lever, tire son couteau et lui coupe une oreille. Alors l'âne se montre docile. Quand le vieillard voit roreille coupée, il demande au jeune homme pourquoi il a agi ainsi. « Oh ! père », dit le jeune homme, ■ est-ce que tu es fâché? — Oui, » dit le vieillard. Le jeune homme se jette sur lui et lui arrache les yeux, et le vieillard meurt.
XXXVIL — La Reine des Poissons Rom,, VII, p. 565.
Comparer nos n*» j, Les Fils du Pécheurs {Rom., V, p. 356) et ^i, inexactement indiqué î4, UopoU {Rom.^ IX, p. 377). Voir plus haut, dans l'index, le »• j. — Voir aussi les additions de M. Kœhicr (op. cif., III, p. 157). Ajouter, pour le trait des chiens dont chacun a son nom et qui aident le héros, un conte de ta Basse-Bretagne (Luzel, ConUs bretons^ 1870, p. i?), appartenant au groupe de contes, diférents du nâtre pour l'ensemble, que nous avons indiqué dans nos remarques, après M. Kœhler. Dans ce conte breton, Tun des deux chiens se nomme Brise-fer, comme dans le conte lorrain.
Comparer un conte portugais du type de notre conte (Coetho, n* 49).