PARRICIDE
Depuis l'âge de dix-huit ans Je suis aimé' d'un capitaine, Et ma mère, par cruauté, nie me l'a pas voulu donner.
Un soire toute chagriné', Je dis à ma très chère mère :
c Mère, donnez-moi ce guerrier; Sa fantaisie, hélas ! me plaît. »
Si sa mère lui répond :
« Que dis-tu, petite effrontéie?
Prends un amant de qualité, Qui soit égal à ta beauté.
— Pour un amant de qualité, Ne m'en parlez pas, o ma mère !
Je veux soldat, vaillant guerrier.
Sa ianUisie, hélas I me plaît. >
$• Elle n'eut pas fini cela.
Voilà son cher amant qui arrive.
N'a vu sa mie toute en pleurs.
N'a mis son cœur à la douleur.
c Je donnerais cent louis d'or, Si quelqu'un veut tuier ma mère ! »
Le galant tire son pistolet,
Dans son palais l'a renversé.
c Voilà ma mère décédé' I > Voilà la justice qui rentre : c Mon cher amant, z-embarquons- Faisons notre délogement. » [nous,
Tout en croyant de s'embarquer Pour s'aller marier-z-ensemble, Son frère, monsieur le marquis, Les a suivis jusqu'à Paris.
Nen furent pas dedans Paris, Voilà leur sentence jugéie.
c Et mon amant sera roué.
Et j'aurai la tète tranchée.
J'entends mon amant sous la roue *, Qui fait des cris épouvantables, Cruelle mère, où êtes-vous ?
Vous endureriez le martyre, Vous endureriez les tourments, Qu'on fait souffrir à mon amant 1 »
Et quand le roi n'a vu cela, De ces deux amants bien fidèles :
c Avant la mort, si j'avais su, Dans mon palais, ils auraient vécu 3. »
SORORICIDE.
J'ai veillé le moment où mon père et ma mère.
Où mon père et ma mère sont tous deux par les champs,
Parlant de leurs affaires tout en se promenant.
J'entends mon amant sous la roue.
Que on lui casse tous ses membres, De sa bouche, il en sortira Le vent qui me consolera.
(Variante de Marlhes.) 2. Chanté à Vorey par les demoiselles Dunis et Coianses. Des variantes
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Itabes.
JOi V. SMITH
i Nen furent pas «u quart dehors, j'en ai fermé la porte. • Il faut que tu m'accordes d'accomplir mon dessein, ( >u donc bien je t'enfonce le poignard dans ton sein. »
dans son sein il l'enfonce, pendant cinq i six fois,
lui fit perdre la voix.
pardon je vous demande !
le démon m'a tenté :
mon cœur n'était charmé I ■
I Le poignard i la main, Hans son sein il l'enfonce Un mouchoir â la bouche
^ « Mêlas ! ma soeur, hélas !
Pardon je vous demande I Kn vous voyant si belle,
\ Le père en arrivant, trouvant sa fille morte. Trouvant sa fille morte, son fils au coin du feu, Tout baigné de ses larmes du crime qu'il avait fait.
ù La mère en arrivant, trouvant sa fille morte, Trouvant sa fille morte, le sein tout plein de sang, Hélas 1 la pauvre mère tomba morte i TinsUnt.
7 Les voisins de l'entour entendirent son carnage, Mais il vint la justice, i s'en est emparé. Au milieu de la place illes l'ont fait brûlera