P. Meyer, Re. d'anc. textes, p. 161, ligne
$: M. G. Paris a montré (Romania, 1890, p. 468-479) que l’on doit accepter “oïalum et non -oiolum comme étant la forme primitive de cette catégorie de noms géographiques.
6. Je ne cite pas Burdigala, Bordeaux, parce que la filiation n'est pas très claire. M. Meyer-Lübke (Gramm., p. 532) croit que Burdigala était paroxyton et qu'il est devenu, par métathèse, Burgidala, d'où l'anc. franç. Bordele, ce qui est évidemment erroné. Le français doit être mis hors de cause,
AISE * 525 quelques exemples dont la plupart n’ont pas besoin de commentaire :
Si (ma donna) no m'aixis lai on ill jai Si qu'ieu remir son bel cors gen.
(B. de Ventadour, Lonc temps, ms. À.) E car plus pres de vos nom puosc aiir.
(A. de Mareuil, Si com lé pris, ms. A.) E sil plagues que pres de si m'aitis".
CP. Vidal, Per melhs sofrir, éd. Bartsch, p. 78.) Jois nom pot esser guitz, Car ves celliei cui sopleja E s'autreja Mos cors non estai aigifg.
(G. Faïdit, Pel joi, ms. 4.)
De l'approche à la postession, il y a bien près, au moins dans les désirs des amoureux et des troubadours. Aussi n’oserionsnous décider si c’est le sens de « approcher », employé activement, ou celui de « posséder » qui conviendrait pour traduire le verbe aixir dans les deux exemples suivants :
Ben saup lo mel de la cera Triar, el mielhs devezir, Lo jorn quem fetz lieys aixir.
(R. d'Orange, Una chansoneta, ms. C, fe 202.) Si m'ampara Cill cui trahutz D'aigir Si, qu'es de pretz capduoills»,
(A: Daniel, éd. Canello, IX, 52.)
Enfin à côté de aigir, le provençal a aussi aiginar. M. P. Meyer a déjà signalé le sens de « approcher » dans son glossaire de la Chanson de la croisade contre les Albigeois. Ce sens se trouve plus d'une fois ailleurs. Je me borne à en relever deux exemples :
1. On ne s'explique pas que Barisch n'ait pas reconnu dans ce passage le verbe aitir et ait cru devoir rapporter cet exemple au verbe assire avec lequel il n'a rien à voir.
2. Les mss. portent soit agir, soit augir. Canello a bien vu qu'il fallait corriger aigir ; c'est ce qu'il a fait; mais il a mis après air une virgule qui gâte tout : il faut certainement construire d'aitir si, de l'approcher.
ait été entamé par le couteau du relieur, surtout dans la partie supérieure, ses dimensions sont encore 208"® pour la hauteur et 140 pour la largeur. La reliure en carton recouvert de veau est du siècle dernier ; sur le dos, on avait imprimé, en or, un titre qui était fort probablement ainsi conçu : MÉMOIRES DE Boxsser; il n'en reste à présent que des débris. Parmi les feuilles de garde, qui ont été réparées, la plus ancienne est endommagée par des piqûres de vers qui ont entamé par ci par là le ms. lui-même. Une main moderne ÿ a écrit: Mémoires historiques. 1372-1400.
Fol. 1 r-9 v°. Il n’est pas commode de décrire ces feuillets, qui, sans doute par suite d’une bévue du relieur, se trouvent aujourd’hui placés en tête du ms. dont ils formaient, à l’origine, les dernières pages. Nous y trouvons, en effet, des comptes datés de 1389, qui font suite À ceux qui se lisent dans les feuillets 74 et suiv. de notre ms.; ces comptes ont été presque toujours biffés par Boysset, qui y a même écrit quelquefois en surcharge de nouvelles notes; si on ajoute à cela les dégâts causés à ces feuillets par l'humidité, on concevra aisément qu’il soit fort difficile d'en indiquer avec exactitude le contenu. Toutefois, sur le recto du premier feuillet, nous avons pu déchiffrer en partie la note des dépenses faites par Boysset en 1389 (?), à l’occasion d’un voyage d'Avignon à Arles :
Item per pan que compram per lo camin Item per lo quaraton que nos portat a T'arascon. Item per pasar a Belquayaron (?).
Item per pasar ad Arle que fon nuc; Item per Bernat (?) Amayson quant enquabasem per vi] csitrons... .. ..
Item per lo mesagier que portet la letra
Sur le verso de ce mème feuillet, Boysset avait tenu compte des « despensas quant montem Avinbon an l'anguila ; cela cut lieu le 18 de janvier 1389 (1390, n. st.) ; mais on déchiffre très mal les détails. Aux mêmes jours — 25, 29 janvier — appartiennent les comptes qui occupent les feuillets 2 r° et vo. Le recto du