Les Bourguignons
2. Le plus ancien exemple de ce mot, dans Littré, est tiré de Commines, mais il y en a dans Raynouard (Lex. rom., V, 36) un ex. tiré du traité d'arpentage de B. Boysset, par conséquent de 1405. On le trouve aussi dans l'un des mystères rouergats récemment décrits par M. Thomas (Ann. du Midi, IL, 415).
GASTER, Chrestomathie roumaine 119 développée ; mais, jusqu'ici, bien peu d'auteurs se sont appliqués à recueillir les formes du parler populaire dans les divers pays roumains. Le choix de l'Opincar de Jipescu pour la Valachie est excellent ; mais les textes macédoniens, par exemple, ne nous inspirent qu'une confiance restreinte. Boiagi, qui écrivait en 1816, s'appliquait déjà à latiniser sa langue. Quant aux Mostre de Vangeliu Petrescu, nous avons déjà dit qu'elles ont été arrangées par Obédénare*. C'est également Obédénare qui a eu la part principale À la traduction macédonienne de L'Escriveta, et ce texte ne peut absolument pas être cité comme populaire.
Le glossaire qui termine l'ouvrage témoigne d’une patience éprouvée et rendra les plus grands services au lecteur étranger. On pourra seulement regretter que M. G. n'ait pas unifié l'orthographe en s'en tenant, comme le font aujourd'hui les auteurs moldaves, aux signes 4 et { pour représenter les deux voyelles de l'alphabet slavon qui manquent à l'alphabet latin. Il a fait sans doute un grand pas dans cette voie ; mais il admet encore, nous ne savons pourquoi, le signe d qui, en réalité, se confond avec f.
Si nous ajoutons que l'exécution matérielle de la Chrestomathie ne laisse rien à désirer et que le prix des deux volumes (22 fr. jo) est relativement modique, nous en aurons assez dit pour recommander l'œuvre de M. G. et témoigner de la haute estime que nous inspire son travail.
Émile Picor.