Remenie, XVIII, 1889, p. 168, note
— Nous avons reçu les prospectus de deux dictionnaires qui nous paraissent de nature à être annoncés ici. L'un est un dictionnaire français-occitanien par M. L. Piat (en souscription chez MM. Hamelin frères, à Montpellier). L'ouvrage doit former deux volumes gr. in-8° d'environ 500 pages chacun. Le prix en est fixé à 24 francs. Si nous en jugeons par le prospectus, ce dictionnaire sera conçu selon une bonne méthode. — L'autre dictionnaire «st un Glossaire du pavs blaisois, « contenant les vocables, locutions, dictons « et proverbes de pays blaisois, même ceux des temps passés, qui ne sont « plus en usage aujourd'hui, précédé d'une étude sur l'orthographe et la pro- “ nonciation blaïsoises, et suivi d’un appendice donnant plusieurs spécimens « du langage blaisois », par Adrien Thibaut. (Prix 8 fr.)
— L'Armana prouvençau, parvenu actuellement à sa trente-huitième année, a eu une nombreuse progéniture. Il a paru en plusieurs villes du midi de la France des almanachs plus ou moins populaires rédigés en patois local, dont les uns n'ont eu qu'une existence éphémère, tandis que d'autres font preuve d'une réelle vitalité, Nous signalerons particulièrement l'un des plus récents, l'Almanuc patouës de l'Ariejo, publié à Foix chez Gadrat aîné, qui nous paraît mériter d'être signalé non seulement aux personnes qui s'occupent de nos patois, mais surtout à celles qui s'intéressent aux chants et aux contes populaires. C'est par excellence un almanach fait pour le peuple, car il ne coûte que 15 centimes, mais, comme il est dirigé par le savant et zlé archiviste de l'Ariège, que rien de ce qui touche son pays d'adoption ne laisse indifférent, il ne faut pas s'étonner s’il est de nature à plaire aux érudits. L'almanach de 1891 contenait des chansons déjà publiées dans le Bulletin de la Société arigæise, notamment dans le mémoire sur Massa, chansons, danses, ete., que nous avons annoncé en son temps (Rom., XVIII, 647), et quelques contes populaires ; celui de 1892, que nous venons de recevoir, contient plusieurs morceaux dignes d'attention. Nous citerons la chanson de noce et « la femme trop pressée de se marier », chants recucillis dans la haute vallée de l’Arièg de nouvelles versions de la mal maridado (tout à fait différentes de la pièce publiée sous le même titre dans D. Arbaud, Ch. pop. de Pro. 1, 148, et de toutes les maumariées que renferme le recueil de M. Rolland, 1, 79; II, 7 V. 3), des noces de l'alouctte et du pinson (ef. D. Arbaud, II, 189; Montel at Lambert, Chunts pop. du Langudor, 490 et 91, etc). Parmi les contes, notons (p. 51) celui de la souris qui se métamorphose en fille, veut épouser le soleil et finit par épouser un rat. C'est un conte qui a été très répandu de Inde à l'Occident, et sur lequel voy. Contes de Boon, pp. 259-60.
— Nous avons reçu de M. Nizier du Puitspelu les observations qui suivent , en réponse au compte rendu publié daus notre t. XX de son dictionnaire du patois Ivonnais. Nous les publions en y joignant en note les remarques que M. Philipon, auteur du compte rendu, nous a adressées À ce suj
« La Romania (XX, 306) contient, sur mon D) lu Pulois Ironnais. an travail de M. Philipon, suivi de remarques de M. P. Méver. Je “iens tout d'abord à remercier ces messieurs d'une courtoisie à laquelle j'ai
Roms. NX. 9
130 CHRONIQUE &të très sensible. Je désire ensuite rectifier quelques inexactitudes qui se sont glissées dans l'article d'ailleurs si compétent de M. Philipon.
« Bien entendu, je ne discute pas les idées générales. Je laisse de côté tout ce qui est du domaine des opinions pour m'en tenir exclusivement à la discussion de quelques points de fait.
« Page 309, M. Ph. me reproche d'avoir vu le suffixe airo arius dans un certain nombre de noms de métiers, tels que amolairo, sefairo sectarium, et il y voit de préférence le correspondant du suffixe prov. aire ator, itor. Je crois qu'il a raison, mais lui-même a longtemps partagé mon erreur et n'a été éclairé que tout récemment. Dans la Revue des patois, 1, 280, il lisait beere bibarium, pinyro pectinarium, et, par la même formation, amokero de mola, marrero de marra, etc. etc. et dans la Revue de philologie, I, 38, saumer salinarios!. Qu'il ne me jette donc qu'une pierre légère !
« M. Ph. n'admet pas que, dans les verbes de la première conjugaison, la sifflante dure ait pu exercer une action sur le remplacement de a (ou de 6) par . Je ne puis que renvoyer aux exemples cités dans le Dictionnaire, p- xxx1. Ils sont assez nombreux pour ne pouvoir être tous expliqués par des types en iare, qu'il est toujours facile de supposer. Plusieurs d'entre eux, tout modernes, sont formés par apposition de suffixe : tracassf sur fracas, dehors sur borsa, cabossi sur bosse. Qu'est-ce à dire, sinon que, lorsque la voyelle finale était précédée de ss, elle s'est trouvée naturellement être { sur les lèvres du paysan?
« P. 310, M. Ph. conteste que, en vieux lyonn., « bref, au moins dans la majorité des exemples, ne se soit pas diphtongué en ie comme en français. J'avoue que cette anomalie m'a paru au moins aussi surprenante qu'à M. Ph., je dirais presque renversante, mais je ne puis cependant pas changer les exemples. Je ne puis pas faire que l'on n'ait pas Deu, ben, cel, fera, secho seclium, leve levat, pe, Pero Petrum, nebles nebulas, so seculum. Je laisse à M. Ph, le soin d'expliquer ces formes, faisant remarquer qu'après tout on peut voir dans pies (pedes), pieri, piera, liere (leger), qu'on trouve à côté, des influences françaises , tandis qu'on ne peut voir dans les autres formes des influences étrangères d'aucune sorte». M. Ph., négligeant son principe de ne pas sortir d'une seule commune, cite des textes de Mionnay
1. [En effet, j'ai eu le tort d'adopter, trop légèrement, la dérivation proposée par MN. du P. dans la première édition de son Trés bumble esai de phonétique lyonnaise, Les formes du vieux lyonnais m'ont éclairé, par la suite, sur la véritable étymologie des noms de métiers en éro. Quant à sun, il n'est pas à sa place ici; c'est Le latin salinarium, franç. saunier. — E. P.]
2. (Comment, d'aucune sorte? M. N. du P. aurait-il oublié qu'en provençal le maintien de l'é sous sa forme latine est de régle : fél, selge, sgle, peïa, ete. ? Les formes diphtonguées étant de beaucoup les plus nombreuses dans les anciens textes lyonnais, #1 semble naturel de les considérer comme autochtones et d'attribuer les autres à une Hnfloence provençale. — E. P.]
CHRONIQUE 131 et de Miribel, mais il s'agit ic1 de textes lyonnais et non de textes bressans. — P. ji, sur o breflibre, je fais la même observation, laissant à mon critique le soin d'expliquer les exemples où o ne s'est pas diphtongué».—P. 511, dernière ligne, M. Ph. me reproche de n'avoir pas « distingué entre le cas où le groupe cons. + c existait déjà en latin et celui où il n'est qu'un produit roman ». Il remarque que, « dans le premier cas, € est traité comme initial et prend devant a le son chuintant sourd, tandis que, dans le second cas, il passe très régulièrement à la chuintante sonore : v. lyonn. empiment, pregier, erragivet, patois dyemengi, manjo, mangi. » M. Ph. n'a pas fait attention que l'auteur ayant considéré séparément le cas de chaque consonne devant c, il ne pouvait faire raisonnablement la distinction demandée que lorsqu'il avait des exemples à fournir dans les deux cas. Pour le groupe TC, DC, il ne possédait que des exemples de «en position romane : ablagi ablaticare, d'ablatum, ji judicare, fougi fodicare, ravi, radica. Encore y a-t-i un exemple qui dément la règle, praichi predicare, à moins que l'on suppose praichi refait sur précher. Pour le groupe RC, au contraire, l'auteur n'avait des exemples qu'en position latine : marchi mercatum, charchl circare, orchi arca. Comment aurait-on voulu qu'il fit la distinction ? — P. 312, M. Ph. écrit : « N. du P. dérive le parfait chanté cantavi d'un hypothétique cantivi : c'est bien invraisemblable en présence du v. lyonn. achitay, donnay. » Je ne sais si c'est invraisemblable, mais je crois bien que c'est certain. Je pensais avoir expliqué surabondamment qu’à Craponne à est exprimé par 4 : wnd venire, fit finitum. Donc chanté répond non au chantay des vieux textes de Lyon, mais au chanti (ime, ile, iron) de toutes nos communes rurales. Ce passé chanté se retrouve dans quantité de patois, et ne s'explique que par l'application à la première conjugaison du prétérit de laquatrimes. — P. 313, M. Ph. voit dans chuchi (Lyon), gouchi (Mormant),
1. [M faut que M. N. du P. m'ait bien mal compris pour me prêter l'étrange principe (à) qu'il me reproche d'avoir méconnu. Quoi qu'il en soit, M. N. du P. ne doit pas ignorer que la Bresse se prolongeait jusqu'aux portes mêmes de Lyon; dès lors, je ne m'explique pas qu'il me conteste le droit de comparer aux textes écrits dans cette ville, des textes appartenant à La partie du territoire bressan qui avoisinait immédiatement le Lyonnais, comme &’est précisément le cas pour les terriers de Miribel et de Mionnay. M. N. du P. considérerait-l la frontière bressanne comme une frontière linguistique ? — E. P.]
2. [Je pourrai me borner à demunder à M. N. du P. l'explication des exemples bien plus nombreux où 4 s'est diphtongué ; j'aime mieux lui faire remarquer que nous nous trouvons tout simplement en présence du phénomène bien conuu de la fusion des dia lectes Les uns dans les autres : le lyonnais tient le milieu entre le provençal où la diphrongaison n'est que l'exception et le français où cette diphtongaison est génêmale. —E. P.]
3. [L'hypothèse d'un type en iv n'est guère soutenable en présence des formes du +. Içonnais telles que dunict, maliel, parliet, lesquelles remontent visiblement à un type formé sur dedit; par la suite des temps ir (2 e) s'est réduit à i, suivant La règle, et l'on a eu des parfaits en . — Ce qui lève tous les doutes en faveur du type en ded é'est qu'il explique et La forme du vieux lyonnais ct celle du lyonnais moderne, tandis que le type en ivi ne convient qu'à cette d EP]
goussi (Craponne) le même calcare, au lieu de calcare dans le premier cas, et de walkan dans les deux autres. M. Ph. a oublié que initial devant a devient bien cb dans le Lyonnais, mais jamais g *.
« Abenô, élever des oiseaux (ou des poussins) paraît à M. Ph. formé sur benna, mais le sens est absolument rebelle. Benna en lyonnais signifie un vaisseau de bois servant à recevoir de la vendange et non une cage à élever des poussins. Ce dernier objet se nomme créneau. En bas limousin beno n'a pas même le sens de cage en osier que lui donne M. Ph., mais celui de corbeille pour le blé (Béronie). Abenô représente tout simplement « mener à bien » et non pas « élever sous une benne ». — Acuhi, mettre en monceau, est tiré par M. Ph. de collocare. Ce n'est pas possible. Collocare a, dans toutes les langues romanes, le sens de coucher, étendre, c'est-à-dire précisément l'inverse d'amonceler. Le v. fr. euh signifiant monceau, quoi de plus naturel que de lire dans euchon, petit monceau, un diminutif de cuche* ? — Afard, faire sa toilette, caresser le pelage d'un animal, est relié par M. Ph. au prov. fra, torche. Cela semble trop subtil. 11 n'est pas vraisemblable qu'afara, brillant, lumineux, et ufaré, faire sa toilerte, aient la même origine. — Aivajo, race, est tiré par M. Ph. de habitaticum, Impossible : habitaticum donne aitajo. M. Ph. aurait pu trouver dans le Dictionnaire, à l'errata, s. v. aiva, l'étymol. plus plausible de Thurneysen (Keltoromanisches, p. 88), qui identifie le prov. aib, « Sitte, Benehmen, » avec le celt, aoibh, « a courteous, civil look; a cheerful countenance. » De qualité, disposition, mœurs, caractère, le mot a passé à qualité d'une espèce, puis à espèce 1. — Ambre, osier. M. Ph. a raison en ce qui concerne l'existence de La forme ambro. C'est même celle de la plupart de nos communes. J'avais eu le tort de me laisser abuser par là forme francisée, M. Ph. conteste donc avec a « au point de vue phonétique », mais il a tort de la contester « au point de vue historique ». Ambro vient d'amerium, qui est à
1. [Cette dualité de dérivation, à deux lieues de distance, est a priori bien surprenante. Pour ce qui est du passage de c initial à y devant a, M. N. du P. en cite 1 même divers exemples (85), dont il faut, ilest vrai, retrancher gl, rattaché à tort 4 calla, Aussi bien cette permutation n'est pas plus étonnante que le passage de qu'à g dans gas. — E. P.]
2. [Le v. franc, cuche, au sens de fur, ne se trouve, à ma con Rojuefort, qui le donne sans indication d'origine et en le faisant celche, eulehe, lesquelles supposent bien certainement un type formé sur collocare pris dans le sens primitif de disposer ensemble, réunir. Je ne fais donc pas de doute que le s. franc. eucke, si tant est qu'il existe bien réellement avec le sens qu'on lui donne, ne doive être rattaché à collocare, de même que le lyonnais uenchi, euchom, ete.
n de me parait pas démontrée, sens, Le rapprochement entre «a courteous, civil semble bien forcé, Je préfère m'en tenir à habita-
Ameria comme Asius à Asia (voy. Geomgs s. we), Burgundius à Burgundia, Bavarius à Bavaria, ét même parius à Paros. Cf. encore pat. férsi, pêche, de persia (pour persica) ‘. — P. 214, bider, mesurer la distance du but à une boule, est identifié par M. Ph. avec but, fait sur but. IL faudrait expliquer : 19 comment # s'est changé en À (on n'a nulle part bité pour buté) ; 2° comment, contrairement à toutes les régles, le # nal de Ant est devenu d. D'ailleurs, comment ne pas identifier hider avec pider, qui a exacte ment le même sens dans la Suisse occidentale, et celui-ci avec le normand péter, mesurer ? — Bossi, que j'ai tiré de l'allem. busse, est tiré par M. Ph. du bas lat. bustea; mais Pusleu à donné hoiste ct non bosse», — Embaissi, ambaissi, certain nombre de fagots. Je vois avec satisfaction que M. Ph. a abandonné la traduction d'ambuissi par « vases », qu'il avait donnée dans la Romania (XII, 588) et qu'il accepte la mienne. Je n'ai pas le loisir de vérifier si, comme il le dit, la confusion entre am et em ne s'est vraiment jamais produite en lyonnais, ce qui rendrait en effet impossible une étymol. tirée de in-bastum. Je m'en rapporte pleinement à son érudition et, puisqu'il paraît approuver l'étymol. ambactia, que j'avais d'abord proposée, je n'ai aucune raison de le contredire. — P. 315, l. $, M. Ph. pense que j'ai fait confusion avec indorses. Non pas. Imbiorses s'emploie dans la montagne, région de Riverie. — Fuiua. M. Ph. proteste contre l'étymol. fagina, ct veut qu'on s'en tienne à fâgina. Je ne puis que lui répondre ce que j'ai déjà répondu à M. Horning dans l’errata; que je n'ai proposé fagina que par l'impossibilité (du moins pour moi) d'expliquer le néo-prov. faguina. — Larmisa, ézard des cailloux, serait, d'après M. Ph. lacryma-+usia. Si personne n'y contredit, moi je veux bien. La forme s'adapte parfaitement. Mais quelle force d'imagination expliquera le rapprochement entre une larme ct un lérard? — Suivant M. Ph. picou serait le même que le vr. fr. frcol, undis que je le tirerais à tort de pedem coli. M. Ph. m'a mallu ou je me suis bien mal fait comprendre : j'ai précisément identifié picon avec fl, et di tiré ce dernier de pedem coli, ce qui convient comme forme, et ce que ï expliqué comme sens. — P. 516, pete! v. lyonn., matras, paraît à M. Ph. répondre à pistillum. Je l'ai dit tout au long et ne comprend pas l'obse vation 1.
« Ptongi, L'exemple donné par M. Ph. n'infirme nullement l'étymol. « naturaliste » que j'ai donnée. Pelougi, c'est d'abord là maladie (prtougi, médicamenter) ; puis l'ennui, la misère causée par la maladie : puis la misère,
2. (Le rattachement de umbro à l'hypothétique amerfum est insoutenable : amërium eût donné umier comme ministerium a donné mélier. —- E. P.] 2. [Non pas : bustea à donné bi comme * brustias a donné Le Brun, lieu-dit sur
le turritoire de Saint-Genis-les-Ollières, comme ambactia à donné umbaisi, ete. — E. P.] 3: [M N: du P. ne m'a pas compris : j'ai dit et je maintiens que le v. lyonnais pete
pur matras. CÉ. piston dans même ses. EP
pistillum signifie pilon ct qu'on à eu tort de le À patois de Saint-Genis-les-Ollie
l'embarras en général. Quand j'étais petit et que je faisais des imprudences, ma mère ne faillait jamais à me dire : « Va, va, sois malade, puis c'est moi qui aurai la petougel »
« Poya, suivant M. Ph., « suppose un type podiatam. » Eh non! on aurait peyd ; or la forme est péya. C'est le même que le limousin poujo, nom de lieu et de personne, ct dont l'étym. podia est absolument sûre. Ne pas confondre péya avec la Poyat, nom de lieu, cette fois de podiata *.
« Vai, dit M. Ph., ne peut-être le latin vicus. » Je n'ai pas repoussé versus. J'ai exposé les deux hypothèses et les raisons qui militent en faveur de chacune d'elles. Le témoignage de mon absence de parti pris, c'est que j'ai moi-même cité le texte rappelé par M. Ph. Quant à sa preuve, tirée de sa prononciation de vé à Saint-Genis, elle n'est pas concluante, car dans presque tout le Lyonnais on dit vè et même ré (Dargoire). Mais comme vieus a donné Vieux (Ain), il y a lieu en effet de rapporter vai à versus.
« Je ne vois pas figurer, dans la liste des corrections de M. Ph., l'étymol. Trion Triguntium, qu'il repoussait pour la remplacer par Trivium, sans songer que v ne pouvait tomber devant j, et que, d'ailleurs, trivium a donné treyro, que M. Ph. expliquait bien à tort par trebiumi. J'en conclus qu'il a renoncé à son explication pour se rallier à la mienne +.
« Quant aux mots tirés par M. Ph. du patois de Saint-Genis et donnés comme manquants à mon Dictionnaire, je ferai observer : 1° que la commune de Saint-Genis n'est pas comprise dans le périmètre que je m'étais assigné; 29 qu'une grande partie des mots donnés par M. Ph. sont simplement des variantes de ceux que renferme le Dictionnaire, où même quelquefois les mêmes mots sous des orthographes différentes. S'acaforné est se cuforné ; alyan st aillar issu est aciver ; barbot est hérbot ; bartassada est bartasserie ; belôda est bas bicot est biro: byjola est bongeola ; sond le cage est soné lo carcot ; can-
1. [II n'y à pas eu confusion : à Saint-Claude et dans le Haut-Bugeÿ fou, écrit pare dois part, Sign montée, et se prononce aves l'accent sur lu. Je tiens de mon collègue, M. Blanc. déput en Savoie. Je persiste done à croire que le Iyonnai du P., dérive bien de podiata. Dodia aurait donné soit pure, Ari (limousin Jojo), soit fre,
3. Res. de philologie francaise, tome IL, page 40, ligne 1°* et par