La seconde citation vient du De uetula
2. Mention finale de Salluste : Hir igitur sisto manum.… ne sipli insipidi satictas fastidium ingerat audienti ; omnisque bonus ciuis Halicus seu Romanus , si placet, mibi parcat quia, ctsi iniuria pulsus, scripsi non tamen Salustio et suis aucloribus grauiora (1067).
3: Aug. Molinier, Catal. des mss. de la Bibl. Magarine, 1, 73. Le même catalogue décrit deux mss. d'un commentaire de J. de Hesdin sur S. Paul (Max. 271, 272, 273), dont deux portent un explicit daté, l'un de 1354, l'autre de 1364. La dédicace, vraisemblablement postérieure à la composition de l'ouvrage, est adressée à Philippe d'Alençon (Molinier, I, 98, 99). Les Postilles sur S. Marc de la Bibl. nationale, Lat. 17287, portent la date de 1367 et n'ont pas de dédicace. Je n'ai pas eu en mains d'autres manuscrits.
LE GALLUS CALUMNIATOR DE PÊTRARQUE 605
dans l'Apolgia contre l'humble porte-parole du parti français vient peut-être de la colère d’une amitié trahie.
Ce n’est pas ici le lieu d'examiner le détail de l’argumentation des deux adversaires. Les sophismes patriotiques se rencontrent chez Pétrarque aussi bien que chez Jean de Hesdin. Celui-ci cherche du moins à ménager la personne mème du poète et à mettre également hors du débat, dans ses violences pédantesques contre la ville de Rome, l'amour-propre de la nation italienne : Fateor enim, et uerum est, Italiam magnam partem et bonam orbis esse, nec intentio cuiusquam es! uel fuit, ut credo, sic eam déprimere ut isti ueritati contradicat *. Pétrarque ne garde point cette mesure; outre qu’il abuse de l’injure personnelle, ses invectives exhalent par endroits toute la haine du Misogallo d’Alfieri*. Mais là s'arrètent les avantages de l’auteur français; sa plume n’est jamais servie par la flamme et l'éloquence souvent puissante de Pétrarque. Le maitre réputé de l'Université de Paris n'est pas de taille à se mesurer avec le premier humaniste. Le mépris dont Pétrarque accable son œuvre est trop justifié pour qui veut la lire. Toutefois, elle assure à Jean de Hesdin dans l’histoire littéraire une place particulière que ses autres travaux ne suffraient point à lui mériter. Il n’est pas
1. Op. 1065. Cf. la conclusion de l'opuscule citée p. 587, n° 2.