‹ Romania (volume 3)Chapitre 69 sur 78 · JEAN DE SY ET JEAN DE CIS · texte numérisé non relu

JEAN DE SY ET JEAN DE CIS

Ces quelques mots contiennent tout ce que nous savons sur le traducteur du roi Jean.

Ce n’est pas beaucoup assurément, et pourtant je crains bien que, sauf « la rivière de Gènes », il ne faille tout jeter au panier. Dans le Chartularium universitatis Parisiensis publié par le Père Denifle, avec le concours de M. Émile Chatelain, œuvre admirable, et qui serait parfaite si les auteurs étaient un peu plus imprégnés de philologie romane, j'ai trouvé à trois reprises la mention d’un frère Johannes de Siaco, sur lequel dès l'abord j'ai jeté mon dévolu. Il figure dans trois extraits des Assignationes baccalareorum ordinis prædicatorum pro studio Parisiensi, Au mois de juin 1348, on y lit : « Ad legendum Sententias Parisius isto anno assignamus fr. Bartholomeum de Anisyaco, de provincia Francie, et quantum nostra interest ad legendum Sententias ibidem substituimus eidem fr. Johannem de Syaco, de eadem provincia’. » Au mois de mai 1349 : « Assignamus ad legendum Sententias ibidem pro anno sequenti fr. Johannem de Siaco, de provincia Francic?. » Enfin au mois de mai 1350 : Assignamus ad legendum Sententias isto anno fr. Johannem de Siaco, de provincia Francie3. » Le Père Denifle a accompagné la seconde de ces mentions d’une précieuse note ainsi conçue :

aRasane»

Cum Johannes de Siaco pro anno sequenti assignetur ut lector Sententiarum, et minime ut magister intheologia designetur, libellus supplex Garini de Gyaco, mag. gen. Ord. Præd., ad papam anno 1346, quo petit « quatenus fr. Johannem de Siaco, dioc. Remens., qui Bibliim duobus annis solenniter legit Parisius et est valde famosus clericus » licentiare in thcologica facultate dignetur, quod papa Andegavis ficri Decemb. 8 permisit (Reg. Supplic. Clement VI, an. $, p. 3, fol. 139), effectu caruit.

Je ne crois pas qu'on puisse hésiter à identifier le « valde famosus clericus » de 1346 avec le traducteur de la Bible protégé par Jean le Bon. Si en 1350 il n’était pas encore maître en *

. théologie, il le devint un peu plus tard, puisqu'il figure dans le Catalogus magistrorum de l'ordre des Dominicainst. Le nom

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