Ne 1154 (tome II, 1re partie, p
4. rchiv für Litteralur und Kirchmgeschichle, I, 224, n° 139.
JEAN DE SY ET JEAN DE CIS 61s
par quelques manuscrits), ce qui est bien probable, vu la rime avec précis. Dans ce cas, maître Jean de Cis emprunterait sans doute son surnom à la petite localité de Cis-la-Commune dans l'Aisne, seule localité éponyme que je lui connaisse, et pas plus que Jean de Sy, il ne saurait être l’auteur de la traduction de Boèce du ms. 576. Quant à supposer que l'anonyme de 1380 ait écrit Jehan de Cis pour Jehan de Sy, à cause de la rime, je ne crois pas qu’on puisse y songer sérieusement. Il faut se demander enfin ce qu'est devenue la traduction de Boëce par Jean de Cis, et voir si l’on peut la reconnaitre dans l’une de celles qu'a étudiées M. L. Delisle. On sait que M. P. Meyer (Rom. Il, 271-3) a réduit à six les huit traductions distinguées par M. L. Delisle : les traductions de Jean de Meung, de Renaut de Louhans, de l’anonyme de Meung, de l’anonyme italien et de l’anonyme de 1380 étant naturellement hors de cause, la sixième seule pourrait ètre prise en considération. Mais il y a doute sur l'identité de cette sixième traduction, parce que les manuscrits attribuent concurremment à Jean de Meung les n°* I et IT de la liste de M. L. Delisle, ce qui embarrasse fort les érudits. M. L. Delisle estime que c’est le n° I (en prose) qui est authentiquement de Jean de Meung, tandis que M. P. Meyer attribue cet honneur au n° II (vers et prose). En acceptant le système de M. P. Meyer, on pourrait songer à attribuer à Jean de Cis le n° I, qui est un mot À mot très serré auquel s'appliquerait assez bien le reproche de l’anonyme de 1380 : l'attribution fautive des manuscrits et la transcription en tête de cette traduction de la dédicace authentique de Jean de Meung à Philippe le Bel, dont M. P. Meyer déclare ne pas s'expliquer la présence, trouveraient une ombre d'explication dans une confusion entre « maistre Jehan de Meun » et « maistre Jchan de Cis ». Je donne l'hypothèse pour ce qu’elle vaut.
A. Thomas.
« l'heure sous le n° 7072. » Cette phrase est doublement malheureuse, car, sans parler de ce qui concerne Jean de Sy, elle attribue à Renaut de Louhans ce qui appartient à l'anonÿme de 1 380, que Paulin Paris appelle ailleurs « le soldat de Charles VII. »