Voy. F. Michel, Chansons, etc., note 13, p. xxxni
2. Ce poème a été publié par Ritson, Ancient Engleish Metrical Romances (Londres, 1802), t. III, p. 103. Le nom de Courtesy n'est pas une simple altération matérielle ; l'auteur le donne expressément à son héros : AU mtn spake of his hardynesse, Ryche and poure of eche degré, So that they called him, d oublies se, The noble knyght of Courtesy. L'auteur, comme les imitateurs postérieurs, a supposé que les amours du chevalier et de la dame de c Faguell » étaient absolument chastes, et il a mis cette circonstance en relief avec un véritable charme, f Our love, ht said, shalbe none other. But chaste and true, as is betwene A goodly
sister and a brother, Fro luste our bodies to kepe clene This lady, white as any
flour, Replète with féminine shamefastnesse, Éegayn to chaunge her fare coloures* And to him sayd : My love, doubtelesse, Ùnder such forme l shall you love With faithful herte in chastitï, Next unto God thaï is above, Both in welth and adversité. » C'est le mari qui engage le chevalier à aller à Rhodes combattre les Turcs. En passant par la Lombard ie il combat et tue un dragon terrible. Arrivé à Rhodes, il accomplit des exploits merveilleux et se fait reconnaître aux tresses blondes qu'il porte sur son casque. Mortellement blessé, il dit à son page d'envelopper son cœur dans les tresses de sa dame et de le porter à Faguell. Quand la dame sait ce que son époux lui a donné à manger, elle se lamente et dit : c Butsythe it is buried in my body, On it shall I never eate other meate. »
3. Cela ne signifie nullement, comme le croit M. Beschnidt (p. 25), que l'auteur désigne par ce romans propre autre chose que Vhistoire qui parle de leur vie, et qu'il faille entendre par cette histoire < un vieux récit vraisemblablement latin ». Cette phrase veut dire : c comme le raconte l'histoire de leur vie, car il existe un roman qui leur est particulièrement consacré. •
4. Les concordances que M. Beschnidt veut trouver entre la Chronique et la Biographie provençale me paraissent tout à fait insignifiantes. D'ailleurs, comment s'expliqueraient-elles? Le thème primitif de toutes les versions, y compris la Biographie de Cabestaing et la nouvelle de Boccace, aurait-il déjà attribué l'aventure, comme la Chronique et le Romans, à Renaut, châtelain de Couci ? Ou l'auteur ae la Chronique consultait-il, outre le Romans, une source indépendante? M. Beschnidt remarque d'ailleurs que les rapprochements de la Chronique se produisent tantôt avec telle rédaction de la biographie, tantôt avec telle autre. Les rédacteurs provençaux successifs auraient donc été reprendre dans la source commune des traits négligés par leurs prédécesseurs? Toutes ces suppositions compliquées sont aussi invraisemblables qu'inutiles. ,