QUELQUES NOELS
En 1 585, leforézien Duverdier, parlant des noëls, écrivait 1 : « Il y en a plusieurs livres imprimés et de maintes sortes, et infinis autres qui onques ne furent imprimés et desquels les auteurs sont en grand nombre2 : car n'y a en France presque paroisse où l'on n'en fasse pour les chanter tous les ans aux fêtes de Noël. »
L'usage que constatait Duverdier n'a guère cessé que vers la fin du xviu6 siècle. Qu'on juge de la quantité de noëls que chanta chaque province de France!
Le Velay et le Forez furent, comme les autres provinces, fertiles en ces sortes de chants, aussi peu durables qu'ils étaient abondants. Quelquefois des mains pieuses les transcrivirent, des familles les conservèrent et, longtemps après leur apparition, un érudit tint, en les faisant imprimer, à leur assurer une vie relative J.