‹ Romania (volume 4)Chapitre 193 sur 283 · NOELS DU VELAY ET DU FOREZ 41 I · texte numérisé non relu

NOELS DU VELAY ET DU FOREZ 41 I

Il ne faudrait pas croire que les noëls, que chaque année voyait naître, fussent populaires, quoiqu'ils se produisissent la plupart sous forme patoise. Faits le plus souvent par des prêtres, destinés à être chantés à l'église, ils avaient, en général, une certaine solennité qui n'invitait pas le peuple à les retenir. De ces compositions périodiques il ne reste aujourd'hui, en dehors des chants que l'imprimerie nous garde en leur muette existence, rien ou presque rien.

Des quelques chants qui survivent, ceux qui sont en français nous sont, pour la plupart, venus du dehors, apportés par ces Bibles de noëls que répandirent à profusion, dans la seconde moitié du xvn« siècle et surtout au xvme, les presses de Tours, Troyes, Orléans et Angers.

Ceux qui sont en patois furent composés, on ne sait par qui, non pour des cérémonies religieuses, mais pour être librement dits en famille ; se confondant par la donnée avec les noëls des autres provinces, leur familiarité en a fait des chants populaires, leur langage des chants locaux.

Sept noëls patois, deux noëls français suffiront peut-être à donner au lecteur une idée des chants qu'en notre pays l'oubli n'a pas encore trop entamés.

Le premier des noëls français n'est, à vrai parler, qu'une traduction d'un chant provençal ; le second, tout enfantin qu'il est et peut-être même à cause de ce caractère, a été redit partout en France et s'est implanté au Canada.

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