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les autre; vestemenz li vesti on la chesure qui doit estre de pourpre vermeille qui senefie charitei.
§ 279 : Mais en pou d'eure Dieus labeure, etc.
§ 303 : On dist pièce a que cuers vrais ne puet mentir.
§ 344 : Et quant li cuens de Retest les vit outre, si tourna le dos et s enfui, et li Moignes de Mognon i fu navreiz et pris (§ 348). Adont passèrent tuit, car Marne estoit petite adont.
§ 350 : Mieuz vaut folie relaissier que folie poursivre.
§ 426 : vint en ost en Hainnaut a vj Hues près de Valencienes.
§ 428 : Il chevauchoit touz armeiz sour un grant destrier fres et nouvel et bien peu et regarda, et voit, etc.
Mais Diu merchi en peu d'eure Diex labeure.
On dist piecha que boins cuers ne puet mentir.
Et quant li cuens de Rctel vint outre si tourna le dos et s'enfui, car Marne estoit petite adont.
Miex vaut folie lais sic que folie parsivie (D poursuivie).
A viij Hues.
Il chevauchoit armes sur un grant cheval et avoit aveukes lui peu de gens car il estoit auques seus et mal afferoit a si grant seigneur que ses gens ne li estoient plus près, si avint que il vit, etc.
Dans tous ces passages (et beaucoup d'autres qu'il serait trop long d'énumérer ici) D offre une version à part qui ne se trouve dans aucun des autres mss., et l'on aura vu qu'il est toujours suivi très fidèlement par le texte de G.; l'accord des deux mss. semble donc prouvé : il s'agit d'essayer de préciser un peu plus la parenté qui les unit. Nous avons déjà dit que le ms. D contient une lacune considérable portant sur le récit de la croisade de saint Louis (éd. de Wailly, § 367-397) ; cette lacune ne se retrouve pas dans le ms. de Copenhague (G) : nous pouvons donc constater que G ne dérive pas de D. G n'est pas non plus l'original de D : quoique, à tout prendre, G semble supérieur à D, ce dernier a parfois gardé le vrai texte de l'original, où il a été faussé par G ; ainsi pour prendre un exemple : en parlant du comte Jean de Bretagne les mss. A, B et D ajoutent « qui ore est cuens de Bretaigne » (§ 353), mais G donne « qui puis/u cuens de Bretagne » (f. 33, v. 2) ; il a donc été écrit après 1286, année de la mort de ce comte. Donc il faut voir dans D et G des copies d'un original commun perdu (0), et ici le système de division de G nous vient en aide. On sait que les trois manuscrits de la seconde famille ont employé chacun un système différent de division : ainsi D contient 142 chapitres, E 32 et F 54; notre ms. semble avoir suivi un quatrième système : il contient 7$ chapitres; mais malgré cela il y a une concordance incontestable entre nos deux mss. : G semble avoir le mieux reproduit la division originaire de 0 ; D de son côté a
suivi le même système, et tous les 75 chapitres du ros. de Copenhague ont leurs correspondants dans D, mais le copiste a subdivisé un grand nombre de chapitres, qu'il a sans doute trouvés trop longs, en deux ou trois autres, et voilà la raison du grand nombre de rubriques de ce manuscrit. Enfin le copiste de D a parfois été plus explicite dans les titres qu'il a donnés ; ainsi par exemple :
§ 17 : Du conte de Blois (f. 7 r.). § 22 : Comment H conte de Blois
fu noiés a sen repairier.
§ 18 : Du conte Henri (f. 7 r.). § 23 : Comment li contes Henrisde
Champaigne brisa le col.
§ 21 : De le prison le roi Richart. § 26 : De la prise le roy Richart
que li dus d'Osterriche tenoit en prison.
mais, à l'ordinaire, les chapitres correspondants des deux mss. portent un titre tout à fait pareil.
Je finirai en citant quelques passages où le texte de l'original a été mal compris ou mal lu par le copiste du ms. G.
§ 122 (éd. de Wailly) : « Faites mandeir vostre arrière ban de quoi il y a asseiz et mandeiz secours ; et sour avoir et sour fié perdre que nus n'i demeurt » ; G. porte : « .... mandez sur cors et sur avoir et sur fief perdre que », etc.
§ 1 34 : « dirons dou roi de Jherusalem qui fu faiz par élection et régna huit ans » ; D « XI III ».
§ 184 : En parlant de Févêque Milon de Beau vais, il est dit : « et couvint qu'il s'en revenist par Chanteleu. » Cette locution proverbiale 1 n'a pas été comprise par notre copiste, qui a remplacé chanteleu par cautele.
§ 243 : « et fu baus de l'empire de Constantinople tant comme il vesqui pour la jonesce de son genre » ; D a ici un contresens évident : a pour le nieche de son genre », et notre ms. nous donne la clef de cette énigme en portant : « pour le nicheté de son genre » (f. 28, v. 2).
Il résulte donc de l'étude qui précède que le manuscrit de Copenhague (G) contient une version très analogue à celle du ms. D, d'après M. de Wailly le plus ancien et le meilleur de ceux de la seconde famille ; il ne changerait en rien, je crois, le texte dressé par M. de Wailly, et c'est seulement pour compléter ses recherches, d'ailleurs si approfondies, sur les récits du spirituel ménestrel de Reims, que j'ai dépouillé notre manuscrit. K. Nyrop.
1. Est-ce que l'explication de M. de Wailly est bien assurée? N'y aurait-il pas un certain rapport entre cette locution et le proverbe cité par Le Roux de Lincy (I, p. 330) :
I ressane Monsieur de Canteleu, S'il avanche d'ein pas, i recule ed' deux. RomaniayVlll 28