De Wailly, I. c, p
§ 361 , Bierlegme (aussi dans D) au lieu de Bellesme.
§ 363, Lerinon (D, E, F) au lieu de Lezinnon (A, B).
§ 426, Saint Quintin (D, E) au lieu de Douai (A, B, C, F).
Nous avons déjà remarqué que notre ms. ne contient pas le conte du Loup et de la Chèvre, et de même, si l'on veut se reporter au récit du procès de la comtesse Marguerite avec les deux fils de Bouchard d'Avesnes (éd. de Wailly, §§ 398 et suiv.), on verra facilement que sa version s'éloigne tout à fait de celle des mss. de la première famille, favorable à la comtesse, et suit de très près la version contenue dans D, E, F, remaniée à l'avantage des' fils de Bouchard ; notre ms. se rapproche ici surtout de E (éd. Smet, p. 669-70). Plus tard, à l'occasion de la mort de Jean d'Avesnes, les mss. A, B et C disent : « e a la pardefin mourut a Bins en Hainnaut en grant pauvretei » (éd. de Wailly, § 43 3) ; le ms. de Copenhague (G) et D au contraire la racontent tout autrement : « en le parfin morut a Valenchiene* et fu enfouys en Peglise saint Pol si comme il afferi a si haut homme et a si gentil homme que il estoit. »
Je pourrais citer encore un grand nombre d'exemples, mais ceux qui précèdent suffiront, je pense, pour prouver que G appartient à la seconde classe de mss., et l'on aura sans doute aussi remarqué que le ms. de Copenhague suit à l'ordinaire de préférence le texte contenu dans D (ms. 28430 du fonds français) et publié par M. de Smet. Les passages suivants montreront encore plus clairement l'étroite parenté qui existe entre ces deux mss.
§ 20 : li cuens n'oublia pas la poire au feu.
§ 109 : en un mui de cuidance n'a pas plain pot de sapience.
§ 1 1 1 : A be)e eure vial tondre.
§ 126 : li rois Richars qui estoit armeiz d'unes armes vermeilles.
§ 181 : Et puis après li mist on le phanon au braz senestre, qui senefie astinence ; car li braz senestre qui est liez doit retenir, et li braz destres qui est desliez doit donneir. Et puis après prist on l'estole et li mist on parmi le col, qui senefie obédience. Après li vesti on la tunique qui doit estre verz en laqueil on lit l'epitre qui senefie souffrance et puis après l'aumatique en laqueil on lit l'évangile qui doit estre blanche qui senefie droiture. Et par deseure touz
Li cuens n oublia pas les prières ou il fu.
Pot est remplacé dans les deux mss.
par boistel.
Ce proverbe manque dans D et G.
Li rois Richars qui estoit armés d'unes armes a iij lupars d'or passans.
Et puis le fanon qui senefie qu'il doit plourer et terdre ses pechies et les autrui ; et puis Festoie entour le col qui senefie obédience, et en après le tunike la ou on list Pepistre qui senefie patience et après le dalmatique (tunique daumatique D) qui senefie droiture, et après le casure deseure tous les autres vestemens, qui senefie carité, car sans cari té toutes autres vertus sont mortes (G, f. 18 r. 2).