Saut
FRAGMENTS DE BESTIAIRES CHANTÉS 12
D'uno parzado1 à2 l'antro, me cha be d impacha, Parça que chi m'attrapayant, m'impargnariant pa. t il L'écureuil. — Chi dhigait I'inchiren : Ieu roautre bien moun quiou, Grimpou d'un abre en l'antro, nen lève moun plumé, Et tant que ieu le lève nen mautrou moun boufé s. t
Le chant qu'on vient de lire m'a été envoyé par une institutrice, qui l'avait transcrit sous la dictée d'un jeune homme de Saint-Hostien, canton de Saint-Julien-de-Chapteuil. Quatre couplets d'un autre bestiaire m'ont été dictés à Vorey par Marie Chabrier-Chastel.
1 Le coucou. — Chi nen guit lou coucu : < Zamais io n'ai poudiu 4 ;
L'hiver m'a ten tendiu dien ma présou 5 : Aice 6 le mé d'abria, vindrai en ma sésou. »
2 La grive. — Chi nen guit la trida : c Io sé la plus marida,
Me io n'aia mâ tré-z-ocelou,
Lou coucu, lou rénar vin de m'en manza dou. t
3 La limace. — Chi nen guit la llimaçou : c Io fan be ma trainassou,
Me levari un zour de bon mathi,
N'èri à la cougourlère7 de mon végi 8. »
4 L'alouette. — Chi nen guit l'arausa : c Zamais io ne népausa 9,
Tant l'hiver couma l'estiou ;
Tau que fait un bon zour souvent que n'é pa siou. t
«Tel qui fait un bon jour souvent n'est pas pour lui.» C'est par ce sic vos non vobis que Marie Chabrier terminait ce court dialogue que la vieille femme me disait avoir jadis fréquemment chanté en berçant ses enfants.
Nous ne pensons pas que le Velay soit le seul pays à chanter des bestiaires. Quand les pays voisins auront été un peu plus interrogés, ils