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o. Voy. Romania, IV, 482.
7. On a vu plus haut que nasques, bien qu'ayant originairement e ouvert, a RomaniayVill 1 1
IÔ2 P. MEYER, L'IMPARFAIT DU SUBJONCTIF EN tS
donis, nasquis-fezés, etc. Dans Blandin de Cornouaille on trouve aussi visquès-pris, 775-6, tramissa-serquèssa, 1769-70, mais il y a dans ce poème bien d'autres rimes extraordinaires.
Je crois donc qu'au moyen âge la confusion i'ès et d'&, là où elle se produit, est, soit une erreur propre à l'auteur qui la commet — c'est le cas de Bartolomeo Zorzi, — soit un fait local de prononciation, tel doit être le cas du mystère de la Passion. Je ne pense pas que cette confusion se soit jamais généralisée, que, même à l'époque moderne, elle se soit étendue à toutes les finales en ès et és. Mais il est très admissible qu'en certaines contrées l'analogie ait amené à un son unique celles de ces finales en ès et en is qui appartiennent aux imparfaits du subjonctif1. Seulement il faut examiner comment l'assimilation s'est opérée, et peut-être trouvera-t-on qu'elle a eu lieu sans qu'il y ait eu violation de la règle selon laquelle se sont formés ces imparfaits du subjonctif. C'est du moins ce qui se vérifie dans le provençal de Provence, où toutes ces finales sont en ès. Ainsi, dans la seconde stance du premier chant de Mireio, lusiguèsst-aguèsse, imparfait du subjonctif, }c pers., detoi(r) et d'avé(r). Le premier de ces verbes nous offre une formation nouvelle (l'ancien provençal était luzis), mais le second avait Vi fermé, comme on l'a vu plus haut. Maintenant aguèsse, veguèsse, peuvent rimer avec les imparfaits qui, déjà au moyen-àge, avaient e ouvert C'est que la loi selon laquelle l'imparfait du subjonctif reste dans la dépendance des prétérits continue à produire son effet. Tous les verbes ont maintenant en Provence la 3e pers. du prétérit sing. en è, et par suite l'imparfait du subjonctif est en èsse. C'est ainsi que bien souvent l'idiome populaire obéit avec une régularité instinctive à ses lois traditionnelles, alors même qu'il parait s'en écarter.
Paul Meyer.
été introduit par l'auteur de la seconde partie du poème des Albigeois dans une rime en is.
1 . La vérification, à Paide des documents patois qui sont à ma disposition, n'est possible que dans une mesure très restreinte, les auteurs de dictionnaires et les éditeurs de textes patois ayant rarement le soin de distinguer par des accents les sons ouverts des sons fermés.