XXX. Et quant ce vint, sachiés, au fort estraindre
A la dame s’en vint tendrement plaindre :
380 « Dame, » dist il, « je meur pour vostre amour. De jour en jour je ne fais fors estaindre; Ma grant doulour je ne puis plus restraindre.
383 Pour Dieu vous pri que oués ma clamour ; Mais vo beautés si m’est de tel savour, Come deesse esteut que vous aour ;
386 Or me veuilliés de vostre amour ataindre. » « Sire, » dist el, « vous perdés vo labour ; Car se saviés tout ce que je savour4,
389 Aillours iriés vo maladie feindre :
N'en iere conchiie. »
XXXI « Dame, » dist il, « ne vous veuil conchiier; Ainçois me veuil a vostre amour liier 393 Sans ja nul jour a fainderie tendre; Et si veuil si mon cors adeliier s
371 A non pourtant ne fis — 375 A B forte — 376 À aployer
XXX. 381 À estraindre — 382 A B estraindre — 38 À ayez — 385 À estue, B estuelt (ce mot est barré et remplacé en interligne par fault) que je v. — 387 AB elle. — 388 À ce scauez. — 390 manque À B Nen iere cunchiie (ce «wers est barré el remplacé par Pour estre tost garie).
XXXI. 397 A courcer — 393 A attendre, B faindrie — 394 À B mon corps a delier
1. Cet exemple de astier est le seul que donne M. Godefroy. 2. Au fort estraindre, « au point décisif. »