‹ Romans à lire et romans à proscrire: essai de classification au point de vue moral desChapitre 7 sur 32 · I. - JOURNAUX & REVUES Les Etudes, (5 avril 1905, page · texte numérisé non relu

I. - JOURNAUX & REVUES Les Etudes, (5 avril 1905, page

Voici un livre que nombre de gens attendaient et qui prov^TOquera chez eux un cri de satisfaction : « Enfin j'ai trouvé ! o ^jg^JDéuis un certain monde irrémédiablement frivole, dédai-

gueux ou ignorant du devoir moral, il est' de foi qu'on Ut ce qu'on veut. Les blasés ou simplement les adultes n'y admettent ringérence d'aucune autorité restrictive de leur caprice : il n'y a pour eux, sur ce point, ni loi naturelle, ni loi ecclésiastique.

L'Index qui défend à tout chrétien, jeune ou vieux, soit par des condamnations nominatives, soit par ses règles générales, la lecture des imprimés, livres ou périodiques contraires à la religion ou aux bonnes mœurs, est pour beaucoup lettre morte : « Simple direction pour les timorés », disent d'un ton suffisant ceux qui en soupçonnent l'existence. Même parmi les chrétiens ou soi-disant tels, combien ne savent pas que Vlndex comporte une obligation stricte et grave, dont une dispense régulière, obtenue dans certaines conditions iixécs d'avance, peut seule les affranchir ?

Pour les jeunes gens de seize à dix-huit ans, garçons et tilles, transportés quelquefois subitement au seuil de la vie réelle avec la soif plus ou moins consciente de voir, de savoir et de jouir, la première tentation et le grand danger c'est encore la lecture sans règle et sans frein des romans. Que de pauvres jeunes âmes se sont perdues par là, et que de parents auront à répondre devant Dieu d'y avoir contribué par leur faiblesse ou leur imprudence !

Oh ! nous connaissons les raisons spécieuses par lesquelles certains papas philosophes et certaines mamans candides (ces dernières sont souvent les plus terribles !) essayent de justifier la liberté précoce qu'ils donnent à leurs epfants. S'ils étaient. prêtres et confesseurs, ils penseraient ditYércmmcnt. Sans doute, il est bon (disons le moti de déniaiser la jeunesse, mais pas de trop bonne heure, mais pas imprudemment, mais pas au prix de la délicate et charmante fleur de pureté. Qui ne connaît ces beaux vers :

Le cœur de l'homme vierge est un vase profond : Lorsque la première eau qu'on y verse est impure, La mer y passerait sans laver la souillure, Car Tablmc est immense — et la tache est au îotvA.

L'infortuné Alfred de Musset parlait d'expérience et son témoignage attristé demeure une leçon toujours nécessaire.

M. l'abbé Bethléem rappelle tous ces principes et d'autres, très opportuns, sous une forme exacte et vivante : c'est un premier service qu'il rend aux parents et aux J3unes gens.

Mais, évidemment, l'avantage capital de son livre est l'essai -de classification, le catalogue raisonné qu'il établit des romana à, lire et des romans à proscri*'e. Il croit que les romans sont «ntrés dans les mœurs modernes, à tel point que, n'étant plus possible de les exclure en bloc, il faut se résigner à faire un triage entre les mauvais et les autres, en souhaitant que le talent des romanciers honnêtes (il y en a plus qu'on ne pense) -détrône avec le temps les romanciers à réclame malsaine. Nous ne voulons pas y contredire.

Pour rendre son travail vraiment pratique, il emprunte la •division de Dante

Ce travail, aussi consciencieux que méritoire, réalise-t-il la perfection et ne laisse-t-il aucune place à la critique ? L'auteur n'a pas cette prétention ; il demande qu'on lui aide par des -avis bienveillants à parfaire son œuvre pour le bien des ûmes, ^t c'est déjà une preuve de vrai mérite.

Les directeurs de conscience et les parents devront encore mettre du discernement dans l'usage qu'ils en feront. Mais, tel qu'il est, nous n'hésiterons pas à conclure que le livre de M. l'abbé Bethléem répond à un grand besoin de notre temps -et nous lui souhaitons beaucoup de lecteurs.

P. P. Bri'ckeh.

V Univers, (12 avril 1905). Un autre article a paru dans le n° du 10 juillet 1905.

M. l'abbé Louis Bethléem, vicaire à la cathédrale de Cambrai, a fait paraître, il y a quelques semaines, en cette ville, à la librairie Masson, un petit livre intitulé Romans à lire et |r&JïrOficrtre, qui offre un premier mérite, et bien rare

— XN'^II —

dans une c puqut tiè todi te mmifle ëcrïvaille, où tous les sujets paraissent épuisés : le mérite d'avoir réalisé une idée que beaucoup peut-être avaient conçue avant lui ou en même temps que lui, mais que personne encore^ que je sache, n'avait réalisée.

Son ouvrage n*estpas un recueil de réflexions morales et de conseils aux jeunes gens, bien qu*il soit dicté par une inspiration essentiellement morale et qu'il offre une quantité de bons conseils. Ce n'est pas non plus un travail de critique littéraire, bien que, çà et là, certains mots piqués sur certains auteurs, révèlent chez M. Tabbé Betlileem un jugement sûr et un goût avisé.

Non, le but de Tauteur a été plus modeste et plus simplement pratique. Il a voulu faire un « essai de classification au point de vue moral des principaux romans et romanciers de notre époque (1800-1904), avec notes et indications pratiques».

Labeur énorme et difficile, qui exigeait non seulement une longue patience, mais encore, et surtout, une grande délicatesse de doigté, une remarquable fermeté de sens I D'ailleurs, M. Tabbé Bethléem avoue modestement que de précieux collaborateurs Font secondé dans cet efTort qu'un homme seul, cl chargé d'œuvres, n'aurait pu conduire à bonne fia.

Dirons-nous que sa classification est complète et parfaite ? Un travail de ce genre ne peut ni arriver à la perfection, ni éviter toute omission. Il suffit que, dans son ensemble, il soit fait avec beaucoup de conscience et de réflexion. Le livre de M. Tabbé Bethléem est très réfléchi, très consciencieux.

Il était fait pour combler une lacune ; et il la comble à merveille. '

Désormais, cet ouvrage sera l'indispensable complément de toutes les bibliothèques de paroisses, de cercles, de patronages, etc.. et nous dirons volontiers de toutes les bibliothèques familiales. Le jeune et zélé vicaire de la cathédrale de Cambrai aura cet honneur peu commun d'avoir fait un livre classique.

— xvm —T.

: La Croix du Nord (20 décembre 1904). Un autre article a paru dans le ix° du 30 juin 1905.

. . . : . C'est faire œuvre d'hygiène publique, œuvre cmincmment salutaire que de tenter une classification entre ces mets ; car personne ne s'en passe, et pour un empoisonnement intellectuel et moral dont nous apercevons les ravages, des milliers, ce produisent qui échappent à l'observation : des phénomènes: de dégénérescence, de corruption, ne gardent pas' à révélée ces.catastrophes des âmes.

- Prévenir ces malheurs et ces iniines, voilà le but que s'est proposé l'auteur, éclairé et consciencieux, d'un travail considérable, non par le nombre de pages, mais pat la quantité de renseignements...

Aux pères et mères de familles, à toutes les personnes en situation de donner des conseils, curés, confesseurs, professeurs, à tout homme enfin soucieux de ne pas se risquer dans une atmosphère de pestilence ou simplement dangereuse, il est

précieux d'avoir sous la main un guide sûr. ...

U Informateur des gens de lettres et des lettrés^ (Série d'articles, 15 janvier, l""^ février, 15 février 1905).

Il vient de paraître un livre très curieux et particulièrement intéressant pour tous les écrivains, puisqu'il révèle l'esprit avec. lequel l'Eglise envisage la production littéraire et ses jugements sur l'ensemble des auteurs contemporains .

Nous ne saurions dire que nous partageons les idées de M. l'abbé Bethléem non plus que ses opinions sur la plupart. 4es écrivains qu'il cite, mais nous nous plaisons à reconnaître Ifespril de méthode dans lequel il est conçu, ainsi qu'à rendre;

|itico an but que l'auteur a voulu atteindre, utile au suprême,

Henri Bblleville.

Les Etudes Franciscaines (juin 1905). . ^

C'est un courageux, un audacieux et un très utile volume que vient de publier M. l'abbé B... Il vient de faire une œuvre profitable pour tous ses confrères...

La Vérité française (27 juin 1905).

Que de fois les pères, les mères de famille, les pi'ofesseurs. les directeurs de conscience, hésitent sur la valeur morale desouvrages qu'ils peuvent ou doivent laisser aux mains des enJTanis, de» ^ikP9fA et des pénitents ! Pour dissiper ces hésitalions et pour guider les intéressés avec le maximum possible de certitude, M. l'abbé Bethléem a entrepris la confection d'un catalogue raisonné llli robur et œs triplex

La Revue du Monde catholique ; L'ami des livres ; La Revue du Nivernais,

Une nouvelle édition de l'excellent livre de M. l'abbé

Bethléem vient de paraître. La première a été épuisée en

quelques mois. Succès considérable qui souligne l'opportunité

de cet ouvrage....

Loris Boulé.

Le Mois littéraire et pittoresque (août 1905).

Un livre qui aurait pu facilement devenir ridicule et qui est, au contraire, très intelligemment construit I On le conseillera

avec profit dans les familles chrétiennes Pour organiser ce

catalogue, l'auteur a dû s'imposer un travail énorme et délicat On l'excusera donc de n'être pas complet....

Il faut noter que les appréciations courtes que M. l'abbé Bethléem porte sur les romanciers qu'il connaît sont généralement fines, spirituelles et d*un goût très sûr. Son livre est ainsi d^une lecture aussi agréable qu'utile Il faut Ten féliciter....

La Revue du Clergé français (15 septembre 1905).

Ccst un ouvrage que tous les ecclésiastiques, et particulièrement les directeurs d'âmes, les prêtres chargés de patronages, de cercles, de conférences, de bibliothèques paroissiales ou scolaires, doivent avoir continuellement sous la main et

consulter sans cesse Le livre de M. Tabbé Bethléem leur

fournira toutes les indications utiles. J'ajoute avec plaisir que M. Bethléem fait preuve, en même temps que du tact sacerdotal le plus délicat, d'un goût littéraire sûr et d'un esprit

avisé et ouvert \

P. Despreux.

Le Polyhiblion (septembre 1905).

.... L'auteur ne me croirait pas, si je lui disais, pour lui faire plaisir que son livre est parfait. Il accuse d'abord beaucoup de lacunes, la classification est un peu flottante et imprécise, et enfin toutes les appréciations ne me paraissent pas parfaitement justes. L'auteur invoque, d'une façon peut être un peu exclusive, le témoignage du journal VUnivers et de la Revue L'ami du Clergé, qui à certains points de vue

sont un peu suspects L'auteur aurait dû étudier de plus

près la collection des comptes -rendus de romans publiés

depuis tout près de quarante ans par le Polyhiblion (1) »Te

lui conseille aussi d'élaguer toutes les réflexions parasites qui témoignent de l'esprit de l'auteur, mais ne sont d'aucune utilité pour le lecteur qui ne veut pas qu'on le distraie ou

qu'on l'amuse

Edouard Pontal.

(1) Nous avons passé en revuo depuis et utilisé dans celte 3* édition, les précieux penscignements du ro/^ô/6/<0«. Ils sont fort incomplcls et un peu suspects, mais ils nous ont rendu de réels sdrvices, nous le reconnaissons très volontiers.

Cosmos^ Revue polyglotte d'Amsterdam (octobre 1905).

.... Que de fois, amis de la langue française qui parcourrez ces lignes, n'avez-vous pas été en peine, lorsque vous vouliez faire lire à votre fils qui sortait du lycée, ou à votre fille jeune encore, un roman français moderne, intéressant bien écrit, et surtout chaste ! Que de fois, en Hollande et en Allemagne, les professeurs des Ecoles supérieures de jeunes filles ou les parents ne m'ont-ils pas demandé conseil à ce propos I Je pouvais citer quelques titres, mais relativement .peu. Car doaner une liste^ non pas complète, mais un peu riche, suppose des lectures nombreuses, presque innombrables

.... L*ouvrage de Fabbé Bethléem n'est pas parfait, mais il est assez bon pour 6ter le d^ir de le recomQiencer.... Ccst un ouvrage utile poup des 'i*eehei?ebiQS sur I«^ Uiiéralurc française, en même temps qu'un guide pour les lectures. Voilà pourquoi je demande à M. Tabbé Bethléem de corriger un peu son livre et de le tenir au courant. Si j*oae l'en prier, c'est que nous avons affaire à un esprit ouvert et libéral.

Hbnri Boi^necqitb, professeur à l'Université de Lille.

La Civilta^cattolicade Rome (!«' juillet 1905).

D'après tout ce que nous venons de dire, chacun peut

voir rimporlance de l'ouvrage et les grands services qu'il est appelé à rendre à la jeunesse, aux confesseurs, aux professeurs, aux bibliothèques circulantes et particulièrement à leurs directeurs

La Revue théologique française (octobre 1905).

Pour recommander ce livre dans cette revue, il suffirait d'en écrire le titre en gros caractères : pas un prêtre, pas un directeur de consciences, pas un organisateur de bibliothèques paroissiales ou scolaires qui ne cvùl, c\\ \e \\^î«vV^ ^^nc^vc

découvert le.volumo longtemps rêvé et cherché sur les romans à lire et les romans à proscrire.

Le livre de M. Bethléem tient encore plus qu'il ne promet... ' P. GÀltibr.

L'ami du Clergé (it novembre 1905).

- Inutile de souhaiter .bon succès à cet ouvraj^e, le succès lui çst acquis déjà... Succès inespéi-é peut-être, mais bien mérité le livre est indispensable à tous ceux qui s'occupent de bibliothèques paroissiales

Le Propagateur de Montréal (novembre 1905).

Le chroniqueur du Propagateur ne fait pas généralement l*arlicle à ses lecteurs. Pour une fois, il demande la permission de faire une réclame, une vraie, très nette et très franche* Il veut recommander à Tattention des prêtres, des religieuses, des directeurs d'œuvres et de bibliothèques paroissiales, un livre comme il s'en fait peu, un livre utile. Il s'appelle :

Romaiis à lire et romans à proscrire, il est né. à Cambrai

L'abbé Eue J. Aiclaik.

Parmi les périodiques qui, dans des articles plus ou moins étendus, ont bien voulu recommander l'ouvrage avec une très grande bienveillance, nous citons : x

L'Ami du Clergé (22 décembre 1904, couverture jaune) ; Le Correspondant (20 décembre 1904, page 1240) ; L'Echo du Peuple, de Cambrai (1" janvier 1905) ; la />ép^c/ie, de Lille (3 janvier 1U05 : La Semaine Religieuse du diocèse de Lyon (6 janvier 1905 ; La Métropole, do. Bruxelles (31 décembre 1904) ; LçL PatriP, de Bruges (19 janvier et 10 juillet 1905) ; Le Patriote, de Bruxelles (1" mars 4905) ; La Gazette de Liège (6 mai 1905); Le Joumal de Bruxelles (21 mai 1905) ; L'Express

— * XXHt ~"

du if iéK (16; janvier 1905); Le Ralliement, de Monlaubau (16 janvier 1905) ; La Justice sociale (21 janvier 1905) ; La Quinzaine (1" février 1905) ; ÛAmi de l'ordre, de Namur (24 janvier 1905) ; La Croix (31 janvier 1905 ; U juillet 1905) ; L'Action sociale de la Femme (20 février 1905) ; Le Trait d'Union {mars 1905) ; Le Bien public^ de Garid (17 avril 1905); Note» d'Art et d'Archéologie {nvril 1905) ^.Xa Revue bibliographique belge (28 février 1905) ; L'Ema'ncipateur, dé Cambrai (8 juin 1905) ; La Gazette de Cambrai (9 juin 1905) ; La Croix du Var (10 juin 1905) ; Le Drapeau, de Charleroi ; La Gazette du Tarn ; Le Courrier d'Ostende (26 novembre 1905) ; Le Viganais (27 août 1905) ; Le Parti français (mai 1905) ; Le Propriétaire chrétien (1" juillet 1905) ; La Semaine religieuse du diocèse de Cambrai (15 juillet 1905) ; Les Idées et les Livres (juin 1905) ; L'Education familiale, de Bruxelles (juillet 1905) ; Le Journal de Courtrai {6 août 1905) ; Le Mémorial de la Librairie, française (20 juillet 1905) ; Le Bulletin de Sainte-Catherine, Lille (août 1905) ; El mensajero del Corazon de Jésus, de Bilbao (août 1905) ; Les Annales de Notre-Dame du Sacré-Cœur (août 1905) ; La Correspondance helvétique (27 juillet 1905) ; Bulletin bibliographique du Musée belge ; Salutaris Hostia (août 1905) ; Le Noël (10 août 1905) ; Le journal de Péronne (24 août 1905) ; Le Glaneur, d'Uccle-Bruxelles (octobre 1905) ; Epinal catholique (1" octobre 1905) ; Le Bulletin de Saint- Martin et de Saint-Benoit (novembre 1905) ; Le Moniteur bibliographique, de Lyon (25 octobre 1905) ; La Chronique du Sud-Est (novembre 1905) ; Le Messager du Cœur de Jésus (janvier 1906) ; L'Enseignement chrétien (l" décembre 1905) ; la Riposte, d'Amiens (7 décembre 1905} ; La Femme contemporaine, supplément bibliographique (août 1905) ; La Revue apologétique, de Bruxelles (16 janvier 1906) ; Die christeliche Frau, de Friboui^ en Brisgau (novembre 1905) ; Madchenbil^ durig auf christlicher Grundlage, de Goblentz (décembre 1905).

Page 1