APPRÉCIATIONS
C'est VEmancipateuY de Cambrai qui, dans son numéro du 14 décembre 1904, signala le premier la publication de ce petit livre. Après avoir montré la place importante qu'a prise le romandans la littérature et la vie contemporaine, l'auteur de l'article écrivait :
Mais, va-t-on me dire, comment connaître ces romans dont Id lecture est inoffensive, voire même utile, bienfaisante, salutaire ? Pourquoi ne publie-t-on pas une liste des romans à lire, des romans à tolérer, des romans à proscrire ?
Que de fois ne m'a-t-on pas fait pareille déclaration ? Et je répondais : Vous avez mille fois raison ; il est à souhaiter que l'on publie un catalogue clair, raisonné, motivé, donnant les indications dont vous parlez. Mais ce catalogue, ce guide ii*existc pas. Comme vous, je fais les vœux les plus ardents pour son apparition ; aussitôt que je le verrai poindre à Thorizon, je donnerai un coup de clairon pour vous le signaler ; mais j'ai fort peur que vous attendiez longtemps cette vibrante sonnerie. — Et pourquoi donc ? — Pourquoi ? Tout simplement parce que l'élaboration d'une pareille œuvre exige une somme de travail énorme, des recherches innombrables, une lecture immense
M. l'abbé Louis Bethléem a eu ce courage, cette intrépidité, cette vaillance, il a triomphé de tous les obstacles ; et la liste des romans à lire, à tolérer, à proscrire, est faite de main de maître. Elle est très claire, très complète, parfaitement raisounéc, et très facile à consulter
Propager ce livre, c'est travailler de Va tac^v^w \^ \)\\.vè» vcvvivv-
toire et la plus efficace pour le bien de la religion et de la
société. Or, s'il est uii travail dont l'opportunité et l'urgence
s'imposent avec évidence, n'est-ce point celui-là ? Puissé-je en
avoir doiuié la conviction à tous ceux qui liront ces lignes :
c'est mon vœu le plus ardent.
Un vieux Lecteur.
Le vœu du « vieux lecteur » a été exaucé : le petit livre a obtenu, dès son apparition, un éclatant succès. Des journaux et des revues catholiques l'ont annoncé avec force éloges ; des écrivains étrangers ou hostiles à ridée religieuse et à la doctrine de l'Eglise, l'ont apprécié, les uns avec courtoisie, les autres avec stupeur ; des amis connus et inconnus ont applaudi des deux mains à notre œuvre, et nous ont dit ou écrit qu'elle avait déjà fait grand bien; enfin, deux éditions ont été enlevées en quelques mois.
Nous ne reproduirons pas tous ces témoignages de sympathie et toutes ces critiques dont le relevé remplirait une grande partie de cet oi/vrage. Nous jugeons cependant à propos d'en faire connaître quelques-uns à ceux qui, un peu partout, sont devenus nos auxiliaires et nos amis.