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Romans à lire et romans à proscrire; essai de classification au point de vue moral des principaux romans et romanciers de notre époque (1800-1914) avec notes et indications pratiques

Il est connu dans toutes les parties du monde : depuis près de dix ans qu'il a paru, il a obtenu auprès du clergé, des familles et des œuvres, un succès considérable ; pour beaucoup, il est devenu classique. •

Il se recommande à tous par les services qu'il a rendus, par la multitude de renseignements qu'il donne, par le bien qu'il a réalisé, et enfin par les hautes approbations dont il a été honoré.

C'est une œuvre non moins vaste que nécessaire, disait la lettre pontificale adressée à l'auteur le 14 janvier 1913, une œuvre qui fait le plus grand honneur à votre zèle et à votre activité sacerdotale, et qui mérite au plus haut point la reconnaissance de tous les honnêtes gens et surtout des pasteurs des âmes... Le Saint-Père s'applaudit de ces succès... De tout cœur, Sa Sainteté vous approuve et bénit votre œuvre...

La suprême approbation du Souverain Pontife, ajoutée à tant d'autres, a déjà consacré le succès de notre petit livre. Elle groupera, en rangs plus serrés encore, le public catholique autour de l'œuvre de salubrité morale et d'apostolat catholique dont Romans à lire... fut le premier essai.

3 mai 1914.

Lettre de Son Eniinence le Cardinal MERRY DEL VAL

Dal Vaticimo, le 1S Juin 1908.

Monsieur le Curé,

Le Saint-Père me charge de vous remercier de Vhommage que vous lui avez fait de votre très intéressante classification des yrindyaux romans et romanciers de notre époque. Sa Sainteté espère que c travail, qui vous a valu à plusieurs reprises les félicitations de vos supérieurs hiérarchiques, sera de grande utilité pour les âmes, et, volontiers Elle vous accorde la Bénédiction apostolique.

En vous remerciant de Vexemplaire que vous avez bien voulu m'envoyer, je vous prie d'agréer, Monsieur le Curé, Vassurance de mes sentiments très dévoués en N.-S.

R. Cardinal Merry del Val.

Lettre de Sa Grandeur Monseigneur DELAMAIRE

ARCHEVÊQUE DE MÉTHYMNE

ARCHEVÊCHÉ Cambrai, le 2.9 Février i908.

DE CAMBRAI

Monsieur VAbbé,

La question du choix des lectures à faire est trop grave, surtout à Vheure actuelle où Von écrit tant, pour que je ne me réjouisse pas grçindement de la faveur qu'obtient votre livre Romans à lire et Romans à proscrire.

Puisse-t-il aider nos catholiques à comprendre les graves dangers que la littérature contemporaine peut faire courir non-seulement à leur foi et à leurs

inœars, mais même à leur saine instruction générale, par tant d'ouvrages dont, bien souvent, la seule valeur est une certaine perfection de forme et de mise en scène.

On a beau se défendre d'aller apprendre se histoire ou sa religion au théâtre ou dans les romane c'est bien là pourtant que des milliers d'esprits super ficiels vont se faire leur mentalité sur ces choses ei sur une foule d'autres.

Par vôtre judicieuse et ferme critique, her abbé, vous mettez à nu l'erreur et le vice, et vous brisez ■> charme des belles phrases et des spécieux sophismes c'est une bonne action dont je vous félicite et vous remercie.

AgréeZy cher abbé, avec mes vœuxc de succès pour votre nouvelle édition, l'assurance de mon plus affectueux: dévouement en N.-S.

t François,

Archev. Coadj.

de Cambrai.

AïiCHEVÊCHÉ Cambrai, le 25 Octobre 190'i.

DE CAMBRAI

Cher Monsieur l'Abbé,

Nous avons toujours applaudi à la création O' bibliothèques paroissiales, et là où elles existaient nous avons souhaité leur développement.

Vous êtes à 'la tête de cette œuvre des Bons Livr dans la paroisse métropolitaine et vous la dirige <ivec zèle. Vous voulez davantage.

Quels sont les bons livres ? Quels sont les mauvai livres ? Que faut-il lire ou ne pas lire ? De quoi peut se composer utilement une bibliothèque paroissiale,

etc ? Telles sont les questions vrainient pratiques que vous posez et résolvez en même temps. Votre livre répond à une vraie nécessité et rendra service à bon now.hr e d'ecclésiastiques ou de directeurs de cercles, d»: patronages, de conférences. Vous çiidez puissamment à distinguer le bon grain de Vivraie.

Quelle barrière opposer à cette contagion de mauvais livres qui s'étend et gagne de proche en proche comme une gangrène, ut cancer serpit ? A tout prix, il faut offrir à ceux qui ont le temps et le goût de lire, assez de bons livres pour leur ôter la tentation d'en lire de mauvais ou de dangereux. A tout prix, il faut neutraliser faction du poison par celle de Vantidotc, si, malgré notre vigilance, le poison arrive jusqu'aux ânies.

Partout, c'est la guerre de la sagesse du monde contre la sagesse de l'Evangile ; de la raison humaine contre la raison divine ; des passions brutales contre le frein qui les réprime. On flétrit dans le cœur de la jeunesse tout germe de religion, de vertu, d'honneur. Le mauvais livre, le roman impudique et le feuilleton déshonnête, voilà les béliers qui ébranlent les fondements de l'édifice social. Que nos bibliothèques paroissiales soient comme autant d'arsenaux munis de toutes pièces, comme cette tour de David, d'où pendent mille boucliers, où chacun puisse s'armer du casque du salut et du glaive de la parole pour la défense de la justice et de la vérité contre le mensonge et l'iniquité.

Le pape Grégoire XVI disait à la fin de son pontificat : « Parmi les plus cruelles calamités de la religion catholique en nos temps difficiles, la principale est, sans contredit, la multitude des livres pestilentiels qui, comme les sauterelles sorties du puits de Vabîme, couvrent toute la vigne du Seigneur pour la dévaster, n

Que de fois ses successeurs ont jeté à leur tour bcri d'alarme, et Nous même, dans le cours de 7>ios visites pastorales, faisant écho aux grandes voix rcnnaines, Nous avons souvent appelé Vattention de nos diocésains sur les dangers des mauvais livres et de la Presse*licencieuse. Hélas ! qui dira jamais les dmes perdues par la lecture des livres impies ou immoraux ? Il y a certains romans, par exemple, uu frontispice desquels on pourrait écrire ce que Dante inscrivait sur la porte de son Enfer : a Vous tous qui entrez, laissez ici Vespérance. » Que de romanciers qui sont de vrais malfaiteurs, de vrais meurtriers... Autrefois, en place de Grève, on a brûlé des écrits moins corrompue et corrupteurs que ceux de nos jours.

Quiconque parcourra votre ouvrage; Monsieur Vahhé, trouvera une liste d'auteurs sûrs et recommandahles, et des indications aussi nettes que précises sur leur style, leur genre, leur valeur. Encore une fois, merci du service rendu.

Recevez, Monsieur Vabbé, Vassurann Ut- mun i^ternel dévouement.

IM.-A. SONNOIS, Archevêque de Cambrai.

ARCHEVÊCHÉ Cambrai, le 12 Avril l^0ij

DE CAMBRAI

Monsieur VAbbé,

J'accorde bien volontiers Tlmprimatiu' que vous rrJ'avez demandé pour la 2^ Edition de votre livre . Romans à lire et Romans à pros-ci'ire.

rai la conviction que ce livre peut êtrt i/f .^ utile, surtout aux Directeurs des personnes chrétiennes, qui

sont souvent consultés sur ^'5 lectures qu^on peut foire, et sur celles qu'on doit s'interdire.

Les -félicitations que vous avez reçues pour 'a l" Edition déjà épuisée, témoignent que votre travail e.it bien apprécié, et elles promettent un succès meilleur encore à la 2* Edition, qui profite des observations qui vous ont été faites.

Cest mon vœu le plus sincère, que je vous prie, Monsieur Vabbé, de vouloir bien agréer.

Y Henri Monmer,

Ev. de Lydda, v. g.

ARCHEVÊCHÉ Camhmi, }o /;; Février tf)06.

DE CAMBRAI

Cher Monsieur VAbbé,

Vous me demandez [Imprimatur pour la 3'' édition de votre livre : Romans à lire et Romans à pioscrire. Je m'empresse de Venvoyer avec mes félicitations les ■})lus sincères.

Votre livre deviendra classique. Les directeurs (l œuvres de jeunesse^ les prêtres chargés des bibliothiques paroissiales, les pères et mères de famille a,i bénéfice de Irurs eiifants, le consulteront volontiers. Les gens du monde conscieiicieux et réfléchis lu* accorderont leur suffrage.

De nos jours on lit beaucoup et on veut tout lire. Qui jamais dira le charme de la lecture, mais qui en dira la puissance sur Vintelligence humaine ? Ce que Dante a dit à Virgile : u Tu duca, tu Signorc e tu maestro, Vous êtes mon guide, mon Seigneur et mon maître », que de lecteurs doivent le répéter aux ^tuteurs qu'ils ont Ijus ou approfondis ! La pensée de

Vécrivain se verse youUe à goutte. Elle pénètre l'intelligence comme une essence pénètre le vase qui Ui reçoit. Qui ne connaît Vadage : « Dis-moi qui tu préqucntes, je te dirai qui tu es ? » Autant le livre portant le triple cachet du vrai, du beau, du bien, rend de sigîialés services, autant le livre écrit contre la foi ou les mœurs m^apparait comme un livre perfide malgré ses formes attrayantes et ses dehors brlUants. Qu'importe que la coupe soit bien ciselée si elle contient du poison? Qu'importe que le poignard son. émailié de pierreries s'il donne la mort ? Les livres délicatement immoraux; sont souvent plus dnvqrvf'u.r que les livres grossièrement obscènes.

On ne saurait assez Vétablir : beaucoup de romans composés avec un art savant, parés des charmes de la littérature, ont été néanmoins de vrais séducteurs ?,t de vrais meurtriers d'âmes au point que leurs auteurs méritent d'être appelés des empoisonneurs ou

def, malfaiteurs publics. , -^ -

, Rousseau, a écrit quelque part : « Je ne regarde aucun de mes livres sans frémir ; au lieu d'instruire, je coiTOmps ; au lieu de nourriture je dnnnp du iioison, mais la passion, m'égare. »

Qu'un homme disparaisse, frappé par le co aicuu dun assassin, vous entendez plaintes sur plaintes, doléances sur doléances, protestations sur protesfaffons, et certes ?/?) parrîl rrîmr csf digne dUine profonde réprobation.

Mais qu'un homme perde son àmc, la .stmiUr ou îj ternisse, et chose plus condamnable encore, cherck? à répandre autour de lui les germes morbides qui Vont ainsi dégradé, qui pleure, qui gémit, uni vrofeste ?

Pour les individus, les familles, les sui nit'^, jt /ctv H des dangers permanents de lamentable déchéanrr e* d'irrémédiable décadence. N'est-ce donc pa

jet d'amère tristesse que le spectacle de ces infir-^

'tés intellectuelles et de ces laideurs viotales ?

Préoccupé du salut des âmes, en véritable apôtre, l'^us essayez, Monsieur Vahhé, de prémunir les lecteurs contre de si graves périls, et, séparant le bon grain des herbes malsaines, vous dites avec un accent vraiment sacerdotal : u Si vous mangez^ de tel arbre, vous mourrez. Si au contraire, vous allez dans tel jaidin, plantes, fleurs et fruits, tout contribuera à vous nourrir et à vous récréer. » En faisant cette sélection, votre plume fut-elle trop sévère ? Je ne le crois pas. J'estime au contraire que vous avez fait une œuvre excellente. D'ailleurs vous avez reçu la haute approbation du Pontife diocésain. Quelle meilleure récompense ?

Recevez, Monsieur Vabbé, Vassurance de mes sefifiments les plus affectueux.

Em. Lobbedey,

des précédentes éditions

C'est L' Emancipât eur de Cambrai qui. dans son numéro du 14 décembre 1904, signala le premier la publication de ce petit livre. Après avoir montré la place importante qu'a prise le roman dans la littérature et la vie contemporaine, l'auteur de l'article écrivait :

Mais, vu-t-an nie dire, coiiinieiit coimaîtie ces romans dont la lecture est inoffensive, voire même utile, bienfaisante, salutaire? Pouniuoi ne publie-t-on pas une liste des romans à liie, des romans à tolérer,

des romans à proscrir

Que de fois ne m'a-t-on pas f;iit paieille déchuation ? Et je répondais : Vous avez mille fois raison ; il est à souhaiter (jue Ton publie un catalogue clair, raisonné, motivé, donnant les indi(;ations dont vous parlez. Mais ce catalogue, ce guide n'existe pas. Gomme vous, je fais les vœux les plus aidents pour son apparition ; aussitôt cpie je le verrai poindre à l'horizon, je donnerai un coup de clairon pour vous le signaler ; mais j'ai fort peur (jue vous attendiez longtemps cette vibrante somierie. — Et pourciuoi donc ? — Pouiquoi ? Tout simplement parce tpie l'élaboration d'une pareille œuvi-e exige une somme de tinvail énorme, des lecherch^'s innombrables, une lecture immense...

M. l'abbé Louis Bethléem a. eu ce courage, cette intrépidité, cette vaillance, il a triomphé de tous les obstacles ; et la liste des romans à lire, à tolérer, à proscrire, est faite de main de maître. Elle est très claire, très complète, parfaitement raisonnée, et très facile à consulter...

Propager ce livre, c'est travailler de la façon la plus méritoire et la plus efficace pour le bien de la

Z PRKFACE

religion et de la société. Or, s'il est un travail dont l'opportunité et l'urgence s'imposent avec évidence, n'est-ce point celui-là ? Puissé-je en avoir donné la conviction à tous ceux (|ui liront ces lignes : <^est mon vœu le plus ardent.

l \ MF.rx Lectfx'R.

Le vœu du (( vieux lecteur » a été exaucé : le petit livre a obtenu, dès son apparition, un éclatant succès. Des journaux et des revues catholiques l'ont annoncé avec force éloges ; des écrivains étrangers ou hostiles à l'idée religieuse et à la doctrine de l'Eglise, l'ont apprécié, les uns avec courtoisie, les autres avec stupeur ; des amis connus et inconnus ont applaudi des deux mains à notre œuvre, et nous ont dit ou écrit qu'elle avait déjà fait grand bien ; enfin, trois éditions ont été enlevées en moins de trois ans.

Nous ne reproduirons pas tous ces témoignages de sympathie et toutes ces critiques dont le relevé remplirait une grande partie de cet ouvrage. Nous jugeons cependant à propos d'en faire connaître quelques-uns à ceux qui, un peu partout, sont devenus nos auxiliaires et nos amis.

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