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. Le Comte A. de Saint-Aulaire (Dordogne, 1842), a. réuni dans ses œuvres la science de l’historien, l’ardeur, et là dextérité de métier du feuilletoniste et la vervebonhomme du vrai conteur : Entre V amour et l’amitié ; La ferme d’ Herbigny (tragique) ; La Vierge de Nuremberg (bienfaisant) ; Chronique de la forêt de Sauvagnac ; Plus fort que l’amour ( c’est la haine pour un italien dont le père ne veut pas pour sa fille) ; M imbal (les guerres féodales au XIIIe siècle).
Charles de Rouvre (Bue, 1871), peut figurer avec honneur dans les rangs des romanciers utiles avec A deux , (récit attendrissant de la misère des employés et des employées) et Française du Rhin (patriotique). La TJrincesse Esseline est l’histoire assez ordinaire d’un mariage contrarié.
Jeanne Sandol, (Vienne, Isère, 1825), un petit nom à< écrire en petites lettres au livre d’or des bons romans, avec Le puits qui parle ; Marthe ; Le roman d’un désenchanté.
Arthur Savaète, (Caestre, 1858). Poète, littérateur, directeur de La Revue du monde catholique j il a déployé, dans des romans entraînants et «■ rococo toutes les richesses de son imagination. Citons : Les Naufragés de Kertugal ; Les rivales amies ;Zuléma ou la faute d’un père (aux temps héroïques de l’Espagne) La dame blanche du Val d’Halid ; La Main noire ; Les Vengeurs de la Main noire (trois romans historiques sur la fameuse secte de l’Espagne) ; Soirées franco russes (questions historiques contemporaines).
P. A. Sheehan, auteur irlandais, qu’on a comparé à Yves le Querdec et qui a apporté à nos gourmets debonne littérature. des livres empoignants : Mon nouveau vicaire , Journal humoristique d’un vieux curé ; Ames celtiques et âmes saxonnes ; Luke Delmelge ; Geoffroy
Austin (la vie douloureuse, parce que peu surnaturelle, dans les collèges d’Irlande) ; Le succès dans l’échec (suite du précédent). Que le lecteur se dégage d’abord de ,1a « mentalité » française* qu’il s’imprègne de l’atmosphère d’outre-Manche ; pour peu qu’il soit familiarisé avec les inattendus du style anglais, il sera charmé et ravi de ce ton rêveur et parfois très comique.
Charles Simond. ancien directeur de la « Bibliothèque populaire » et de la « Bibliothèque des voyages autour du monde ». OEuvres : L’agonie d'une race (adaptation de Krazouski, le grand romancier polonais) ; L’expiation ; Le secret de Rock.
Auguste Snieders, (1825-1904), journaliste, poète et. romancier belge, né en 1825. Un émule d’Henri Conscience par la bonhomie et la saveur llamandes de ses récits : Sous le grand hêtre ; Le maître d’école pauvre ; La sœur hospitalière ; Bonheur caché ; L'incendie d’Anvers ; Les chauffeurs ; Au bagne ; etc.
Le Commandant Stany, de son vrai nom Auguste Louvel (1823-1899). lia réuni de nombreux bataillons de lecteurs, autour de L'abbé Corentin ; Mabel ; Le docteur Léonad ; Un drame aux antipodes : Les épingles de Sainte Catherine ; Geneviève de Nauvailles ; Miette ; La terreur sous Rosas ; Le Marquis de Kéralain ; Une faute (avec précaution).
P. Suau. Le Dr Pliobos (les politiciens à double face) intéressera surtout les jeunes gens qui s’occupent de politique.
Hesba Stretton. Œuvres : Le docteur dans l’embarras; A travers l’orage ; La voie douloureuse (scènes des persécutions contre les stundistes en Bussie).
William Thackeray, (1811-1863), célèbre romancier anglais. Dut sa célébrité au Livre des Snobs , pamphlet
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moral et unique qui exerça une immense influence... Scs romans de grande haleine sont presque tous des chefsd’œuvre : ce sont des satires énergiques, mais sincères et loyales, des tableaux et des analyses, finis comme les œuvres d’un peintre hollandais. Citons seulement pour cette série : La foire aux vanités ; Dary Lindon ; Henri Esmond ; Mémoires d'un valet de pied ; Morgianna ; Pendennis .
Madame P. A. Tillière. Imitations ou traductions anglaises : La fortune du vieux Myddelton ; Le talisman des Lymvod ; Marjorie .
Marcel Tissot. Œuvres : Antoinette de Montjoie ; La comtesse Brigitte ; Le capitaine philosophe ; Le manoir et le monastère ; Montmahoux et Passavant ; La veuve d’Attila .
Victor Tissot, écrivain français d’origine suisse, né en 184o. 11 dut sa célébrité à son roman : Voyage au pays des milliards (La Prusse), qui fut vendu en quelques semaines à oO.OOO exemplaires (pas pour jeunes gens).
Depuis il a fondé Mon Dimanche (journal-magazine bebomadaire) et écrit plusieurs romans de mœurs sur la Russie, la Suisse, Vienne, etc. De Paris à Berlin ; Les Prussiens en Allemagne ; Voyages aux pays annexés ; Vienne et la vie viennoise ; Jeunes filles ; Simonne ; Un lys dans la neige, etc., visent un peu aux effets de décors, mais ils sont intéressants... pour les grandes personnes.
Tout le monde peut lire : Aventures de trois fugitifs ; La vie en Sibérie ; La prisonnière du Madhi ; Aux pays des nègres ; Au pays des glaciers 1 La Chine ; Le pôle Nord et le pôle Sud ; Russes et Allemands .
Gustave Toudouze (1848-1904). Un amateur de voyages, qui a décrit avec beaucoup d'art et des couleurs à la Loti, U 1 ta lie, les cotes bretonnes, etc.
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Citons ici, parmi ses trente ouvrages : La Sirène (souvenirs de Capri) ; Le cècube de Van 79 ; La coupe d’Hercule ; Mademoiselle (couronné par l’Académie) ; Le démon des sables ; L’île aux mystères (Madagascar, empoignant) ; Le père Froisset ; Le pompon vert ; Livre de bord ; Le mystère de la chauve-souris (très mouvementé) ; La vengeance des peaux de bique ; Le bateau des sorcières ; L’orgueil du nom ; Enfant perdu ; et ses autres romans à l'usage de la jeunesse , chez Hachette.
Pour achever de caractériser l’auteur, nous signalons ces quelques romans d’amour : Toinon, mœurs parisiennes (adultères, inceste, frénésies du vice décrits avec complaisance et horriblement châtiés) ; Voyages de noces (honnête) ; Les chiennes de ténèbres (genre feuilleton, assez honnête).
Antony Trolloppe, romancier anglais (1815-1882). Il a laissé une quantité d’ouvrages où il retrace les scènes de la vie de famille, et les mœurs des cercles. Nous citons ici : Le cousin Henry (tout à fait inollensif) ; Le domaine de Belton ; Rachel Ray ; Les tours de Barchesler ; La veuve remariée ; Qïil pour œil.
MlSTRESS Trollope (1751-1863), mère du précédent, romancière, qui a surtout observé et dessiné les travers des femmes anglaises. On lira La pupille .
Mne C. Trouessart, une passionnée des lettres, qui commença à écrire dès qu elle sut tenir une plume, et qui, depuis, rra pas de plus grande joie que de créer des personnages et de jeter sur le papier ses pensées et ses rêves. Au début de sa carrière, elle dut, comme beaucoup d’autres, supprimer, pour complaire à ses éditeurs, tous les passages religieux de ses œuvres ; aujourd’hui, nous écrit-elle, il n’en est plus ainsi, Dieu merci.
Ses œuvres n’ont pas fait grand bruit dans le monde de
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1$ critique ; elles peuvent cependant procurer grand plaisir à ceux qui les liront.
Rappelons ses nombreux feuilletons, nouvelles* chroniques, comédies, parus dans divers périodiques et citons ici* pour les jeunes filles : Aveugles ; Deux fiancées ; Sçule ; Le mariage d'Hervé ; Le secret d’Antoinette ; pour les jeunes femmes : Inséparables ; Un rêve à deux ; Cœur fermé ; pour les enfants : Les neveux de tante Armelle ; Grandir ! (suite du précédent).
Georges du Vallon, de son vrai nom, Amélie de Brâuer, comtesse de Sars, (Paris, 1860).
Ses ouvrages écrits avec grâce, mesure et distinction, stigmatisent les erreurs de notre époque, comme la libre pensée {La libre penseuse ), le nihilisme ( Natalie Kou' mariof) ; ou préparent des mariages au milieu de scènes dramatiques et honnêtes : Un amour en Russie ; La roche d’enfer ; La comtesse Xénie ; etc\ Un roi de théâtre, s'adresse plutôt aux grandes personnes.
HlPPOLYTE Verly, un lillois, né en 1838, membre de la Commission historique et directeur de L’Echo du Nord. Gens de vieilles roches ; Histoire du pays flamand ; Van Brabant et Cie, sont bien troussés et dégagent un vrai parfum de terroir ; mais ils flairent un peu le voltairianisme.
Herbert-Georges Wells, né en 1866, ancien professeur de sciences, écrivain anglais qui débuta dans le roman en 1895.
Pans ses œuvres déjà nombreuses, il ressuscite des. mondes morts, il crée des mondes virtuels et possibles, et y fait courir des récits étranges avec toute la promptitude et l'élan prodigieux de ses machines. . . Ces fictions extraordinaires^ qui bouleversent toutes les lois de la nature, ont fait comparer l’auteur à Jules Verne, à Swift, à Edger Poë, à Villiers de Pfsle Adam, à Voltaire. Elles.
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ont été presque toutes traduites en français ; mais elles, ne sont pas toutes absolument irréprochables au point de vue moral. Nous citons : La machine à exploiter le temps ; La visite merveilleuse (un ange sur la terre ; son rôle est un peu ridicule et les visités fort crédules ; La guerre des mondes (envahissement de la terre parles habitants de Mars) ; Quand le dormeur s'éveillera (au XXIIe siècle, combat des aérophiles et des aéroplanes ; L’amour et M. Lewisham (dangereux) ; Les premiers hommes dans la Lune ; L'homme invisible (reproduit par La Dépêche , en 1905) ; Place aux géants ; Récits de V espace et du temps (recueil de nouvelles) ; Miss Waters (une sirène quitte la vie sous-marine pour poursuivre un humain et l’entraîner dans une aventure qui . . . n’est pas pour jeunes filles).
Mme Colette Yver, femme-auteur qui aborde dans cinq ouvrages bien écrits les questions sociales et psychologiques : Cervelines ; Comment s’en vont les reines (drame émouvant et psychique); Princesses de science (tend à montrer l’incompatibilité de l’art médical et même de la science avec les devoirs d’épouse et de mère). Cedernier livre a obtenu en 1907 le prix que « La Vie Heureuse » décerné à l’ouvrage le plus remarquable del’année.
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ou
Récits, Nouvelles,
Romans divers
qui peuvent être généralement laissés entre toutes les mains
Virginibus puerisque canto...
Voici la pleine adolescence, l’âge de l’éveil des sens et des passions impérieuses, l’âge où bientôt, selon le mot de Chateaubriand, on va se coucher enfant pour se réveiller homme.
C’est le moment où on lit le plus, et où il importe le plus de diriger le choix des lectures.
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La jeune fille a quitté la classe ou la pension pour rentrer dans sa famille : elle a quinze ou dix-sept ans. Tout sourit autour d’elle comme à une fleur qui va éclore, dans une matinée de printemps. O gioventu, primavera délia vita.
Tout s’agite aussi, comme pour préparer à celle qui vient s’asseoir timidement au banquet de la
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vie, une table digne d’elle... Et tout ce qui s’agite, -comme tout ce qui sourit, doit contribuer à l’établir socialement dans son état définitif.
Ces années si douces qu’elle passe dans sa famille, en faisant graduellement son « entrée -dans le monde », doivent être avant tout des années d’achèvement ou plutôt de préparation. Contrairement à ce qu’elle se figure peut-être, «on éducation surnaturelle, intellectuelle et morale n’est pas finie ; tant s’en faut...
Que va-t-elle lire ? Tout ce qui s’amasse sur la table de famille, et même un peu de ce que père et mère abandonnent sans réflexion de tous •côtés ? Non certes, si les parents veillent et ne laissent pas le choix de ses lectures, comme de ses autres occupations, aux hasards de ses caprices,aux attraits d’une curiosité toujours périlleuse. Non encore, si elle-même a conscience de tout son devoir : elle aura assez d’esprit et de sérieux pour faire habituellement des lectures édifiantes et élevées ; assez d’activité et de culture intellectuelle pour faire des lectures qui l’instruisent ; assez de vertu et de docilité, pour se contenter, en fait de nouvelles et de romans, de ce qui ne peut ni lui nuire, ni la troubler.
Puisse cette liste la guider un peu dans ses sages recherches : nous n’y signalons pas tous les ouvrages de fond qu’elle doit lire. Il nous suffit à présent, pour remplir notre but, de citer les ouvrages littéraires et d’imagination, en prose,
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qui peuvent sans danger l’intéresser, tout en complétant ses connaissances.
Le jeune homme achève scs humanités ; il n’est plus à l’âge charmant, il est à l’âge où tout change. L’heure va venir, vient, est venue, où la pureté, qui n’était qu’une possession tranquille, va devenir une laborieuse conquête et une vertu. Une perturbation se produit dans tout son être : sa curiosité naturelle va se porter sur des horizons nouveaux ; il lit plus que jamais dans les paroles, les actes, les yeux des grandes personnes et dans ceux des grands, ses aînés ; il cherche à lire dans leurs livres.
Et pourtant, chacun le sait et nous l’avons dit en parlant de l’éducation de la pureté, ce serait folie de mettre cette jeune âme, sans transition et sans contrôle, en présence de tout ce qu’elle ignorait hier, et qu’elle devine aujourd’hui. Il y a ici de sages mesures à prendre : nous le répétons, ce n’est pas à des livres quelconques qu’il faut laisser le soin d’une si délicate éducation.
C’est pourquoi nous établissons cette nomenclature, où les jeunes gens trouveront de quoi apprendre et se récréer, sans aucun danger ; de la littérature des voyages, de l’histoire, de captivantes intrigues.
Cependant, les livres de cette catégorie ne sont pas tellement propres aux cc jeunes », que les*
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personnes plus âgées, et surtout les aînés de la famille, ne puissent les lire avec intérêt et profit. Adolescent iarn alunt , senectutein détectant , comme s’exprime Cicéron.
Il y a un certain enfantillage d’imagination qu’il faut garder toute sa vie, a écrit Doudan (i). Heureux ceux qui ont su le garder, et qui, aux jours d’épreuve .et de lassitude d’âme, savent y faire appel. Ils trouveront, dans ces livres tranquilles et bien écrits, dont plusieurs sont de bonnes actions, non seulement un aimable badinage et une récréation à subir, mais un refuge, un réconfort et parfois une lumière. Lire un petit livre dans un petit coin, c’était le rêve de je ne sais quelle belle âme ; tous ceux que nous citons ne sont pas de petits livres, mais ils sont à lire par tous ceux qui ont conservé une belle âme et désirent l’embellir encore.
Nous n’étonnerons personne, en disant que cette recommandation si souvent renouvelée est — de nos jours plus que jamais — accueillie avec indifférence ou scepticisme. Ces ouvrages dont nous parlons sont en effet tenus en fort médiocre estime par les personnes du monde et même par les gens « bien pensants ». Les uns les dédaignent, parce qu’ils sont enfantins ou sermonneurs ;
(1) Littérateur douaisien (1800-1872), a laissé une nombreuse correspondance, que ses amis ont publiée après sa mort.
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les autres les redoutent, à titre de fictions dangereuses ou « migrainifères » ; d’autres enfin les abandonnent par préjugé et parti pris, sans autre forme de procès.
Il y a, au fond de ces appréciations diverses, des préoccupations très respectables, mais aussi des points de vue qu’il serait dommageable de généraliser.
Lorsque, dans le courant du siècle dernier, le roman cessa d’être « une liqueur fine distillée à l’usage des palais raffinés », pour devenir populaires (v. g. les premières éditions Charpentier à 3 fr. 50) et pour porter à tous des idées et des thèses, il se produisit parmi les catholiques lettrés une émotion profonde.
Des • pléiades d’écrivains, qui paraissaient désignés pour des études plus didactiques, s’engagèrent dans la voie où « romançaient » des génies — j’allais dire de mauvais génies, — et s’efforcèrent d’opposer à la diabolique éloquence du mal, la noble influence de fictions moralisatrices, et de dresser, à côté et au-dessus des travaux de l’impiété ou de l’immoralité, les superbes monuments de la religion catholique.
L’entreprise était tellement ' malaisée que les meilleurs critiques la jugent actuellement encore impossible à réaliser.
Si, en effet, il s’agit seulement de construire un roman religieusement neutre ou simplement
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inoffensif, les classiques couchers de soleil, les effets de brume, les contrastes entre le crime et Tinnocence, la misère et l’opulence, l'inventaire d’un mobilier de salon ou de garni, deux ou trois brigands du côté des messieurs, une orpheline du côté des dames, des échanges de soupirs et quelques clichés de même acabit, peuvent à la rigueur suffire et réussir.
Mais s’il s’agit de faire un roman catholique, un roman de vie catholique, les difficultés sont extrêmes. Sacrifier résolument le respect humain, éviter le ton prêcheur et les multiples défauts propres aux pieuses rapsodies qui encombrent les catalogues de livres de prix et les bibliothèques paroissiales, pénétrer dans le vif de la psychologie religieuse, comprendre, décrire les rêves, les aspirations et les œuvres des âmes d’élite qui peuplent nos paroisses de foi, les faire vivre dans des romans comme Feuillet, Bourget et autres ont fait vivre, dans les leurs, les mondaines, les pédantes, et les maladives : tels sont, en résumé, les sujets sublimes ou plutôt les obstacles insurmontables auxquels sont venus se heurter la plupart des écrivains dont nous nous occupons.
Ils ont beaucoup produit cependant : et à les juger dans l’ensemble, pluribus non off'endar maculis , nous sommes en droit d’affirmer que, s’ils n’ont pas donné le roman catholique idéal,
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ils ont produit des œuvres vraies, saines et édifiantes.
Ils ne sont pas tous des maîtres de style, des mandarins de haute couleur, de grands seigneurs dans la république des lettres ; mais ce serait aveuglement et injustice de les représenter tous comme de sombres pédagogues sans autorité, portant de caduques étuis à sermons, et distribuant l’ennui sous forme de romans incolores. Il y en a malheureusement qui sont tels — il y en a trop — mais il en est d’autres ; il y en a qui, supérieurement doués, ont préféré la défaite avec Caton, à la victoire avec les Dieux du jour ; il ne leur manque rien ou presque rien pour être parfaits ; il ne leur manque, pour être célèbres, que l’investiture des maîtres de la réclame.
Tous leurs ouvrages ne sont pas des chefsd’œuvre ; mais ils sont encore bien moins, pris dans leur totalité, de cotonneux enfantillages. La psychologie y est mutilée, dit-on, parce qu’elle supprime tout un côté de la vie qui est aux yeux des sages du monde, la vie tout entière... Est-elle pourtant de ce fait, plus fausse et plus imparfaite que celle des romanciers mondains? L’analyse y fait défaut, ajoute-t-on ; mais l’analyse chez les... autres, offre-t-elle tant d’intérêt, en dehors des cœurs et sentiments malsains qui en font l’objet? Du reste, l’analyse n’est pas l’essentiel dans le roman ; ce qui doit y prévaloir, c’est l’émotion.
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Or, nos bibliothèques catholiques, sagement organisées, abondent en œuvres d’émotion.
Ces quelques réflexions nous autorisent à. conclure que nos écrivains valent mieux que leur réputation. Et pourtant, ils continueront d’être délaissés. Pourquoi ? (i).
Lorsque l’illustre Père Hermann se présenta pour la première fois en habit religieux devant George Sand, celle-ci, en guise de salut, secontenta de lui dire avec un petit air pincé : «Tiens, tu t’es fait capucin ! »
Cette anecdote est tout un poème : elle traduit, non seulement le dédain que professait pour lareligion la « bonne dame de Nohant», mais aussi, elle dit le cas que l’on fait dans les salons mondains et dans les laboratoires de critique, de tout ce qui revêt tant soit peu un air « capucin ».
Nos romans pour la Jeunesse en sont tous là : aux regards du monde qui distribue la gloire et les succès plus ou moins « hydropiques», selon le mot de Shakespeare, aux yeux des critiques payés à tant la ligne, ces ouvrages ne comptent pas.
Et — ce qui est plus pénible à constater — tout un public catholique qui aime à graviter dans le cercle des opinions toutes faites, a honte des
(1) Lire sur cette question, les intéressantes considérations de M. d’Azambuja, dans son petit livre : Pourquoi le roman immoral esl-il à la mode ?
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talents qui se manifestent dans son parti ; il les renie et il les lâche, pour une littérature sans essor et sans lumière, vendue au rabais par des débitants qui se font, dans cette branche de commerce, de grasses prébendes.
A l’heure présente où les préoccupations religieuses, morales, patriotiques et sociales doivent primer toutes les préoccupations esthétiques et littéraires, cette attitude n’est-elle pas plus que de la timidité, et ne mérite-t-elle pas le nom de trahison ?
Cil est fol, lequel ayant sa grange
Pleine de grains cueillez, emprunte à son voisin,
Laissant pourrir chez soy son propre magazin.
Cette remarque d’un vieux poète dépeint à merveille non seulement « la folie » des «lâcheurs», mais encore la prudence excessive de certains esprits, qui, considérant le roman comme essentiellement mauvais, ont jeté sur les meilleures œuvres de ce genre littéraire, un discrédit de plus.
Il ne faudrait pourtant pas oublier que le roman n’est plus ce qu’il était autrefois, un genre frivole et bâtard, une plaie sociale, une carrière pour les écrivains tarés... Il s’est anobli, et au lieu de borner sa mission à charmer les oisifs, il est devenu, depuis quelques années surtout, l’organe et le véhicule de toutes les idées courantes, il tient école.
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Les questions les plus graves et les plus délicates y sont débattues ; les gloires littéraires les plus retentissantes s’y donnent rendez-vous. Sous les formes les plus diverses, il trouve des disciples dans les milieux qui semblaient le plus absolument réfractaires à toutes les créations de l’intelligence humaine...
Cette évolution qui devait exercer sur l’éducation du peuple et de la jeunesse une influence si considérable, n’a pas échappé aux écrivains de notre bord...
Eux aussi ont écrit pour instruire et ils ont instruit sans scandaliser. C’est pourquoi, en dépit de l’obstinée prudence — n’est-ce pas imprudence qu’il faudrait écrire ? — de certains esprits trop traditionnels, nous croyons que ces romans sont des romans à lire.
C’est faire œuvre de justice de le proclamer;, c’est faire œuvre utile « d’engranger » dans un catalogue ou dans une bibliothèque paroissiale, ces livres si dédaignés, parce qu’ils sont trop peu connus ; c’est agir en sage de glaner chez les siens...
La bouquetière Glycera, dit Saint François de Sa-les, savait si proprement diversifier la disposition et le mélange des fleurs, qu’avec les mêmes fleurs, elle faisait une grande variété de bouquets.
La collectivité des auteurs que nous citons a hérité du talent ingénieux de la bouquetière, (i)
(1) Note importante. — On trouve dans celte liste quelques
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Romans, succédanés de romans, nouvelles, récits, contes, aventures, voyages, toutes ces productions se ressemblent pour qui les considère de loin, mais le bouquet qu’elles composent, offre tant de nuances et de parfums variés, que bien des lecteurs et lectrices, jeunes ou âgés, y trouveront délices et profits. Tel l’oiseau dont parle le poète :
Parmi les fleurs de menthe à demi submergées, L’oiseau se pose et boit à petites gorgées,
Pliant son col agile et relevant les yeux Aux Cieux !
Melle Mathilde ASanic est née à Angers, où elle réside actuellement. Elle débuta par un conte, La soutane de l’abbê Constantin , publié dans L’ Illustration en 4897. Vinrent ensuite Norbert Dijs (un curé de campagne, deux sculpteurs, leur rivalité, idylle) ; Le maître du moulin blanc (un jeune officier qui, le cœur déchiré, donne sa démission, et se fait meunier pour sauver sa famille de la ruine) ; Ma cousine Nicole (prix Montyon en 1903) ; Mie Jacqueline : A chacun sa chimère (un vieux savant et sa lille Christine, pour les plus grandes) ; nombreuses nouvelles dans le Musée des familles , Le Magasin pittoresque , L’ Illustration, Le supplément du Petit Journal et du Petit Parisien ; Les 28 jours de Guignolette (pour les enfants) ; Le devoir d’un fils ; Les espérances.
Mathilde Alanic témoigne, dans toutes ses œuvres, d’un réel talent d’invention et d’une grande habileté de récit ;
auteurs dont les ouvrages ne conviennent nullement aux adolescents chrétiens. Nous avons cependant tenu à les y admettre à titre d’indication préventive, parce qu’on serait tenté de les juger fort utiles d’après les éloges de la presse ou d’autres appréciations inexactes.
ROMANS D'ADOLESCLNTS
elle se plaît surtout à dégager la poésie de l’intimité et du foyer. Au point de vue moral, sa plus haute ambition a toujours été de devenir un auteur familial : je n’ai jamais cherché, nous écrit-elle, qu’à susciter, chez ceux qui me lisent, le sentiment de la pitié ou du désintéressement et à leur montrer, avec la noblesse du travail, le bonheur de l’existence simple et laborieuse.
Constant Améro (1832-1908) tient spécialité de romans internationaux où l’inspiration religieuse n’a malheureusement aucune part : Tour de France d'un petit parisien (couronné par l’Académie) ; Le coq rouge (Russie) ; Blanche neige (Norwège) ; Le pays de Mènélick ; Un Robinson de six ans (Canada) ; Contes émouvants (quelques horreurs, fatalisme) et d’autres en collaboration avec Victor Tissot.
Mme Constant Améro. Œuvres pour la jeunesse : Grain de sel et poule d’eau ; L'étoile du Nord ; La princesse des Mouettes ; etc., etc.
William-TIenri Anderdon (1816-18..), jésuite anglais, qui appartint d’abord à la religion anglicane, comme son oncle le cardinal Manning. Antoinette de Donnerai ou Paris sous Saint Vincent- de- Paul (très intéressant et instructif) ; Le Robinson catholique ; Le Robinson d,es Antilles , sont dans les coins de certaines bibliothèques.
Han-Christian Andersen (1803-1865). Célèbre poète et romancier danois, lils d’un cordonnier, s’instruisit en visitant tous les pays de l’Europe et même l’Orient. Ses vers sont empreints d une mélancolie rêveuse : mais ses romans et ses contes, presque tous traduits en français, originaux et variés, semblent avoir été pensés dans les profondeurs septentrionales, et écrits sous le ciel étincelant de l’Orient. Rien de plus exquis, par exemple, que sa (( psychologie » des cygnes, des canards, des chiens, des
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souris, des colimaçons et des autres animaux domestiques, dont il aime à peupler ses récits.
Tout le monde peut lire : Le camarade de voyage ; Le coffre volant ; Histoire de Waldemar Dace ; L’homme de neige ; La Vierge des glaciers ; Contes choisis , dans la Bibliothèque rose illustrée.
ADOLPHE Archier, né en 1815, collaborateur littéraire de L'Univers , où il publia notamment : Charité mène a Dieu ; Une famille irlandaise ; Justice divine ; Un cœur pur ; La famille Morand ; Les captifs du Czar (la politique russe en Pologne) ; Les devoirs d'une femme (prendre la deuxième édition corrigée), tous ouvrages sérieux , trop sérieux meme pour certains jeunes gens.
Mms Olivier des Armoises débuta dans la littérature par des satires en vers et par une pièce de théâtre (Monsieur Jean) qui fut jouée à l’Odéon pendant toute une saison.
Elle a publié, depuis, quelques œuvres historiques, entre autres Avant la gloire (jeunesse de Napoléon 1er) et un grand nombre de romans dont la plupart ont paru dans lqs journaux : Fils de gueux (30,000 lignes, roman populaire dirigé contre la Franc-Maçonnerie), etc.
Parmi ceux qui ont été publiés en volumes, nous citons: Benoite ; Les deux Brigitte ; La fiancée du meurtrier ; Pauvres et riches ; Laïcisé (actualité poignante).
On a fait observer que tous ces ouvrages ne sont pas des modèles de style ; mais les auteurs les plus en vogue sont-ils toujours, à ce point de vue, irréprochables ?
Camille d’Arvor a publié quelques ouvrages que la simplicité de la donnée n’empêche pas d’être intéressants et édifiants : Roselle (peu intéressant) ; Le bonheur était la... ; La cassette du baron Faouëdic (événements de Quiberon, deux mariages) ; L'héritière (mœurs bretonnes).
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Gabrielle d’Arvor, de son vrai nom Mrac L. Isnarr d© Belley, sœur de la précédente.
Œuvres : Lucie (couronné par l’Académie) ; Maxime Dufournel (pages un peu passionnées) : Un tournoi au XIXe siècle ; Dent pour dent (mœurs irlandaises) ; De chute en chute ; Un coup de fortune : Le mariage du docteur ; Le roman d'un trappiste ; et des biographies.
Michel Aubray. OEuvres : Rose d'antan ; Les vacances de Madeleine (émouvant et un peu romanesque).
HlPPOLYTE Alideval (1824-1878). Un vieil auteur dont les ouvrages ont conservé leur saveur. Les cœurs simples ; La dame guerrière ; Le drame des Champs- Elysées (dramatique, la rédemption d'un père par son fils) ; Les douze enfants de la veuve ; La ferme du majorai ; La grande ville (un peu monotone) ; Histoire d'une bague d'argent (la Commune) ; Paris et province ; La Vierge de Mai (très bien) ; La famille de Michel Kagenett, sont très bien écrits, dramatiques et intéressants malgré quelques longueurs.
Jules Berlioz d’Awriac, (Paris, 1854). La caravane des Sombreros ; Les pieds fourchus ; La guerre noire ; Cim , sont des romans â la Cooper où l'intrigue, quand elle existe, est traitée avec tant de réserve qu’elle n’alarmera pas la candeur des lecteurs les plus prudes.
Michel Alivray, pseudonyme d’une femme-auteur, dont on mettra dans les bibliothèques ou plutôt sur les tables de lecture : Le rocher de Sisyphe (romanesque et un peu confus, plutôt pour les grandes personnes) ; Le secret de la chambre verte (mémoires intéressants) ; La chaumière aux rouges-gorges ; Les papillons noirs ; La dame aux cheveux d'argent ; Eisa ; L'étoile filante ; L'ambitieuse ; Un chemin de velours ; L'ombre.
Guy d’Aveline, de son vrai nom M110 Jeanne Kieffery
a profité de l’engouement qui accueillit Quo Vadis et Le Rayon , et elle nous a donné, elle aussi, des tableaux: ♦chrétiens très abondamment fleuris : Vers la lumière ; Impératrice et Vestale ; Le secret de Rocamadour .
Alfred d’Aveline, de son vrai nom Henri-Constant Van Hasselt, littérateur belge (1806-1871). Tous les collégiens connaissent : La feuille de trèfle (trois récits intéressants) ; Le trésor de Vile des flibustiers (traduction de Franz Hoffmann, intéressant, malgré quelques invraisemblances) ; Le village des alchimistes ; La chambre à la porte de fer ; La clef de la frégate ; La fille du colon ; Deux histoires de la chambre rouge ; Les baguettes du petit tambour ; Le ravin des loups ; etc.
A. Aylicson, née Aylig Langlé, actuellement Mroe A.. EDOUARD Petit* lemme-auteur qui, dans des œuvres charmantes, met au service de l’apostolat chrétien, sessouvenirs de voyages et sa connaissance des âmes : Gina^ histoire d'une orpheline (pour jeunes filles du monde) ; La fille du Cacique ; Ame russe (trois romans decaractère et descriptions) ; Le carême de Sylvie et Jeunes filles (portraits de jeunes filles) ; Ame vaillante ; Au loin (signé Aylic Marin, récit de voyage captivant) ; Olga Nylander, simple vie (biographie d’une jeunesuédoise convertie au catholicisme, traduite en plusieurs langues). On s’y promène partout avec ravissement, comme dirait Boileau.
L’auteur prépare plusieurs ouvrages où seront relatés les souvenirs de ses pérégrinations à travers le monde.
Alphonse Balleydier (1820-1859), historien et littérateur. Avait promis à sa mère de n’écrire jamais im livre troublant : il a tenu parole. Toutes ses Veillées maritimes , militaires , de famille , du presbytère , dit peuple , des vacances, sont à lire.
ROMANS D’ADOLESCENTS
NoÉMI Balleyguier, de son vrai nom Mme Zier, -originaire’ du Poitou et d’une famille très chrétienne. Elle s’occupa d’abord des enfants et leur offrit trois volumes qui les amusèrent beaucoup (Aventures de Jean-Marie Potachou, etc.) ; elle écrivit ensuite pour la jeunesse, des ceuvres qui ne sont pas sans valeur : Futurs chevaliers ; Tante Hélène (leçons de dévouement) ; Blanche de Palussac (roman historique, sous Louis XIII) ; Seul sur V Océan.
LOUIS Bailleul (Saint-James, 1830). Lire ses succédanés de romans Cooper : Les grimpeurs de montagne ; Le trappeur du Far-West ; Mocandah , le jeune chef indien ; Les chasseurs de fourrures.
Jean de Barancy, pseud. de Mme Victor Nadal, dont Le Journal des Débats et Le Temps ont accueilli les débuts. Claude Maurienne (couronné par l’Académie); La folle de Virmont ; Pour Suzanne (pas pour tous) ; L’espiègle ; Toujours aimée (romanesque) ; l’ont mise au bon rang des bons écrivains.
Comtesse de Bassanville (Mme Anaïs Lebrun, née Rigo, connue sous le nom de), née en 1806, élevée sous la direction de Mmc Campan, morte en 1884- Fonda le Journal des jeunes filles, et écrivit pour la jeunesse près de trente volumes dont plusieurs furent préfaciés par L. Esnault et A. Nettement : Vengeance d’une morte romanesque, élégant, pas pour tous) ; Les deux familles ; Souvenirs d’une jeune fille ; Les contes du Bonhomme Jadis ; Les salons d’autrefois , (6 volumes où l’on peut cueilllir beaucoup d’anecdotes).
L’abbé Marc-Antoine Bayle (1823-1877), professeur d’éloquence sacrée, a laissé une quantité de publications diverses, parmi lesquelles nous discernons : La perle d’Antioche ; Thalie .
Comtesse André de Beaumont. Une histoire de cirque (a été beaucoup lue) ; La bachelière (trouve un mari... tout de même) ; Les 28 jours d'une chanoinesse (qui vient de Prague en France et convole en justesnoces).
Jean de Beauregard est un pseudonyme. Beauregard est proprement le nom d’une ancienne propriété' familiale, terre et manoir, appartenant àM; LE CHANOINE Condamin, né en 1844, professeur à l’Université catholique de Lyon. Sous ce vocable transparent, M. Condamin a publié, dans une série d’ouvrages illustrésr le récit de ses voyages en Europe, en Asie et en Afrique.
Du nord au midi de l'Espagne ; De Paris à Vienne, par Oberammergau ; Chez nos amis de Russie ; En zig-zag aux Pays-Bas et sur les bords du Rhin ; Du Vésuve à l'Etna et sur les bords de l'Adriatique ; Aux rives du Bosphore ; Au pays des Fjords ; Au pays de Saint- Augustin et sur les bords du Page ; Parthénon , Pyramides , Saint-Sépulcre ; Chez nos bons voisins d' Outre- Manche.
Les abonnés, de nos bibliothèques nous demandent souvent des récits de voyages : voilà de quoi les instruire et les charmer !
Comtesse de Beaurepaire de Louvagny,(iiteaussi Rouxel Lecraî, anagramme deson nom Claire Leroux. Elle s’est révélée brillant écrivain dans Le crime de Kéralain ; Fille et fiancée ; Heure maudite ; Marthe de Bellesmont ; Naguère ; Aujourd' hui ; Tante Lardelle ; Le secret de la folle ; Madame Simplette ; Au lendemain d'un divorce.
Louis de Beaurepaire, (Epernay,. 1828), lieutenantcolonel. Ses deux libres, Jérôme le trompette ; Manjo le Guérillero ; romans militaires intéressants, peuvent étreins à peu près par tous.
ROMANS D’ADOLESCENTS
Mistress Beecher Stowe (1811-1896', la célèbre romancière américaine. Tandis que son mari, le docteur Stowe, menait la campagne de Tabolitionisme dans les réunions publiques, elle défendit la même cause par la plume et fit paraître La case de l’oncle Tom. C’est un ardent plaidoyer contre l’esclavage, un livre plein de larmes et plein de feu, qui se vendit à plus d’un million d’exemplaires et fit le tour du monde. Au point du vue littéraire, c’est un chassé-croisé d’épisodes : aussi
n’intéressera-t-il guère les jeunes gens. Ceux qui voudraient cependant le lire choisiront de préférence l’édition Barbou, Ardant, ou toute autre corrigée ; ils liront ensuite La fiancée du ministre et Pussy-Willow ou fleur des champs et fleur de serre.
L’abbé Beller, directeur de La Croix de Reims , a conquis d’emblée la sympathie des lettrés par La Meuse. charmante histoire d’un enfant, qui se déroule au milieu de paysages les plus pittoresques et les plus délicatement décrits.
Alfred de Besancenet (1832-1934), eut son heure d’éclat parmi les astres de 3e grandeur de la pléiade catholique. Amour de grande dame et Les contes d'un champenois (3 nouvelles) ne conviennent pas à des lecteurs trop jeunes.
Les reliques d’un chouan ; Les martyrs inconnus ; Sans Dieu ; Un mariage sous la Terreur ; Jenny les bas rouges ; Alsace et Lorraine ; sont pour tous.
AndRÉ Besson, directeur de La Croix du Var, à qui nous devons trois recueils de nouvelles vivantes et vécues: En cheminant ; Fusains ; Vers l'aube. Ce sont-là quelques bonnes œuvres : nous savons que ce catholique dévoué en a fait d’autres, à Lille.
Gabriel de Beugny d’Hagerue, ( Racquinghem, 1831). Nous laissons à c?ux qui ont de la barbe au menton
ET ROMANS POUR TOUS
Les mémoires d’un commis-voyageur ; et aux plus jeunes : Claude Burget ; Le fils du docteur ; Lucy ; Mclle de la Rochegautier ; Nelly ; Le roman d’un jésuite; Yvonne de Montigneul ; Pauvre Lady... Tous les gens de goût réserveront à cet écrivain aimable et sain, un coin de prédilection dans leur bibliothèque.
LUCIEN Bîart (1828-1897). Né à Versailles, il s’embarqua très jeune pour l’Amérique où il s’occupa de zoologie et de littérature.
Les ouvrages suivants, bien écrits, mouvementés et pour la plupart illustrés, plairont certainement aux jeunes lecteurs : A la frontière indienne ; Entre deux océans ; Entre frères et sœurs ; Lucia Avila ; Monsieur Pinson ; Le Pensativo ; Le secret de José ; La terre tempérée ; Pierre Robinson et Alfred Vendredi ; Voyage dans un parc ; Le fleuve d'or ; Jeanne de Maurice (belles situations, quelques passages exaltés) ; Conquête d’une patrie (au Mexique en 1810) ; La vallée des colibris.
Les personnes plus âgées se réserveront Les clientes du docteur Bernagius (fonds sceptique, peu moral) Antonia Bezarez (jalousie d’amour au Mexique).
La Bibliothèque de ma fille, chez Gautier, réunit un certain nombre de volumes, déjà anciens pour la plupart, mais toujours charmants par leur parure et leur contenu.
La Bibliothèque rose illustrée, chez Hachette, se compose de deux séries de livres : les uns sont destinés aux enfants de 4 à 8 ans, les autres de 8 à 14 ans. Cette collection déjà ancienne s’enrichit tous les jours de nouveaux ouvrages : après avoir été franchement chrétienne, elle se contente aujourd’hui d’ètre incolore au point de vue religieux.
PlEPcRE Bion doit être un ancien soldat d’Afrique,
ROMANS D’ADOLESCENTS
L’anneau impérial est un épisode de la persécution sous Maxim, genre Fabiola ; Le doigt du commissaire et La fille de la Pétroleuse , quoique un peu décousus, sont intéressants ; Le troupier Louis Lateur est d’un styleun peu tourlourou.
H. de la BSanchèire (1821-1880) manque généralement d’inspiration religieuse et n’a guère d’œuvres remarquables. Citons : Autour d’un lac (récit d’aventures) ; Le père Branchu ; Le trésor de Montcalm (histoire émouvante chez les Peaux-Rouges) ; L'oncle Tobie et Aventures de la Ramée qui sont des récits de pêche et de chasse pour les enfants.
Mme Stella Blandy, née en 1837. Toutes ses œuvres appartiennent à cette série, excepté Au tournant du chemin ; Bènèddcte (excellent) ; La dette de Zéêna , qui intéressent plutôt les aînés. Nous citons en outre : La part du cadet (un peu embrouillé) ; Le petit roi (très gentil, mais pas religieux) ; Tante Marise ; La Benjamine ; Castelvert ; Dernière chanson ; Mon ami et moi ; Le bouquet d’algues ; D’une rive à l’autre ; etc.
Le baron Asper de Boaça (1808-1878), philologue, poète et romancier. Son Calby ou les massacres de septembre , est bien vieux, sans doute : mais il a vieilli, comme les choses qui durent, en prenant des années, sans prendre de rides, au moins aux yeux de ses nombreux admirateurs.
La baronne Sébastien de Bouard, née en 1838, à Thionville, dans une famille bretonne (Oufîroy de Yérés) dont quatre membres furent condamnés à mort par coutumace en 1832, pour avoir pris part à l’insurrection de Vendée sous les ordres de la duchesse de Berry.
Nous énumérons toutes ses œuvres : Anne de Kerlandy (lettres d’une jeune fille du monde) ; Andréa (récit des premiers temps du christianisme) ; La fiancée du comte
ET ROMANS POUR TOUS
de Vandeiih (scènes de la Révolution) ; Reine de Chain teneuil (scènes de la vie réelle) ; Frère Ange (récit des temps de la Ligue, roman historique) ; Les fiertés de Rosema (roman breton, le cœur et le devoir) ; Noblesse oblige ; Le prince Alex (contre le divorce) ; Le bonheur de Florence Daily (dans le dévouement) : Le prix d’une âme (recueil de nouvelles) ; Le tuteur de Geneviève (id.) ; Les femmes de France (étude historique) ; et plus de 100 nouvelles de propagande catholique.
BATHILD BoimioS (1815-1877) fut, dans ses livres, tantôt martial, tantôt rustique, toujours intéressant et chrétien : A l’ombre du drapeau (recueil de nouvelles militaires) ; La caverne de V augirard (nouvelles populaires) ; Les combats de la vie (4 volumes) ; Les marins français ; Je politique ; Quand les pommiers sont en fleurs ; Les épreuves d’une mère ; La famille du vieux célibataire ; Les deux héritages.
Madame BowrcSon (Mathilde Lippens, Madame Froment, puis) née à Gand en 1817. Résida pendant quelques années à Lille, où son second mari était magistrat ; après la retraite de celui-ci, elle vint se fixer à Bailleul, où elle conquit toutes les sympathies par sa charité et son exquise amabilité ; elle y mourut le 22 décembre 1888. Ses ouvrages essentiellement moralisateurs, se trouvent dans toutes les bibliothèques catholiques.
Andrée d’Effauge ; Henriette de Drèhault ; Euphrasie ; Léontine ; Le divorce ; Mémoires d’un agent de change ; Rivalité ; Les béatitudes ; Quelques heures de solitude ; Types féminins seront donnés aux plus grandes des jeunes tilles.
Parmi ses œuvres qui peuvent être lues par tous, nous citons : Anne-Marie (scènes de la Révolution, triste) ; Antoinette Lemire ; Marthe Blondel ; Parente pauvre (toutes trois pour les ouvrières) ; Denise ; Le droit
ROMANS D’ADOLESCENTS
d'aînesse (qui devient un devoir de dévouement) ; Fabienne et son père (triste) ; La famille Reydel ; La femme d’un officier (dans le mariage, les qualités avant la fortune) ; La ferme aux ifs (contre les vanités) ; L’héritage de Françoise ; Le lait de chèvre (une écervelée qui se corrige) ; Le ménage d’ Henriette (beaucoup lu) ; Le pain quotidien ; Souvenirs d’une institutrice (trop d’argent et éloge de Corinne) ; Le Val Saint- Jean ; La vie réelle (un des meilleurs) ; Abnégation (recueil de nouvelles) ; Catherine Hervey (id.) ; Nouvelles variées ; Seule dans Paris (id.) ; Viviane (id.)... etc.
Les enfants liront : Agathe ou la 4rc Communion.
Melle MÉLANIE Bourotte, née à Vigneulles (Meuse) en 1832, poète et romancière : Au village ipeu saillant, pour les ouvriers) ; Confidences de Claudine (3 histoires, pour personnes sérieuses) ; Tout du long ; Les conquêtes rurales d'un commandant (littéraire) ; La maison du roi ; La maison forestière (tous deux pour enfants).
LOUIS Boiassenard, né en 1847. Ses romans d’aventures (une vingtaine de volumes) sont intéressants, mais ils manquent totalement d’esprit chrétien. Tels sont, en effet, nombre d’auteurs modernes ; ils promènent leurs observations à travers toutes les magnificences de l’univers, sans saluer ni même rencontrer le divin Créateur ! Lire : Tour du monde d'un gamin de Paris ; Sans le sou ; Les Français au pôle Nord ; Les étrangleurs du Bengale ; L'enfer de glace ; L’île en feu ; Voyages et aventures de Mcllc Friquette ; Le défilé d’enfer ; Aventures d’un homme bleu ; Les chasseurs de caoutchouc ; Aventures d’un héritier à travers le monde ; Aventures d’un gamin en Océanie ; Les secrets de M. Synthèse , etc.
Bozena Nemkova a été citée par les Iîevues avec
ET ROMANS POUR TOUS
GranoL’mère, roman de mœurs villageoises, traduit du tchèque, et qu’on dit intéressant.
Mary-Elisabeth1 Braddon, de son vrai nom Mistress JOHN Maxveil, romancière anglaise, née en 1837. Ses romans écrits avec facilité et émotion tiennent le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page et se distinguent par l’honnêteté des sentiments.
Les grandes personnes liront avec intérêt : Aurora Floyde (son chef-d’œuvre) ; L'allée des Dames ; La femme du docteur ; Un fruit de la mer morte.
Quant à ceux-ci : Le secret de Lady Audley (un grand succès) ; Le capitaine du Vautour ; La chanteuse des rues ; Henry Dumbard ; Les oiseaux de proie ; L’hérita ge de Charlotte (suite du précédent) ; L'intendant Ralph ; Lady Lisle ; Le locataire de sir Gaspard ; Le testament de John Marchemont ; La trace du serpent ; Le triomphe d’Eléonor ; Vixen , etc., ils conviendraient à toutes les catégories de lecteurs, sauf quelques pages passionnées et quelques quolibets inspirés par l’anglicanisme de l’auteur.
Alfred de Bréhat, de son vrai nom 'Alfred Brézenec, (1823-1866). La jeunesse lira avec prolit et intérêt les instructives Aventures d’un petit parisien et Les aventures de Chariot. Les hommes et dames âgés se réserveront : L’auberge du soleil d'or ; Les chasseurs de tigres ; Les chauffeurs indiens ; Le cousin aux millions et les autres.
Le Père Bresciaais, (1798-1862) S. J., ancien rédacteur à la Civilta Cattolica. La plupart des romans qui appartiennent à sa collection, racontent les menées ténébreuses du parti révolutionnaire et maçonnique contre le pouvoir temporel du Pape. Bien qu’ils aient perdu un peu de leur actualité, ils jouissent encore auprès du public catholique d’un certain succès. Lire : Le juif de Vérone ; Lionello ; La République romaine ; Dom Giovanni ; Edmond ;
ROMANS D'ADOLESCENTS
Ubaldo et Irène ; Victorin ; Le zouave pontifical ; Ricardo le , Franc-Maçon.
JACQUES Bret, (Angers, 1850), pseudonyme d’unedame très distinguée dont les œuvres turent autrefois très goûtées par les lecteurs du Correspondant.
On relira avec plaisir : La dernière bataille du général Berger ; Eljen ; Livadia ; Messieurs de Cisay ; Vieille Cigale ; quand on aura dix-sept ou dix-huit ans.
CHARLES B^et (1846 1897) écrivain catholique, s’est signalé par des brochures politiques, des drames et des romans d’histoire et de mœurs d’une réelle tenue.
Ses romans historiques sont assez exacts, entraînants par leur style, le jeu des passions et le dramatique un peu sanglant des récits. Citons : Le crime de Maltaverne (où le prêtre cependant ne garde pas assez énergiquement le secret de la confession) , L’ honneur du nom ; ILauteluce et Blanchelaine (suite du précédent) ; Madame la connétable ; Le roi Chariot ; Les chevaliers de la Croix- Blanche ; L’hôtellerie du prêtre Jean ; Le capitaine Gueule d’ Acier ; Les gentilshommes de la cuiller ; Morogh à la hache ; La mitre et l’épée ; Philippe Monsieur (suspect au point vue moral) ; Le maréchal de Montmayeur (suite du précédent).
Parmi ses romans de mœurs, Le Péché (roman psychologique où s’étale toute la hideur du vice, auquel Dieu seul peut rémédier, à l’exclusion des épreuves les plus douloureuses) ne convient qu’aux grandes personnes (1). Il en est de même des Contes ironiques et des Contes moqueurs.
Les autres ouvrages peuvent êlre mis entre toutes les mains : Aubanon cinq liards ; Histoires à dormir
(1) Il ne faudrait pourtant pas recommander ce livre comme lecture spirituelle aux victimes du péché ; elles seraient portées à conclure que la conversion est impossible, ou du, moins trop difficile.
ET ROMANS POUR TOUS
debout (cinq récits intéressants ; peintures du vice trop saillantes) ; Les rois du pays d’or ; Scènes de la vie cléricale (très bien tracées) ; A bord du Mariotis ; Histoires cosmopolites ; Les mystères de Villeblanche ; La tour Griffe d’or ; Sous le soleil d’Afrique (recueil d’histoires) ; Légendes des bords du lac d’Annecy ; L’enfance d’un saint ; Médaillons et camées ; Les premiers explorateurs au Soudan .
Charles Buet est aussi l’auteur du Prêtre , drame tiré de son roman Le crime de Maltaverne, qui a été souvent représenté sur nos théâtres d’œuvres.
Fernand Cafoaïlero, pseudonyme de Cécilia Bœhl de Fafoer, romancière espagnole (1797-1877), dont la vie fut très éprouvée et dont la mort fut pleurée dans toute la péninsule.
Dans ses romans pleins de grâce et de délicatesse, catholiques et moraux, elle s’attache surtout à décrire la belle Andalousie, avec ses mœurs et ses légendes.
Nous citons parmi ceux qui ont été traduits en français : ■Un ange sur la terre ; Clémencia ; Les dettes acquittées ; Fleur des champs ; Rien n’est parfait ici-bas ; Un été à Bornos ; La mouette (histoire d’amour, très populaire en Espagne) ; Nouvelles andalouses ; et nous notons que ees trois derniers ne sont pas à mettre entre toutes les mains.
Henri Carrère. Deux œuvres délicieuses : Ma chère Denise ; Guérison (paru dans Le Mois).
Henry Carton de Wiart, (Bruxelles, 1869), député belge, vient de faire paraître La cité ardente (Liège au XVü siècle ; mœurs, guerres, passion, chaste).
Mme Marie Cassan, née Raynaud. A signaler parmi les œuvres de cette femme-auteur, morte en 1902 : Comment on devient millionnaire (aventures à la ^Guyane française) ; Les nouveaux jeudis de Germaine
ROMANS D’ADOLESCENTS
et de Marin ette (lettres de petites filles) ; Jacques (pour enfants) ; En disgrâce ; Le notaire de Lozers ; etc.
Mme Emilie Carpentier (1837-1888) a publié, dans la Bibliothèque rose , différentes nouvelles qui honorent cette collection si mêlée et parmi lesquelles nous remarquons : Maison fermée (excellent) ; Sauvons-le ; Les jumeaux de Lusignan ; La tour du preux ; Les vaillants cœurs (enfance de personnages historiques) ; Les mémoires de Barbe bleue , etc.
Henri Cauvain (1847-1899), ancien trésorier général. Il est connu du public qui lit, pour ses romans exceptionnellement dramatiques et très bien conduits. Nous ne recommandons pas Le mari de sœur Thérèse et La mort d'Eva ; ils sont du reste bien moins connus que Le chariot d’or (épisode historique du temps de Charles VII) ; Le grand vaincu (Montcalm dans la guerre d’Amérique) ; Le roi de Gand (au temps de Charlemagne); Maximilien Relier (histoire très dramatique, unmisanthrope qui se rattache à la vie par le dévouement) ; Les proscrits de 93 ; La main sanglante (dramatique et captivant ; assassinats audacieux ; habileté d’un détective).
PAUL Cellières, né en 1836, employé au ministère des finances, se tua en 1883, dans un accès de fièvre chaude. Il reste de lui quelques œuvres qui jouissent encore d’une grande estime : Les deux idoles (série de nouvelles) ; Le roman d'une mère (délicieux et humoristique, pas religieux, rappelle Dickens) ; Quand il pleut (historiettes) ; Les mémorables aventures de Jean-Baptiste Quiès ; Le chef-d’œuvre de papa Schmeltz (quelques pages un peu trop hardies pour jeunes filles) ; Une exilée.
Le P. Gharruau S. J. (Nantes, 1851), Frère et sœur ; Mes parents ; Une famille de brigands ; Emilienne ;
ET ROMANS POUR TOUS
Vers le mariage sont des livres touchants et sincères dont les mères liront plus d’une page à leurs jeunes tilles.
François-René de Chateaubriand (1768-1848;, le célèbre écrivain, le père du romantisme, l’initiateur intellectuel du XIXe siècle. Le génie du christianisme où l’auteur essaie de réconcilier l’esprit français avec la religion, en lui montrant ses beautés sensibles, est plus séduisant que profond, plus esthétique que convaincant : il renferme du reste des erreurs et des futilités, à côté de tableaux magnifiques. Atala, René , Les Natchez, Le dernier Abencèrage , Les martyrs , types de romans poétiques, sont trop troublants pour être lus par les jeunes gens.
Nous les signalons cependant ici, parce qu’il a été publié de quelques-uns de ces ouvrages, des éditions corrigées (Vermot, abbé Mullois, etc.) où la richesse d’imagination, l’éloquence passionnée, l’éclat descriptif de l’auteur, restent suffisamment en relief. Lire aussi Pages choisies ; Itinéraire de Paris à Jérusalem.
Mme Chéron de la Bruyère, a lias Louise Jolivet (Paris, 1838), un bon auteur toujours charmant, dont on lira: Cœur d'or ; La jeune indienne ; L’orgueil des Monstrey La princesse Rosalba ; Afclle de Pré a ; Fleur d'orage (histoire touchante d’une orpheline) ; Vers V abîme (ravages de la politique dans les familles) ; Je le veux ; Fluette (pour les petites).
Le marquis GASPARD de Cherville (1819-1898;, chroniqueur du Temps , ancien collaborateur d'Alexandre Dumas, gentilhomme paysan et veneur émérite. Histoire d'un trop bon chien (un peu trivial) ; Les aventures d’un chien de chasse ; Muguelte (quatre nouvelles charmantes) ; Gaspard l'avisé ; Matador ; Le monde des champs ; Récits du terroir ; Contes de ma campagne ; Les bêtes en robe de chambre ; Les éléphants ; Les
ROMANS D’ADOLESCENTS
oiseaux chanteurs , retentissent de « tayauts )> et de gazouillements.
ALBIN de Cigala a voulu, comme d’autres, marcher dans le sillon tracé par Quo Vadis et il a publié Urbi et Orbi... qui est loin de valoir l’ouvrage dont il prétend être la suite et le dénouement.
Mme Colomb, née Joséphine-Blanche Bouchet, protestante, fille d’un médecin, femme d’un professeur (1833-1892). Ses 30 volumes, écrits pour la jeunesse, manquent souvent d’esprit religieux ; ils sont cependant moraux et beaucoup lus. Le bonheur de Françoise (très bien) ; Chloris et Jeanneton (mariage) ; Deux mères ; Les Etapes de Madeleine ; Franchise (roman de chevalerie) ; Jean V innocent (un des meilleurs) ; Pour la Patrie ; Le violoneux de la Sapinière ; Sabine ; etc.
FENIMORE Cooper (1789-1851), le célèbre romancier américain. Ses nombreux ouvrages décrivent la vie sauvage en Amérique, et les drames de la forêt indienne; avec un entrain et une puissance d’imagination qui charment encore les lecteurs des deux mondes.
La traduction de Defauconpret est complète et ne doit pas être laissée aux jeunes gens : l’adaptation Marne, Ardant ou Téqui, débarrassée de toutes les longueurs insipides, propres aux romans anglo-saxons, leur fera suffisamment goûter le mérite de ces œuvres : L’espion ; Le tueur de Daims ; Le dernier des Mohicans ; La prairie ; Les pionniers ; Le lac Ontario ; etc., etc.
Mlle Jeanne de Coulomb, (Bordeaux, 1864). Invisible main ; Croix lumineuse ; Sceptre d'or ; Volonté de roi (légende de Hongrie) ; Le fantôme des Tournoailles ; Rançon d’âme ; sont des livres traversés de sourires et de frissons, ou brillent de beaux caractères et de belles leçons.
ET ROMANS POUR TOUS
Edmond Coz, de son vrai nom Mme Boudeville, lemme d’un officier de cavalerie.
Elle débuta par Paganisme , œuvre de forte documentation qui n’est pas destinée à la jeunesse, et par de nombreux articles historiques... Elle a publié depuis, outre sa collection de plaquettes religieuses, des romans remplis d’imagination et de leçons : Frère l’âne (scènes de grèves, enfants des victimes) ; La meilleure route (récit dramatique, contre les alliances cosmopolites en honneur dans les familles françaises) ; Luttes d’âmes (l’écrivain catholique et l’autre ; affabulation originale) ; L’une et l’autre (deux jeunes filles ; le jeune homme choisit la coquette, pour son malheur) ; Sol natal (apothéose de la terre qui vivra) ; Fatal orgueil (couronné par l’Académie, mariage) ; Face au péril (événements de Russie, la monarchie triomphant par l’énergique bonté, très actuel) ; Les derniers Montforzal ; Le fils de Stenio Morelli ; etc., etc.
MlSTRESS Cummins, romancière américaine, (1827- 1856) qui obtint un immense succès, avec son célèbre roman social : L’allumeur de réverbères ; Mabel Va ughan ; Les cœurs hantés ; La rose du Liban , etc., qui furent traduits dans plusieurs langues. Le premier surtout respire une compassion touchante : cette histoire d’enfant abandonnée (Gertry), chez laquelle le bon vieux Turc allume le sentiment chrétien, captivera toujours les lecteurs des deux mondes.
Danrît, pseudonyme de Emile Driant, né en 1855, ancien commandant des chasseurs à pied, gendre du générai Roulanger, rédacteur au grand journal L’Eclair.
La guerre de demain ; L’invasion noire ; La guerre fatale (avec l’Angleterre ; amours d’un lieutenant de vaisseau et d’une irlandaise) ; Ordre du Tsar (roman d’aventures); L’invasion jaune , ont fait du sympathique
ROMANS D’ADOLESCENTS
écrivain le Jules Verne militaire et obtiennent toujours un succès mérité. Ils sont parfois grivois.
LUCIEN Darvîlle, ancien magistrat, démissionna pour sauvegarder l'indépendance de sa conscience, et embrassa la carrière des lettres. Nous citons parmi ses œuvres* bien écrites et bien pensées :
Les romans historiques : La belle Olonnaise (époque Louis NIII, scènes de fiancés) ; Les trois hups de mer (id.).
Les romans de mœurs contemporaines : Trop fin de siècle ; Trop savante : Epreuves d'une mondaine ; Alsace et Bretagne ; Les agents des Ténèbres ; Le juge Babylas (le catholique tracassé) ; La grande victime (Mgr Alïre) ; La vengeance du p>ôtre (durant la guerre d’Extrême-Orient) ; La famille Monval ; Les deux cousines (religieux, actuel).
Les variétés : Le roman de la science ; Un monde nouveau : Le commencement de la fin ; une multitude de nouvelles et de romans publiés dans les journaux.
François Deschamps, pseudonyme de Mrac Louvrier de Lajolais, (Paris, 1852).
Au lys d'argent est à . lire par les jeunes gens sérieux.
L'intrépide Marcel ; Mon ami Jean ; Le roman d'un sot ; Mon amie Georgetle ; Les grandeurs de Sophie ; Mon Jacques ; Les petits Poussargues sont pour tous.
Marie-Claire est l’histoire d’une femme qui côtoie l’adultère.
JACQUES Debout, nom de guerre qui désigne un écrivain plein de verve et d’entrain, M. l’abbé Roblot, missionnaire au diocèse de Meaux. Ses œuvres sont surtout apologétiques et roulent principalement sur faction sociale ; au point de vue littéraire, ce qui les caractérise et parfois les dépare, c’est l’excès d’imagination, un sentimentalisme qui confine à la mièvrerie, des» tirades flamboyantes sur la puissance de l’amour. Les
lettres d’un militant ; Les nouvelles semailles ; Le monde des vivants ; Le poids du jour , ne conviennent guère à toutes les jeunes filles, mais pourront faire grand bien à certains jeunes gens.
PAUL Deschamps paraît être le pseudonyme d’un prêtre, collaborateur de L’Ami du Clergé. Ses trois livres : Jean Christophe ; Suzanne ; L’abbé Jacques sont appelés à faire beaucoup de bien. Les nobles exemples des héros, le fini des tableaux champêtres et familiers, l’exposé des persécutions auxquelles la religion est en butte depuis 20 ans, font de cette trilogie une œuvre admirable, captivante et édifiante. Pour lire à la veillée, surtout dans les campagnes, il n’y a rien de mieux.
Philippe Deschamps , ancien négociant qui consacra son temps, son argent et son talent d’écrivain à populariser l’alliance franco-russe.
Il a publié pour la jeunesse studieuse des récits de voyages et des biographies.
L’abbé Augustin Devoille (180818..). Ses trente ou quarante ouvrages occupent une très bonne place dans nos bibliothèques paroissiales. Beaucoup d’entre eux renferment trop de longueurs, de vulgarités, d’obscurités et d’incohérence pour intéresser les puristes et les lettrés. Les lecteurs ordinaires lui pardonneront facilement ces défauts et liront avec bonheur ces livres écrits spécialement pour le peuple. Nous citons seulement parmi les meilleurs : La cloche de Louville ; Les Croisés ; La prisonnière de la tour ; Vengeance ; Le parjure ; Le cercle de fer ; Mémoires d'une mère de famille ; La dame de Châtillon ; Le prêtre soldat.
Joseph Divat, de son véritable nom Jean Lionne!,, né en 1872, auteur de Ketteler, brillant littérateur. Il a visité le Panama et en a décrit les richesses dans Les
ROMANS D’ADOLESCENTS
Dieux d’or (roman d’amour pur et d’aventures passionnantes).
L’abbé J. Dominique. Œuvres : La barque maudite ; Contes et nouvelles ; L'espion malgré lui ; Histoire de deux bureaucrates ; Trois parties d'échecs , etc.
x\RTHUR Dourliac, de son vrai nom Arthur Couillardj né à Saint-Quentin, en 1848, fit ses études de pharmacie, prit part à la guerre de 1870, et depuis, se consacra aux lettres. Mort en mai 1905.
Il s’est tour à tour essayé dans l’étude des mœurs ouvrières et bourgeoises (Léon de trop) ; des mœurs villageoises (Un de plus) ; des mœurs provinciales (Le supplice d’une mère) ; et enfin dans le roman historique. En tout, 20 romans et environ 150 nouvelles, dont plusieurs pour personnes d’àge raisonnable : Trop marquise
(roman couronné par l’Académie).
Nous permettrions aux plus jeunes : Deux Dauphins ; Un élève de Tintoret ; La première garde de Roustan ; Les apprentis de V armurier ; Droit d’aînesse ; Cœur dévoué ; etc.
Jean Drault, de son vrai nom Â. Jeandrot, né en 1866, près de Dreux. Son Chapuzot qu’il mobilise successivement dans tous les pays
Où mûrit l’héroïsme et fleurit la gaieté ;
L'odyssée de Claude Tapart ; Les petits drames du poste ; Le wagon de 3e classe ; Les aventures de Bidouille ; Les audiences joyeuses ; etc., sont des ouvrages désopilants et gaulois qui ne font jamais rougir.
Nous ne pourrions pas en dire autant de toutes ses pièces de théâtre : plusieurs d’entre elles renferment des scènes croustilleuses.
E. S. Drîeude. Ses nouvelles, un peu confuses et parfois invraisemblables , Lorenzo ; Les solitaires
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d'Isola Doma ; Edmour et Arthur ; Les épreuves de la piété filiale ; Rosario : Dom Léo se complètent l’une et l’autre et tendent à démontrer la supériorité de la religion catholique sur les autres.
Comtesse Drohcjowska,née Syrrson de Latreiche.
Perdus en mer ; Les faux visages ; La fée du logis ; Les roses de Noël ; L'esclave , seront lus avec autant d’intérêt que les biographies d’ inventeurs célèbres , de femmes illustres , etc., du même auteur.
PIERRE Duchâteau, pseudonymed’une femme-auteur qui décrit excellemment les intérieurs de famille et dont les œuvres religieuses et éducatives sont à placer dans toutes les bibliothèques paroissiales.
Nous citons ici : Notre demoiselle ; Deux puissances ennemies ; L'écueil ; Pauvre Jean ; Père Prodigue ; Dix-huit cents francs de rente ; Le gouvernement de Monsieur le curé.
Nous recommandons aux plus jeunes : Souvenirs d’un petit alsacien ; Les 4 fils Aymon ; Le roman de Christian ; Deux rivaux ; Le Robinson des vacances ; Le filleul de Mutte ; Mignonne ; La fille de ma fille ; L’ambition de Germaine ; Le bas de laine de tante Aimée; L’étoile ; Vie d’artiste ; toutes les nouvelles parues dans le Saint-Nicolas et Le Musée des familles.
Miss Maria Edgeworih (1767-1843) romancière anglaise. Ses romans et ses contes, où elle a décrit les misères morales de l’Irlande et de la haute société anglaise ont un but moralisateur, qui s’aperçoit dans chacun de ses livres. Nous recommandons ici les Contes pour les jeunes files ; Contes de l’enfance ; Contes d’adolescence ; Contes familiers ; Demain ; Les jeunes industriels (8 vol.) ; Récits populaires (adaptation Àrdant).
Mme Marie Emery,de son vrai nom Mm# Vanden-
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busche (Dunkerque, 1816). OEuvres : Lucy (récit émouvant et littéraire qui a paru dans L’ Univers) ; Le pèlerinage de grâce (le schisme de Henri VIII) ; Princesse et esclave (Saint-François Xavier aux Indes) ; Une saison à Spa (les villes d’eaux) ; etc.
Pierre l’Ermite, pseudonyme de M. l’abbé Loutil, vicaire à Saint-Pierre de Chaillot, Paris, (Mohon, 1863), 'écrivain, artiste et apôtre.
Ses nouvelles, croquis et dialogues, qui paraissent chaque dimanche dans La Croix , ont été réunis pour la plupart en volumes, sous des titres affriolants : Lisezmoiça! ;Et ça ? Et de quatre... ; Le soc. Ils ont la -gaieté, la finesse, la ferveur naïve et parfois la drôlerie folichonne des contes du moyen âge ; ils sont la force et la gloire de leur auteur et ils ouvrent l’âme aux plus hautes leçons.
Ses romans ont aussi leur valeur. Restez chez vous , est un éloquent plaidoyer en faveur de la vie rurale ; Le grand Muflo met en scène le type saugrenu du mangeur de curés. La grande amie (livre couronné par l’Académie française) et L'emprise nous font assister, au milieu de scènes poignantes, sentimentales, pittoresques et mélodramatiques, à la lutte de la terre contre l’usine, de la noblesse terrienne contre la juiverie cosmopolite, du home rustique et bienfaisant contre l’exode incessant qui porte le paysan dans les grandes villes... ; La brisure est le roman de la conquête des âmes.
Marguerite cFEscola. Ce pseudonyme cache une femme de lettres distinguée et qui manie un beau brin de plume. Le pain de chez nous , paru dans La Croix en 1(J04, prêche l’attachement au sol natal ; Les sources claires disent avec beaucoup d’esprit le dévouement dont est susceptible une jeune fille de nos jours. Ces livres sont exquis de sentiments, écrits avec finesse : ils ont, le premier surtout, une saine saveur de terroir. Les jeunes
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iil les — et les autres — auront charme et plaisir à les lire.
Alfred des Essarts (Alfred-Stanislas Langlois, dit) littérateur français (1811-1893), conservateur de la Bibliothèque Sainte-Geneviève. Nous citons parmi ses romans : Le chalet d'Hoffmann (nombreuses allusions historiques qui le rendent obscur) ; Le champ de roses (le plus vanté) ; La femme sans Dieu (triste, actuel, touffu, pour les jeunes gens sérieux) ; L’enfant volé (très beau, quelques détails répréhensibles) ; Le roman d'un vieux garçon ; etc., qui ne doivent être lus que par des jeunes gens formés.
Les autres se contenteront de : La gerbe (10 nouvelles) ; Lectures d’hiver (9 récits) ; Le marquis de Roquefeuille ; La richesse des pauvres (édifiant) ; Une petite fille de Robinson ; Le meneur de loups (les légendes du xMorvan).
Gabrielle d’Ethampes, de son vrai nom Mllc Marie de la Nîcollîère, morteàNantes en 1905. Ses nombreux ouvrages (une soixantaine de volumes) garnissent les rayons des bibliothèques paroissiales : ils ne sont pas de tout premier ordre, mais au moins ils sont honnêtes, religieux et assez souvent intéressants.
Citons seulement : Les colombes de la Forlière ; Even de Monadich (à donner avec discernement) ; L'héritage du croisé (noblesse, descriptions, bals) ; L'héritière du colonel ; L’héroïsme de Kergaël ; Isabelle aux blanches mains ; Mélile Beligny (mariage, livre souvent demandé) ; La petite reine des Corrigans ; La roue qui tourne ; Yva et Yvette (pour enfants) ; La ville aux roses ; La pupille du docteur ; La main de velours (guerre de 1870, tableaux d’intérieur) ; La maison du docteur ; Le château de Coëtval ; Le dévouement d’une jeune fille ; Les deux frères martyrs ; Les épreuves d’une mère ; Le logis aux ombres ; Le secret de Suzanne .
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Les (( grands seigneurs » de la littérature rangeraient, volontiers toutes ces productions parmi les médiocrités ; mais est-on jamais médiocre, quand on a beaucoup de bon sens et de bons sentiments ?
Julienne-Horatia Ewing, [(Angleterre, 1841-1885). Œuvres : L’enfant du moulin ; Un fer à repasser pour un liard ; Une courte vie ; Les réminiscences de la dame d’en face.
Pierre Fîcy, de son nom Mme Jeanpierre, née- FÉLICIE Plot (Sainl-Dié, 1849), a signé une série d'histoires intéressantes et morales : La tâche de sœurette ; La fortune de Roc-Aubry ; Le ménétrier des Hautes- Chaumes : etc.
Mme Camille de Fîllyères se porte particulièrement à analyser les peines du cœur : A chacun sa part (elle épouse, hélas ! un baron viveur, tandis que le délaissé lait un mariage heureux) ; Le roman d’une année et Le dernier des Sablonins , qui le complète, (très édifiants) ; Les surprises de Berthe (après tant de souffrances, elle trouve le testament de son oncle et se marie) ; La villa Esculape.
ZÉNAÏDE Fleuriot, déjà nommée. Les mères de famille dont elle a conquis le cœur, feront lire à leurs enfants, les livres délicieux qui suivent :
Aigle et colombe (très beau, suite de Petite duchesse );
A l’aventure (pièce de vers, religieuses) ; Alix (très bien, descriptions mondaines) ; Au hasard ; Aventures d’un rural ; Câline ; La clef d’or ; Un cœur de mère (Deux nouvelles) ; Charybde et Scylla (id.) ; Le cœur et la tête ; Deux bijoux ; Eve (plusieurs nouvelles) ; Feu et flamme (intéressant) ; Grand Cœur ; Faraude ; His - j toire intime (sous forme de lettres, descriptions mondaines) ; Loyauté ; Mandarine ; Tombée du nid (suite du précédent, tous deux délicieux) ; Les mauvais jours
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(récit peu intéressant du siège de Paris) ; Mes héritages (mémoires d’une jeune fille) ; Miss Idéal (suite du précédent); Mon sillon (histoire de deux jeunes provinciaux à Paris) ; M. Nostradamus (siège de Paris) ; Oncle trésor (peu intéressant et fêtes mondaines) ; Petite belle (longueurs, assez intéressant) ; Les pieds d’argile ; Armelle Trahec (suite du précédent, tous deux émouvants et excellents) ; Les Prévalonnais (pas gai) ; Réséda (assez bien, invraisemblances) ; La Rustaude (un des meilleurs) ; Sans beauté (bien peu de sentiment chrétien) ; Sans nom (un peu d’invraisemblance) ; Sous le joug ; Souvenirs d’une douairière (recueil de nouvelles) ; De trop (très demandé) ; Une famille bretonne (fêtes mondaines) ; etc., etc.
ERNEST Fouiaiet. Œuvres : Allan (conversion d’un jeune déporté) ; Les anémones du ioi Xoman (le paganisme arabe en face de la religion, traits de mœurs); Gerson ou le manuscrit aux enluminures (histoire de Paris aux XIVe et XVe siècles) ; L’xle des cinq (partage des biens et elïets de la paresse) ; Le Robinson des glaces.
Gabriel Franay (Romelay-Dijon, 1860), est ravissant (n’est-ce pas ravissante qu'il faut écrire?) dans Mellc Iluguette ; Flossette ; Le château des Airelles (romanesque) ; Comme dans un conte (pas vécu et pas gai) ; Mon chevalier (couronné par l’Académie) ; Lisbeth (suite du précédent) ; La marraine de P e au- d’ Ane (conte de fée).
Eugénie Foa, a lias Rodrigue Gradis (1799-1853). On ne trouve plus malheureusement en librairie ses délicieuses nouvelles : La petite maman * Les enfants de la vallée ; etc.
Lady Georgina Fullerton, (1812-1885), fille du comte Granville, ancien ambassadeur d’Angleterre à
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Paris. Convertie au catholicisme en 1846, elle écrivit sous le titre de Constance Schrwood , une édifiante autobiographie.
Parmi ses autres œuvres, où elle excelle à peindre les souffrances intimes du cœur, citons : La fille du
notaire ; Laurentia (la persécution au Japon) ; Ginévra ; La nièce de Madame Geruld ; Rose Mary ; Plus vrai que vraisemblable (aventures de la mère de Pierre II) ; Hélène Middleton ; L’oiseau du bon Dieu ; Rose Leblanc. Ces deux derniers ouvrages ne doivent pas être donnés à des personnes trop jeunes.
René Gaëis, pseudonyme de M. l’abbé Esteffe, qui obtint en 1904 le premier prix au concours de romans organisé par La Croix , avec Les bijoux de la princesse (roman populaire, très intéressant, contre les sociétés secrètes).
Soutane noire et culottes rouges ; Mes campagnes à vélo ; Encore soldat ; L’hôpital militaire ; Roublard en Mandchourie , sont des croquis à l’emporte-pièce gentiment brossés.
LÉON GautÊer (1832-1897), paléographe, est surtout connu par ses Epopées françaises , ses éditions de La Chanson de Roland et son ouvrage sur La Chevalerie qui ont remis en honneur la littérature et l’histoire du moyen âge.
On trouve en outre dans les bibliothèques son Voyage d’un catholique autour de sa chambre (œuvre de jeunesse pour tous) ; Scènes et nouvelles catholiques (pour jeunes gens sérieux).
Madame SOPHIE Gay (1776-1852), partagea sa vie entre les plaisirs et les lettres : elle s’amusa comme une lettrée, et écrivit pour s’amuser.
On ne lit plus guère ses romans de sentiment (Lèonie de Montbreuse , Anatole , etc.) ; mais on trouve encore dans les bibliothèques : Victorieuse ; Cruelle
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méprise ; Mouchoir perdu , que nous plaçons ici.
A. Gélifie. OEuvres : Phénix et Fauvette (contre le pédantisme à la mode dans l’éducation féminime, très piquant) ; Le mari d'Andrée (pour grandes personnes, mal édifiant).
A. Gennevraye, pseudonyme de la vicomtesse de Lepic, née Janvier de la Mette. Pour tous : Le marchand d'allumettes (pas d’esprit chrétien, mais du cœur) ; La petite Louisette ; Théâtre de famille.
Pour les jeunes gens sérieux : Le roman d'un souslieutenant (paru dans Le Correspondant) ; Histoire invraisemblable , etc.
JULES Gérard (1817-1864), ofïicier de spahis, un héros qui a raconté ses aventures dans des livres émouvants et chrétiens : Le tueur de lions ; Chasses au lion ; Dernières chasses ; Voyages et chasses.
Frédéric Gerstaker (1816-1872) romancier allemand, émigré aux Etats-Unis.
Parmi ses romans qui décrivent la vie américaine, nous citons : Une charmante habitation ; La maison mystérieuse. Les mères en permettront la lecture à leurs filles et ne leur interdiront généralement pas : Les brigands des prairies ; Les deux convicts ; Le peaurouge ; Les pionniers du Far-West ; Les pirates du Mississipi ; Les voleurs de chevaux ; Scènes de la vie californienne.
Jules Girardïn, (1832-1888), normalien, professeur, dont les ouvrages pour la jeunesse sont pleins de finesse, de sentiment, d’intérêt psychologique, et souvent d'esprit chrétien.
Les aînés liront avec profit et intérêt : Les locataires des demoiselles Rocher ; Mauviette ; La nièce du capitaine ; Les théories du Dr Wurst ; La toute petite (avantages de la douleur).
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Tous : Les braves gens (histoire d’un enfant pendant la guerre de 1870) ; Les certificats de François; Les épreuves d’Etienne (peu religieux) ; Les remords du DT Ernster ; Le roman d’un cancre ; Grand-pere ; Fausse route (le devoir chrétien) ; Disparition du grand Krausse ; Le capitaine Bassinoire ; etc.
AIMÉ Giron, (1838-1907), avocat érudit, écrivain spirituel en vers et en prose, dont les romans et nouvelles méritent la faveur dont ils jouissent : Une lune de miel (pour grandes personnes) ; Braconnette (très bien) ; Chez l’oncle Aristide ; Cœur malade ; Le manoir de Meyrial (un peu triste) ; Un mariage difficile (teinte réaliste) ; Les lurons de la ganse (intéressant) ; Me Ber nillon, notaire; Les cinq sous du Juif-Errant ; Les trois mages (très amusant).
L’auteur a publié dans ces dernières années, en collaboration avec Albert Tozza, des ouvrages d’un genre tout différent, dont nous ne connaissons que les titres et le sujet : Un soir de Saturnales (poésies) ; Augustule (Rome finissante) ; Le bien-aimè (jeunesse de Louis XV);; Antinous (la civilisation antique et le christianisme) ; Les nuits de Bagdad (Haroun-al-Raschid, cruautés et voluptés).
Gondry du Jardinet (Walcourt, 1832). Encore un bon auteur ordinaire pour nos bibliothèques. Il plaît et il moralise dans L'anneau d.u meurtrier (vendetta corse) ; La main invisible (guerre de 1814) ; Le prisonnier du Czar ; Le secret du château de Roc-Noir (la Révolution); Supplice d’une mère (un peu romanesque, mariage) Sur le bûcher ou le sort des femmes (c’est drôle) ; Un drame dans la forêt noire ,- etc.
Mademoiselle JULIE Gouraud, pseud. de mademoiselle LOUISE d’Aulnay, directrice du Journal des jeunes personnes .
Ses romans éducatifs ont été en partie publiés dans
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la Bibliothèque rose ; ils sont nombreux, qualité appréciable, puisqu’ils sont honnêtes : Marianne Aubry (pour filles de service, couronné par l’Académie française) ; Aller et retour (peu intéressant) ; Cousine Marie (pour pensionnaires) ; Minette (dévouement, mariage) ; La petite maîtresse de maison (pour les présomptueuses) ; Le vieux château (on aime à le revoir, au retour de Paris) ; et une foule d’ouvrages pour les enfants.
Causeries et ynèlanges ; Esquisses morales ; Scènes et proverbes ne conviennent qu’aux grandes personnes.
L’abbé Jean Grange, excellent curé qui fut l’un des bons écrivains de L'Ouvrier , mort à Limoges en 1892. Polémiste populaire, conteur et dialecticien plein de bonhomie. La Mère Saint- Ambroise ; Noblesse oblige ; Le trésor du souterrain ; Le prieur des pénitents bleus ; Souvenirs d’un gendarme ; Notes d’un commis voyageur ; Le Robinson d’eau douce ; Mémoires d’un vieux drapeau ; Souvenirs d’un enfant de chœur ; Journal d’un ouvrier ; Mémoires d’un bachelier ; Les récits d’un commissaire ; Lettres d’un paysan ; Aventures d’un gentilhomme poitevin ; Histoire d’un jeune homme (pour ouvriers), etc., pétillent d’esprit gaulois, et constituent une apologie du bon sens de la foi, dissimulée dans d’agréables récits.
L’abbé C. Guenot ne fut pas un chartiste et, dans ses dramatiques Epopées de l’IIisloire de France (44 volumes), il n’eut pas la prétention d’unir à l’érudition impeccable, les qualités de composition qui sont un des principaux mérites des historiens modernes ; ses récits sont des romans fondés sur des faits. Cette réserve admise, ils sont considérés ajuste titre comme de vrais trésors pour les enfants. Le Kalifah de Béni Salem ; La baronne de Rosemberg ; Le dernier des Lochleven ; L’homme sans nom renferment cependant quelques mots de trop.
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Mademoiselle Marie Guerrier de Haupt, romancière et poète, née en 1835. Bon auteur, moral, intéressant,, généralement religieux.
Les aînés se réserveront Handzia la Gitane ; Le trésor de Kermerel ; Le roman d’une athée.
Les plus jeunes liront Marthe (couronné par l’Académie, peu religieux) ; L’ institution Leroux ; Les défauts de Gabrielle ; Un châtelain au XIXe siècle (actualités; Le bonheur et l’argent (pas de religion) ; Le chevalier de Naujac (dramatique) ; Vanda; Un drame au village, etc., etc.
Dans un article sur « le roman naturaliste et le roman piétiste » (Revue des Deux-Mondes , 1873, tome IV), Paul Bourget a choisi Marthe comme type de roman piétiste et il y voit « une abondance de phrases de pensionnat, une ignorance de la vie réelle qui rendent cette lecture douloureuse ! »
Alexandre Guiraud (1788-1847). Sa tragédie des- Machabées , ses romans chrétiens Flavien et Césaire sont oubliés ; il ne reste de lui que Le petit Savoyard.
Comtesse Ida Hahn-Hahn. (1805-18..) poète et romancière allemande. D’abord rationaliste et féministe exaltée, elle défendit ses idées dans des œuvres maladives et d’une grande chaleur de style, v. g. Les deux femmes . Sa conversion au catholicisme lui fit désavouer tous ses ouvrages. Elle en entreprit une série de nouveaux, parmi lesquels on lira : Les deux sœurs ; Doralice ; Eudoxia-r Maria Regina ; Perégrin ; Les amants de la Croix (livre édifiant) ; De Babylone à Jérusalem (histoire de sa conversion).
Madame Marie de Harcoët de son vrai nom Madame F., (Brest, 1855), fille d’un savant hydrographe, mariée à un officier de marine, femme-auteur distinguée, érudite et très chrétienne, « vraie bretonne au cœur fier et à
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Lame religieuse », dont tous les volumes sont de bons livres en meme temps que de bonnes actions : L'orpheline de Rochnivelen ; La banque Hoffelman ; L’épreuve de Paule ; Une femme forte ; L'héritier de Voncle Pierre ; Les pupilles de Madeleine ; Maître Benjamin ; La boite aux lettres de V Enfant- Jésus (suivi de deux autres nouvelles) ; Le manoir de Rochglass ; Le serment de Marcelle ; Nouvelles diverses, parues dans La Poupée Modèle.
Y. d’Isnéj pseud. de MelIe Inès Yvon, a un idéal de bonté et de dévouement », ainsi que nous l’écrit une de ses amies. .
Les soirées de l’abbé Jean ; Le secret du fl odeur ; Un petit voyage , sont de gentilles miniatures, sur lesquelles se détachent de très belle leçons.
WASHINGTON Irving (1783-1839), écrivain américain, très apprécié dans tous les pays de langue anglaise, comme biographe, critique, nouvellier et romancier humoristique. Nous citons de lui pour la jeunesse: L’Alhambra de Grenade ; Une tour dans les prairies.
Paul d’Ivoi, de son vrai nom Charles Deleutre, né en 1856, dramatiste, journaliste anticlérical et occasionnellement feuilletoniste du Matin , avantageusement connu par ses « voyages excentriques » : Les cinq sous de Lavarède; Cousin de Lavarède ; Corsaire Triplex ; Le capitaine Nilia ; Le docteur Mystère ; Cigale en Chine ; Massillague de Marseille ; Les semeurs de glace ; Le sergent Simplet ; Jean Fanfare.
Marie-Thérèse Josepha, pseudonyme d’une courageuse apôtre. (Madelone, Deux-Siciles, 1855).
Les aînées prendront Le roman de Jeanne Delbriac. Les plus petites : Sans brevet ; Autour d'un dot ; Mariage mixte (exact) ; Gabrielle Gerfaut : La ferme aux lilas ; Mon cousin Jean ; L'abbaye de Walhuoët ; sans oublier
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les intéressantes biographies publiées sous le môme nom ou sous celui de X. de Préville : Garcia Moreno ; Christophe Colomb ; Le cardinal Lavigerie ; Le général de Sonis ; Pasteur ; Nansen ; Mac-Mahon ; Les jeudis de ma filleule ; Histoire sainte racontée aux enfants ; Vie des saints racontée aux enfants.
EVA Jouan, née à Belle-Isle-en-Mer, lîle bien nommée que Saint-Amand a chantée, poursuit sur cette terre isolée une œuvre très littéraire qui restera.
Elle n’a fait éditer que quatre livres destinés à l’enfance et à la jeunesse : Téméraires ambitions ; La ferme des étangs ; La meilleure part ; Au bord de VOcéan.
Tous ces ouvrages, les romans qu’elle a publiés dans différentes revues, ses nouvelles, contes et poésies sont tous embaumés du parfum du pays et vibrants des plus douces émotions de l’âme.
De Jussieu, un auteur inoffensif dont on peut lire tous les ouvrages.
Thérèse Alphonse Karr (1835-1887), fille du célèbre littérateur. A fait elle-même des romans éducatifs intéressants : Catherine Tresize ; Les noms effacés (quatre récits) ; Marguerite la transplantée (dramatique); Pas encore (trois récits) ; Une rose blanche au pays de Souabe (épisode du règne de Grégoire VII) ; Trois mots pour titre (Dieu, famille, amitié), etc. ; des Causeries , des Croquis irlandais et des Soirées germaniques.
JEAN De Keriys. OEuvres : Le gros lot ; Les enfants d’Ernêe ; Les premiers pas ; Les seconds pas ; Travaux forcés ; La belle vicomtesse (romanesque).
Jean Kervall, de son vrai nom Melle Eva Gatcuil (voir page 139), a dédié à la jeunesse un grand nombre d’ouvrages.
Marthe Lachèse, pseud. de Camille de Géramb,
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marquise de Moussac, (Angers, 1842), aimable écrivain dont les délicieuses nouvelles plairont à toutes les jeunes filles : Lucienne ; Madeleine Romain (très édifiant) ; Le vieux musicien (charmant) ; Maître Le Taniac (un peu romanesque cependant) ; Le mariage de Renée (id.) >’ Le lys de Bruges ; L'enfant perdu ; Josèphe ; La promesse de Giacomina ; Quèrida (le roman des bonnes œuvres) ; Marie- Ange ; L'iris bleu ; etc.
Madame de Lalaing raconte dans Cécile Fontval et dans Mclle de Brèval , deux histoires de familles ruinées, au cours desquelles surgissent des sacrifices héroïques récompensés par un mariage. Le second est de beaucoup le plus intéressant.
Pierre-Alexandre Bessot de Lamothe(i824 1897), archiviste du Gard, destitué lors des décrets (1880). Ses romans, publiés pour la plupart dans L’Ouvrier et Les Veillées des Chaumières , ont eu une grande vogue : ils rappellent Dumas par la verve et l’entrain, Féval par leur coloris très chaud, Balzac par le relief des observations, Verne par l’ingénieux des inventions, et les meilleurs auteurs anglais par certaines longueurs.
Nous citons parmi ces romans nationaux et historiques : L’auberge de la Mort ; Les aventures d’un alsacien ; Le taureau des Vosges ; L’orpheline des carrières de Jaumorit ; Le journalde l’orpheline de Jaumont (guerre de 1870-71) ; Les compagnons du désespoir (id. et les déportés) ; Les faucheurs de la mor(\ Les martyrs de la Sibérie ; Marpha (les malheurs de la Poiogne) ; Les camisards ; Les cadets de la Croix (affreux détails) ; La fiancée du Vautour blanc (les flibustiers) ; Pia la sari Pietrina ; Les fils du martyr (pontificat de Pie IX) ; Le roi de la nuit (l’Irlande catholique) ; La filleule du baron des Adrets ; etc.
Parmi ses romans d’aventures : Le cap aux ours ; Les secrets de V Equateur (2 parties) ; Les secrets de l’Océan
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(id.) ; Les secrets du Pôle ; Esperit Cabassu ; Quinez mois dans la lune , rtc.
Parmi ses œuvres diverses : Gabrielle (nouvelle
édifiante) ; Histoire d’une pipe (réfutation assez faible de quelques erreurs historiques) ; Légendes de tous les pays (sur les animaux) ; Les métiers infâmes (contre les libres-penseurs, pour ouvriers) ; Les mystères de Machecoul (Barble-bleue, etc.) ; Les soirées de Constantinople (récits pour jeunes gens) ; Le gaillard d’arrière de la Galaihèe (voyages et anecdotes) ; etc.
Gabriel de la LandeHe (1812-1886). Dabord lieutenant de vaisseau, il donna sa démission en 1839 et se fit une excellente réputation par ses poésies, ses chansons et romans maritimes.
L’amour de Ninette ; L’homme de feu ; Les femmes à bord ; Les grands amours ; Le mouton enragé ; Rouget et Noirot et les ouvrages édités chez Dentu, ne se trouvent pas dans les bibliothèques catholiques.
Tous Les quarts de jours ; L’Orient et l’Occident (inofïensifs) ; Les épaulettes d’amiral (pour jeunes gens sérieux); L’esclavage de luxe (étrange et .vrai) ; Le premier tour du monde (très instructif) ; Fortune de terre et de mer ; et Les quarts de nuit : Brest et Toulon ; Parrain et filleul ; Thomas Coquille ; Tablettes navales ; Les aventures de Madurec ; Les enfants de la mer , abondent en descriptions, aventures, combats, scènes de mœurs, et peuvent, avec quelque précaution, être lus par les jeunes gens, ainsi que Les deux routes de la vie (contre le plagiat) ; Les enfants de Ravinol ; Aventures d’un gentilhom.me (longueurs) ; Pauvres et mendiants ; Les deux croisières ; Philon Binôme (tire des conclusions trop absolues et peut porter imprudemment au jeu).
Quant aux suivants : Aventures et embuscades ; Le dernier des flibustiers ; Les géants de la mer ; Les
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'passagères ; La meilleure part ; Sans peur le Corsaire..., ils peuvent être mis entre toutes les mains.
Hippolyte Langlois, professeur et romancier, (1819- 1884). OEuvres : Jean le Solognot (erreur judiciaire) ; Un curé (nombreux détails dangereux pour la jeunesse); Mémoires d'une pièce de quatre sous ; Angèla ; Lady Hesler ; Le pâté de pigeon ; Cécilia (celui-ci pour personnes sérieuses).
Savinien Lapointa (1811-1892), cordonnier, poète médiocre, ami de Bérenger, socialiste. On peut lire : Il était une fois , contes en prose.
Marie-Henriette Large a publié, avant d’entrer au Carmel où elle est morte il y a quelques années, desrécits charmants et touchants : Mon cousin Rustique ; Jean Moineau ; Là-bas ; Oiseaux et fleurs ; Petite Marie ; Tante Salomé ; La poussière d'or ; Tronquette (pour enfants) ; Le cri du devoir ; Le roman d'une loueuse de chaises.
Daniel Laumonier, (Angers, 18G3), un journaliste,, qui a publié chez Marne : Anne-Marie la Providence ; Collier d’or ; etc.
H. de LavaL Boumaza (aventures captivantes d’un coureur de bois) ; Un clérical en voyage (aventures en diligence, etc.) ; Trompe la Mort ; Rolland ou les aventures d'un brave sont des livres écrits sans grandeprétention littéraire ; mais les traits d’humour dont ils foisonnent leur assurent auprès de la jeunesse un succès durable.
Madame Julie Lavergne, née Ozanaux (1823-1886). Tout en remplissant avec un admirable zèle ses devoirs domestiques elle se permit la joie d’écrire.
Ses 18 volumes parurent de 1877 à 1886 ; ils sont,, selon l’expression de leur auteur , « un regain
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•d’automne, semblable à ces fleurs qui croissent en août, sur les champs moissonnés et les parent d’un dernier sourire à la veille du jour où va passer la charrue ». Les habitants du Nord, et particulièrement les Cambrésiens, liront avec plaisir ces œuvres charmantes, écrites par celle qui fut presque leur concitoyenne, pour « bercer et divertir les gens qui ont le goût délicat ».
Citons : Les légendes de Trianon (son œuvre de
prédilection) ; Les neiges d’antan ; Chroniques parisiennes ; Légendes et chroniques de Montbriand ; Les jours de cristal ; Les étincelles ; L'arc-en-ciel ; Contes français ; Fleurs de France ; Légendes de Fontainebleau ; Le cheoalier de Trélon et les Stuarts en France ; Chroniques normandes ; Correspondance (2 volumes) ; etc.
MAURICE Le Beaumont, pseudonyme d’une femmeauteur, née à Clermont-Ferrand en 1860.
Qu’on lise : Seule ! ; Gringaletle ; Sans foyer ; Loin du sillon ; Sans cœur ; Au-dessus de V abîme ; La pupille du Doyen ; Je marie mon oncle ; La fille du sculpteur ; José-Maria ; Caprice ; Colonel Jolie-Fleur ; etc. Toujours ^t partout, sous le coloris admirable du style, la fraîcheur ou la magnificence des descriptions qui révèlent le peintre, on retrouve le provincial et le provincialiste qui chérit la terre natale, le clocher, la patrie, « ce cœur de la grande ». Toute l’action converge vers le culte du foyer, vers la vie de famille, dont l’auteur fait un idéal si noble et si chrétien dans sa simplicité !
Si Ton veut savoir quelle est toute son ambition, son désir, son rêve, qu’on ouvre Pages d’albums ; on y trouvera cette profession de foi : « Lorsque, le front dans ma main, assise devant mon bureau, je me recueille pour •écrire, je prie l’Ange de l’Inspiration de ne pas permettre qu’il tombe de ma plume une seule ligne, un seul mot capable de scandaliser un de ces petits dont les anges voient la face du Père qui est dans les cieux. »
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Jacques Lermont, de son vrai nom Madame SoboSewska (1853-1907), Tune des collaboratrices de P.-J. Stahl. Elle fait éclore de sa plume originale tout un inonde de bébés, d’enfants et de jeunes filles. Nous ne connaissons que Les jeunes filles de Quenebasset ; nous savons cependant que Les 'prisonniers de Maman ; Sans joujoux ; Boute en train ; Miss Linotte ; Bouton d'or ; Gypsy ; Entre cousines ; peuvent être également recommandés.
Adam de Lïsle, de son vrai nom M. Gosselin, de l’Isle Adam. Le serment ; Le crime de Stilwater, imité de l’anglais Aldrich, intéressants et bien écrits, conviennent très bien aux jeunes filles.
Joseph Legueu, ou Gabriel Limare, rédacteur à L'Univers , qu'il illustre de charmants tableautins. Lire : Entre rêveurs ; Un petit tour du monde.
Adrien Lemercier charme la jeunesse depuis longtemps par Les derniers jours de Pompêï ; Sep/iora ; La dernière Vestale , etc.
Mademoiselle Marguerite Levray, née en 1856, ancienne institutrice, fervente chrétienne, charmante nouvellière.
Nous avons parcouru quelques-unes de ses œuvres destinées aux jeunes filles et aux enfants : Agnelle ; Les châtelains de Courthenay ; L’orpheline des Fauchettes ; La Roche Yvoire ; Fauvette ; Enfant gâtée ; Marcel Le Blèzec ; MIIe de la Guettière (ouvrage couronné par l’Académie) ; La dette de Carmèle ; Isabelle Le Trègonec ; La destinée d'Isabelle ; Georgeite ; Treizième ; Une petite sauvage ; La mare aux loups ; Le calvaire de Maulauzay ; Ange gardien ; La famille de Cham* doré ; Le pardon de Colette ; L’héritière de Château Eleu ; Le sergent de Régine ; Claire vallée. Tout en lisant, nous pensions à ce mot d’un ancien, rappelé par
ROMANS D’ADOLESCENTS
Joseph de Maistre : « Quidam merentur famam, quidam habent. » Vraiment les livres de Mllc Levray méritent une excellente réputation ; ils ne sont pas d’une littérature transcendante, mais nous savons qu’ils ont fait du bien
Madame Jeanne de Lias, de son vrai nom Mme L., née en 18u4 à Bagnères-de-Bigorre, débuta dans les lettres sous le patronage de Frédéric Godefroy, par une nouvelle intitulée La marraine de CendrilLon qui parut dans Le Correspondant en 1877 ; donna successi veulent dans La Semaine des Familles , outre de menues bluettes, L’ honneur d’Andrée et Ma femme est dévoie ...
Après ces derniers essais, elle entreprit des romans dont plusieurs ont été publiés par L’Ouvrier et Les Veillées : Le curé de Val d’Aure (la constitution civile du clergé) ; Sans baptême ; Le mariage du député ; La dame du percepteur ; La guérilla ; L'àïeule murée ; La Pylhonisse de Paris (dangers de l’hypnotisme) ; Les hommes de proie (c’est-à-dire les usuriers de village) ; Aux mains des Boxeurs ^[é dité sous le pseudonyme de Jean d’Aure) ; Un volontaire français au Transvaal (publié sous le nom de Raoul Montés) ; Au pied de la cathédrale (déceptions d’un jeune homme qui entre ensuite dans les ordres).
Henri Wasdyvorth Longfellow (1807-1882), littérateur américain qui nous a laissé entre autres romans et poésies, Evangéline (histoire d’une jeune fille canadienne à la recherche de son fiancé), traduit dans toutes les langues, même en chinois ! Prendre l’édition Ardant.
Jean Loyseau, pseud. de l’abbé Paul de GesBin de Kersoïon (1816-1888). Ami de Mgr de Ségur, de Mgr Parisis, il eut des difficultés avec Rome et avec l’archevêque de Paris ; fonda L’Ouvrier en 1861 ; Le Clocher en 18G6 Le Rosier de Marie en 1886.
Ce qu’il y a de remarquable dans cet écrivain qu’on
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a appelé Platon -Polichinelle et un Sterne catholique, c’est qu’il apprend en riant les choses les plus sérieuses : d’un trait, d’un bon mot, il réfute les sophismes à la mode, venge la religion des calomnies dont on l’abreuve et arrache à des lecteurs ce mot emprunté à sa manière, sinon à son vocabulaire : C’est- y-tapé !
Pas médium t (caustique, contre les Francs Maçons) ; Trop belle ; Flora (quelques détails) ; Rose Jourdain (beaucoup d’esprit, un peu de gros sel, exagérations) ; Les bons apôtres ; Les lys et les roses ; Veillées amusantes ; Lettres sur la vie d’un nommé Jésus (réfutation excellente de Renan).
MARIE Ludolph* femme de lettres allemande. Disparu ; Sa dernière volonté ; La fille du vagabond .
JEAN Macé (1815-1895 , professeur, homme politique, fondateur de La Ligue de l’Enseignement qui est devenue, depuis quelques années, un grand instrument de propagande antireligieuse. Quel que soit l’auteur, L’histoire d’une bouchée de pain ; Les serviteurs de l’Estomac et autres ouvrages analogues ; Les contes du petit château , sont des chefs-d’œuvre de science vulgarisée, et peuvent être confiés à la jeunesse.
Xavier de Maistre (17G3-1852) a utilisé ses loisirs à composer quelques petits ouvrages qui le rendent immortel : Voyage autour de ma chambre (fantaisie aimable, quelques frivolités licencieuses, édition corrigée chez Vermot, Desclée, etc.) et trois nouvelles : Le lépreux de la cité d’Aoste ; La jeune Sibérienne ; Les prisonniers du Caucase.
Alexandre Marszoni (1748-1873;. Voltairien converti, écrivain italien, il doit surtout sa réputation à son roman I Promessi Sposi (Les fiancés ), qui fut traduit dans toutes les langues et que tout homme instruit doit connaître. L’auteur y dépeint avec émotion, le contraste entre
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la pure tendresse de deux fiancés de village et les horreurs de la peste qui ravagea Milan en 1630.
Prendre l’édition Hachette ou celle de Debécourt, ou mieux celle de Gautier : toutes trois sont débarrassées des longueurs qui encombrent le récit original, et sont inoffensives.
Eugène de Marge rie (1820 1900), frère d’Amédée, le regretté professeur des facultés catholiques de Lille.
A signaler parmi ses œuvres : Angèle (imitation des Récits d’une sœur) ; La banque du diable ; Contes d’automne ; Contes et nouvelles ; Contes d’un promeneur ; La rue des Poivriers ; Scènes de la vie chrétienne (3 séries) ; Les six chevaux du corbillard ; Frère Arsène ou la Terreur ; Confession de Romain Pugna- ; dorés (contre les mauvais caractères) ; Aventures d'un berger ; Le capitaine Tancreuil ; La légende d’Ali ; etc.
L’auteur émaillé ses ouvrage de textes latins ; mais tous les bons prédicateurs n’agissent-ils pas de même ?
Marin de Lîvonnière, bon écrivain dont les ouvrages sont revêtus tout ensemble de grâce et d’énergie : Petits et grands (délicieux tableau des mœurs féodales ! bretonnes) ; La dynastie des Fouchards ; La chambre des ombres.
Marlitt, pseud. de- Mme Eugénie John (1825-1887), femme de lettre allemande, protestante.
Barbe-bleue ; La seconde femme (chef-d’œuvre .irréprochable) ; Chez le conseiller ; La dame aux pierre- ries : Elisabeth aux cheveux d’or ; La maison aux I hiboux ; La maison de Shilling ; La petite princesse des Bruyères ; Le secret de la vieille demoiselle (intéressant, peu flatteur pour les dévotes haineuses) ; La î servante du régisseur (quelques situations équivoques) ; etc., peuvent être lus à peu près par tous.
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Xavier Marmïer (1808-1892) a visité les deux mondes et raconté ses Promenades dans de nombreux volumes où abondent les nouvelles, les légendes, les études de mœurs et les descriptions.
Ses récits de voyage instructifs, simples, délicats, pleins d’une sensibilité à demi- voilée, respirent la foi sincère de l’auteur ; mais ils ne sont pas écrits spécialement pour la jeunesse et ne doivent pas être laissés tous entre toutes les mains.
Ses quelques romans : Gazida ; Les hasards de la vie (peu intéressant) ; Les perce-neige ; Le roman d'un héritier ; Les fiancés du Spitzberg (petit chef-d’œuvre)
sont inofïensifs Trois jours de la vie d’une reine
convient meme aux enfants.
Martin. Nous ne connaissons de lui que Le chemin de la Vera Cruz , roman d’aventures très intéressant.
Le capitaine Mayne Resd (1818 - 1883), romancier anglais. Fils d’un pasteur presbytérien, il se rendit en Amérique, se fit trappeur, et prit part à différentes expéditions comme capitaine de volontaires.
Ses romans émouvants, parfois exagérés et hyperboliques, ont été publiés chez Vermot, Gautier, Didot, Ardant, etc. ; ils peuvent être en général lus par tous.
Nous réserverions cependant aux jeunes gens très sérieux : Le gantelet blanc; Le doigt du destin ; Les partisans ; La piste de guerre , La Quarteronne ; Ocèola , le roi des Sêminoles ; à moins que, pour quelques-uns d’entre eux, on ne prenne l’adaptation Ardant.
Albert Monnïot, rédacteur à la Libre Parole. Ses deux ouvrages : Coqs et corbeaux (15 nouvelles patriotiques) ; Souvenirs d’un bleu , sont très intéressants.
Mademoiselle VlCTORlNE Monniot, morte en 1880. Les jeunes filles lisent et relisent ses ouvrages exquis :
322 romans d’adolescents
Marguerite à 20 ans (pages parfois tristes) ; Le journal de Marguerite (id).
Madame Rosèly ou la marâtre chrétienne (qui se dévoue pour l’éducation des enfants nés d’un premier mariage) ; La chambre de la grand'mère ; La petite concierge (pour la classe ouvrière) ; Raphaëla de Mérans ; Les mémoires d'une mère (un peu choquant) ; Simples tableaux d'éducation (pour parents), etc. ; ont également leur mérite.
R. iVïonlayr, pseudonyme d’une femme de lettres, dont les récentes signatures ont dévoilé le nom : Melle Reynès (Montpellier, 1870). Ses quelques livres sont exquis : Angélique Arnauld , étude émouvante sur la vie et l’âme de la célèbre abbesse ; Le Rayon , roman où l’auteur se propose de reconstituer l’état d’âme des premiers auditeurs de Jésus, le rayonnement divin sous le ciel de Galilée ; Après la neuvième heure , qui nous transporte en Egypte où l’influence et l’amour de Jésus royonnent encore dans la personne des premiers chrétiens ; Ames celtes , récit de la conversion de la Bretagne, moins prenant que les deux précédents ; Ils regarderont vers Lui.
Ces quatre œuvres se trouvent dans toutes les mains : parmi les romans à lire, nous n’en connaissons guère de plus édifiants.
Georges de Moîltorgueil, de son nom véritable O. Lebègue, journaliste et littérateur. Il offre à la jeunesse quelques albums acceptables (Les 3 couleurs : France , son histoire ; La tour d'Auvergne ; Louis XI) et Les trois apprentis de la rue de la Lune.
Mme André Mciiezi. On laissera Mal assortis ; Femmes et maîtresses ; L'oncle de Danielle , etc., et on lira Rosaïk , petite fleur des bois (délicieuse nouvelle bretonne) ; Vic-en-sèche (intéressant, pas religieux).
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Miss Mulcck, romancière anglaise, peintre de la vie patriarcale. OEuvres pour jeunes tilles : Miss Tommy ; Le roi Arthur ; Le chef de famille ; La méprise de Christine ; etc.
Madame CLAIRE de NanteidB, née Pascalis (Paris, 1843), plusieurs fois couronnée par l'Académie. Les plus grandes liront : Violette des champs ; Les élans
d’Elodie ; Trois demandes en mariage ; et les autres : Alain le Baleinier ; Capitaine ; En esclavage ; L’héritier de Vauhert ; Monnaie de singe ; Le secret de la grève ; Une poursuite (assez confus).
Raoul de Mavery (1831-1885), de son vrai nom Mmo Chervet, née Marie-Eugénie Saffray. Elle compléta son instruction par des voyages, débuta dans la littérature à l’âge de 28 ans, sous le pseudonyme de MARIE David, qu’elle abandonna bientôt pour celui qui la rendit si populaire dans le monde catholique. Ses nombreux récits et romans, puissamment agencés, très dramatiques et toujours moraux, ont été beaucoup lus.
Nous citons parmi ses grands romans : L’abbé Marcel (dévouement d’un prêtre) ; T)ivorcès (qui se réconcilient) ; Le capitaine aux mains rouges (récit très émouvant de la Révolution et aventures sur mer) ; Les drames de la misère ; Les héritiers de Judas ; Jules Malœuvre ; Le juif Ephraim ; Parasol et Ciü (quelques longueurs) ; Patira (suivi du Trésor de l’abbaye et de Jean Canada) ; Les idoles ; Jean Vivoirier (roman maritime, inférieur aux autres) ; La Cendrillon (pour lecteurs ordinaires) ; Jean-Marie ; Madeleine Miller (beaucoup lu ; exposé des effets de la guerre pour les fiancés et les autres) ; Le magistrat ; Le cloître rouge ; La main qui se caclie ; La maison du Sabbat ; Le marquis de Pontcallec (conspiration) ; Le martyr d’un secret (un prêtre, mais il ne garde pas suffisamment son secret) ; Les mirages d’or (très littéraire) ; L’odyssée d’Antoine (situations un
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peu forcées) ; Le pardon du moine ; Les parias do Paris (un des plus mouvementés) ; Les chevaliers de VEcritoire ; La route de Va Mme ; Le témoin du meurtre ; Tristan (triste) ; Une erreur fatale (id.) ; La boîte de plomb '(scènes de chiromancie) ; Viatrice (un peu romanesque, le missionnaire et ses auxiliaires féminins) ; L’ange du bagne (influence de la religion dans ce triste milieu) ; Zacharie , le maître d’école (pour lecteurs ordinaires) ; L’aboyeuse (manifestation de la justice divine contre les sacrilèges de la Révolution) ; etc., etc.
Parmi ses recueils de nouvelles : La fille du roi Dagobert (17 nouvelles) ; La fleur de neige (2 nouvelles) ; Le chemin du Paradis (5 récits) ; Lary (4 récits) ; La main malheureuse (8 nouvelles) ; etc., etc.
Marie-Alfred Nettement, dont on placera Geneviève (œuvre de début, invraisemblable) ; L'épave ; à coté d ’Histoires et Légendes de son père, l'illustre publiciste et historien.
Le. Cal Newmann (1801-1890). On lit beaucoup Cal lixta, roman chrétien, inférieur cependant à Fabiola.
F. de Nocé, (Lisieux, 1845), auteur de quelques œuvres charmantes que toutes les mères de famille peuvent mettre dans leur bibliothèque pour elles et pour leurs enfants : Cœcilia (premiers temps du christianisme à Rome et à Athènes) ; Une vie de jeune fille ; Julius et Miriam (épisode du siège de Jérusalem) ; Les orphelines du Val André ; La duchesse de Rosenwald (Slaves et Germains au Xe siècle) ; La devise d’un père ; L’enfant d’adoption ; Une famille chrétienne ; Simonne ; La sœur aînée ; Hélène de Saint- Aubin ; Histoire d’une famille noble pendant la Révolution.
E. de Novàanî. OEuvres: Le comte d’Ar nage ; Le marquis d’Arnage ; Solange de Cresne.
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Eugène Nyon (1812-1870). Ses charmantes et spirituelles nouvelles intéresseront tout le monde: Aventures de Claude La Ramée ; Aventures de Joachim ; Les enfants de Mérovée ; Indiscrétion d’une jeune mouche ; Moumoute et Carnage ; Paul et Jean (excellent) ; Splendeur et misère d'un dictionnaire grec (très intéressant) ; Grandeur et décadence d'une capote rose ; Le page de Jacques V ou les Français en Ecosse (le plus souvent demandé dans les bibliothèques) ; Le fils du gouverneur (sous Henri III).
Madame Marie Pape-Garpantier (1815-1878), institutrice française, qui a été beaucoup vantée comme auteur de Leçons de choses , et fondatrice de salles d’asile. Nous la signalons ici pour rappeler que son Enseignement pratique dans les salles d’asile a été mis à 17ndex en 1863. Ses autres ouvrages sont encore en faveur dans les écoles officielles ; ils sont excellents, mais neutres.
ADRIEN Paul est bien moins connu que son ouvrage, Le pilote Willis , universellement aimé par les collégiens.)
SlLVIO PeSliGO (1789-1854), littérateur italien. Suspect de carbonarisme, il fut condamné à la prison ; pendant ses neuf ans de détention, il composa plusieurs tragédies dont Francesca di Rimini et surtout Mes prisons , récit de ses souffrances pleines de résignation et de sentiments chrétiens. La meilleure traduction est celle de chez Carpentier ; celle de Marne est corrigée. Lire aussi Raphaëla et les Lettres.
L’abbé Henri Peireyve (1831-1865), un rare modèle de la complète beauté humaine, selon le mot du P. Gratry. Nous citons ici ses Deux Noëls ; et nous signalons aux lettrés délicats tous ses ouvrages : Biographies ;
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Panégyriques ; Lettres ; La journée des malades y etc. (1)
Marie Pierre, est comme Myrïatva, le pseudonyme de Melle Marie Pesnel, d’ Argentan. Œuvres : La seconds femme de Lionel (religieux, intéressant) ; Sous les pommiers (mariages) ; Miss Adda (pour jeunes filles).
Vicomtesse de Pitray, née Olga de Ségur, (Paris, 1835), grande dame du monde, qui se consacre aux bonnes œuvres et à la littérature. Parmi ses ouvrages aimables, originaux, parfois mal ajustés, nous réserverions aux ainées Entre parias (une vieille demoiselle, un jeune liomme porté au mal, une jeune libératrice, mariage) ; Le trait d’union ; L’oiseau bleu (plein d’imprévus) ; L’oiseau de passage (mésaventures d’un gendre) ; et nous laisserions tous les autres entre les mains des petites filles qui se les disputeront, comme elles se disputent les meilleurs bonbons.
Melle G. du Planty a obtenu un grand succès avec L’oncle Bonasson et depuis avec Mademoiselle Chouchou ; Le bonheur de Michel , etc.
EDGAR Poë (1809-1843). Ecrivain américain dont la vie lut tourmentée, poignante et douloureuse. Ses œuvres « extraordinaires » donnent des frissons d’épouvante : Histoires extraordinaires (2 séries) ; Contes extraordinaires. Ces ouvrages sont inofïensifs au point de vue moral. Mais ces peintures saisissantes, ces
(1) A rapprocher de ce dernier ouvrage, le remarquable livre de M. le chanoine Decorne, intitulé : Dans la chambre du malade. Les éloges que nous voudrions décerner à cet auteur aimé, n’ajouteraient rien à ses mérites ni à ses succès. Nous lui dirons seulement avec le poète, dont il sait par cœur les Eglogues :
... hanc sine tempora circum Inter victrices hederam tibi serpere lauros.
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situations heurtées, ces hallucinations, ces scènes où les héros poussent des cris et gesticulent comme des hystériques pourront produire une impression très funeste chez certains esprits.
Les noms de Baudelaire et de Mallarmé, leurs traducteurs, renseignent suffisamment sur leurs tendances.
A. de PoiSGUX, un des dii minores de la littérature. Il a au moins le mérite d’avoir écrit correctement La petite chapelle (bons récits) ; Pauvres gens (recueil d’observations intéressantes sur l’hospitalité de nuit).
Melle Marie Poitevin, (Paris, 1845). Les épreuves de Geneviève (pour jeunes filles) ; Les Grancogne Lèogan ; L'héritage de Tantale ; Le père Topi ; Un roman de province , quatre livres qui plairont aux plus grandes par leur pathétique et leurs grâces légères.
Oscar de Poli, né en 1838, zouave pontifical, qui prit part à la guerre de 1870, conférencier royaliste et auteur de nombreux ouvrages. Parmi ses romans, nous citons: Le capitaine Phebus (pour jeunes gens sérieux); Fleur de Lys : Jean Poigne d’acier ; Petit Capet ; Récit d’un soldat , etc.
L’abbé Poulin, curé d’une des paroisses les plus populeuses de Paris, connu dans la presse sous le nom de Parisien , auteur de délicieux tableautins intitulés Gens qui pleurent et Geiis qui rient.
Mme Edmond de Pressensé (1826-1901), protestante, mère du député socialiste, rédacteur de L’Aurore. A écrit pour la jeunesse une quantité d’ouvrages que les catalogues « laïques >) recommandent beaucoup ; les catholiques sérieux ne les mettront pas dans leurs bibliothèques.
Quatrellcs, de son nom ERNEST L’Epine (1826-1893) un désopilant dont le sourire est souvent frondeur et la
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pensée réaliste : Arc-en-ciel ; Colin-Tampon (quelques hardiesses seulement). Lire : A coups de fusils ; La dame de Gai-Fredon ; L'intrépide capitaine Castagnette.
A. Quinton, avocat d’Orléans, jurisconsulte qui a utilisé ses connaissances en droit romain dans Aurélia (roman historique roulant sur les premiers temps de l’Eglise) ; Le Dieu Plutus (suite du précédent, pour les jeunes gens sérieux) ; Le Gladiateur ; et ses souvenirs, dans l’extraordinaire Maîtresse et servante.
Elisée Reclus, né en 1830. Illustre géographe internationaliste, communard. Nous n’avons pas à apprécier sa Géographie universelle , ni ses autres ouvrages. Nous disons seulement que, même ceux qu’il a édités chez Iletzel et Hachette à l’usage de la jeunesse, ne sont pas à recommander parce qu’ils fourmillent d’erreurs religieuses : Histoire d'une montagne ; Histoire d'un
ruisseau.
Paul RenaucSin, un jeune qui débuta au Sillon , et qui, dans ses deux ouvrages, continue d’aller au peuple « avec son âme d’homme et sa vision d’artiste ».
Les mémoires d'un petit homme (initiation d’un petit riche à la question sociale, mille incidents intéressants) et Les Champier (la vie des cités parisiennes, étude de mœurs populaires) sont bien observés et utiles à lire. Son ouvrage de début, Silhouettes d'humbles , recueil de nouvelles, est la mise au point exact de l’état d’âme des petites gens... Voilà de la littérature sociale et de la bonne !
Mme de Renneville (1772-1822). Ses œuvres Contes à ma petite fille et à mon petit garçon ; Contes pour les enfants : sont aujourd’hui délaissées.
Bénédict-Henri Réveil (1816-1882). Après avoir passé
quelque temps dans les bureaux du ministère de l'Instruction publique, il partit en 1842 dans les Etats-Unis où il lit un séjour de 9 ans. Il en rapporta des matériaux qu'il utilisa dans ses livres.
Ses narrations cynégétiques, ses récits de voyages et ses romans d’aventures peuvent être mis entre les mains de la jeunesse ; on réservera cependant Les deux convicts ; Le Docteur américain ; Les harems du nouveau monde.
Mc,lc JACQUELINE Rivière, directrice des Veillées des Chaumières , a publié Le Piège (tendu aux bons jeunes gens par les « araignées roses ») ; Bonne maman (même loin des vanités du monde, il pousse des fleurs pour les jeunes filles) ; La maison des yeux bleus , trois livres tout vibrant de lumière et d’une allure charmante.
Comtesse de la Rochère, née Eugénie Mistral {Toulouse, 1810). Pendant que les aînés liront Madame Bochard ; Les récits de la marquise Séraphine ; les plus jeunes se partageront tous les autres ouvrages de cette charmante nouvellière : Caroline de Terville (un des meilleurs) ; Tebaldo ; L’orpheline d’Evinos , etc. ; et les « vieilles filles » s’intéresseront à L’héroïne de soixante ans.
ANTONIN Rondelet (1823-1894), professeur de philosophie aux facultés de Clermont-Ferrand, et ensuite aux facultés catholiques de Paris, homme d’œuvres. Ses livres fort sérieux et didactiques ne conviennent qu’aux jeunes gens qui réfléchissent ; Du découragement (dissertation) ; Une femme très malheureuse ; Le lendemain de mariage ; La ressuscitée de Cologne ; Mémoires d’Antoine (pour ouvriers) ; Un drame dans un omnibus (recueil de nouvelles), etc. (1).
(1) Nous nous sommes servi, pour appuyer ou contrôler un •certain nombre d’appréciations portées sur les livres de cette catégorie, de l’excellent Répertoire publié par le chanoine Signerin.
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Comtesse Lydie Rostopchine (1811-1858), femme de lettres russe, célèbre par sa beauté, ses poésies et ses romans. Entre autres, Yvonne (excellent) ; Belle , sage et bonne (un peu exagéré) ; Rastaquoueropolis (pour les personnes d’âge raisonnable) ; Les Rastas de Monte- Carlo (id).
Mme Léontine Rousseau, née de Vauxe (Clamecy, 1837). Parmi ses ouvrages, tout le monde a lu Lars- Vonved ou le pirate de la Baltique. Tout le monde lira : Dionis ; Richard Wallace. Quant au dernier : Une lumière dans la nuit , il est fort embrouillé, assez mal ajusté et trop peu soigné.
L. Rousselet. Œuvres : Le charmeur de serpents (très dramatique) ; Les deux monstres ; La peau de tigre ; Le tambour de Roy al- Auvergne.
Rustica de son vrai nom MADEMOISELLE P. de Puybusque, née en 1848. Son père, gentilhomme de vieille roche, lui apprit à lire dans Virgile et Victor Hugo, et sa mère, qui était une sainte, lui inspira do bonne heure une ardente piété qui devait, avec l’amour de la campagne et de l’étude, dominer toute sa vie.
Elle a écrit, pour l’amour de l’art et pour l’amour de Dieu, quelques œuvres délicieuses : Leçons de choses (poésies) ; Violette et Marguerite ; Véronique (nouvelles) ; Le roman de Gisèle ; Les deux robes ; La bête Hombrée ; Petite Germaine (protestation contre la loi des Congrégations) ; Premiers frissons (nouvelles) ; Tentations (id).
Charles Saint-Martin, de son vrai nom Ferdinand Hervé-Bazin (1845 1899), professeur d’économie politique à l’Université catholique d’Angers, écrivain et homme d’œuvres qui a consacré toute sa vie à tant de saintes causes.
Outre le Traité d'économie politique et Les grandes
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journées de la chrétienté qu’il a publiés sous son nom, nous citons ici ses quelques romans : Rouget le braconnier ; La mort d'un forçat ; La barque rouge ; Le drame du marché noir.
Mme Sainte-Marie a publié, sous une forme pas du tout gnangnan , des récits émouvants et pénétrés de sentiments religieux. Citons : Les deux orphelines (protection de la Sainte Vierge) ; L'intérieur d'une famille chrétienne (dévouement récompensé par la reconnaissance des obligés) ; Pauline et Mllc de Monteymart (deux nouvelles) ; La famille de Kendal (id.) ; etc.
Melle Jeanne Schultz, (Paris, 1870), connue sous le nom de Saïnt-Hïlairfî, n’a fait que des petits chefsd’œuvre.
Pour les aînées : Ce qu’elles peuvent ; Les fiançailles de Gabrielle ; Jean de Kerdren ; La neuvaine de Colette (un peu passionné, paru dans la Revue des Deux Mondes ) ; La main de Sainte-Modestine (espièglerio sur une fausse relique).
Pour les enfants : Famille Hamelin ; Sauvons Madelon ; Tout droit.
WALTER Scott (1771-1832), célèbre romancier anglais. Il débuta dans la vie littéraire par des poésies, et conquit une des premières places parmi les gloires de son pay spar des œuvres nombreuses, romans historiques remplis de coloris et d’humour, où il fait revivre en les modernisant, les mœurs de l’ancienne Ecosse.
Ses romans sont moraux dans leur but : mais ils renferment des intrigues étranges, des tableaux passionnés et des aventures très peu édifiantes. Aussi les éditions complètes ne doivent pas être confiées aux jeunes gens. Certaines éditions corrigées ne le sont qu’imparfaitement (par exemple, celles de la Société Saint-Nicolas).
Celles de chez Ardant, Téqui, Gautier : Quentin Dur ward ; Louis XI à Péronne ; L'officier de fortune ;
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Ivanhoè ; L’astrologue ; Waverley ; Le Monastère ; L’abbé (suite du précédent) ; Anne de Geerstein ; Kenilworth ; Charles le Téméraire ; Le talisman ou Richard en Palestine ; Le pirate ; La jolie fille de Perth ; La fiancée de Lammermoor, sont inofïensives ou à peu près.
Madame AnaïS Ségalas (1814-1893) a eu son heure de notoriété ; mais qui la lit encore aujourd’hui?
Ses poésies et ses romans ne conviennent qu’aux grandes personnes : Les rieurs d’aujourd’hui ; Les magiciennes d’aujourd’hui ; La vie de feu (tableaux inconvenants) ; Les mariages dangereux (4 récits sur la chasse à la fiancée, la vie conjugale).
Les Contes enfantins qui ont été publiés dans Le Corsaire , Le Musée des familles ; La Revue pour tous , <etc., pourraient être lus par tout le monde ; Récit des Antilles ; Le livre des vacances ; etc.
Le Marquis Anatole de Ségur, (1823-1902), père de 1 académicien, écrivain-apôtre dans Soldat ; Les enfants de Paris ; SimjDles histoires .
MARIUS Sepet, écrivain français, né en 1845. Ses travaux historiques ( Jeanne d’Arc ; Saint Louis ; Les origines du théâtre ; etc.), lui assurent une bonne place parmi les savants. Lire en outre, En vacances (excursion sur les plages de France).
Emile Souvestre (18061854), commis libraire, puis professeur et écrivain. Ses romans bien écrits, quoique un peu monotones, rappellent Dickens par le naturel et la description : ils sont, à certains endroits, trop favorables au protestantisme et à Jean-Jacques Rousseau. Sous cette réserve, ils peuvent en général être mis entre toutes les mains.
Ncus citons : Un philosophe sous les toits (un des meilleurs ) ; En quarantaine ( idées protestantes ) ;
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Confession d’un ouvrier (excellent) ; Au coin du feu ; Pendant la moisson ; Dans là prairie ; Au bord du lac ; etc., etc.
JOHANNA Spyri, le mine de lettres suisse, (Hirzal, 1823), mariée à un avoué de Zurich. Ses récits charmants pour enfants, pleins de bonhomie et d’aimable abandon ont été traduits en français : Seul au monde ; Ileidi ; J. es enfants de Grilly ; Aux champs ; Dans les Alpes ; Encore Ileidi ; Sina, nouvelles pour les jeunes filles ; Histoires pour les enfants et Histoires comme les enfants les aiment (2 séries, grand succès) ; etc.
Mme FÉLICIE-Marie Testas (181G-1892), directrice de salles d’asile, mérite ici une bonne petite place avec Les bonnes gens (nouvelles très intéressantes) ; Récit de Jean Antoine ; La bague enchantée .
Marie Thiéry, née à Paris dans une ambiance toute littéraire, écrivit et rima dans son enfance, comme l’oiseau chante.
Elle fit paraître en 1893 un roman, et chez Maine deux volumes de contes pour la jeunesse. Elle publia depuis au Gaulois qui la prit pour collaboratrice, au Petit Journal , aux Débats , à L'Echo de Paris , etc., etc., de nombreuses nouvelles et des romans psychologiques, très fièrement écrits : Ramelle (mœurs béarnaises) ; La loi d’amour ; L’heure est Dieu ; Par l'amour ; Le Mystère dJArlacq. Ces livres ne sont pas pour les jeunes filles ^ non plus que Monsieur Marcel , auquel le Jury du Concours de la Presse a décerné le prix destiné aux romans humoristiques.
Nous citons seulement pour tous : Rêve et réalité ; L’épreuve ; Les Palmarieu ; Le violon de Jacques
(enfantin).
Mme Jean Thiéry, belle-sœur de la précédente, s’est consacrée exclusivement aux livres pour jeunes filles,.
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petites ou grandes. Citons : Le roman d'an voleur ; L'idée de Suzy ; Monsieur le Neveu ; Château de cartes ; Le roman d'un vieux garçon (dans la délicieuse collection Hermine ; Les victimes (contre le divorce ; l'un des plus beaux romans à thèse qui ait paru ces dernières années) ; Choc en retour ; etc.
Lucien Th05Tîin3 né en 1845, dans une famille de propriétaires ruraux, Saint- Quentie- les - Chardonnets (Orne). Frappé de paralysie dès son enfance et immobilisé dans un fauteuil roulant, il lut avidement tous les livres à sa portée et bientôt il se mit à écrire.
Collaborateur à L'Ami des Campagnes , au Fouet , et à diverses publications de propagande chrétienne, unique rédacteur et illustrateur pendant six ans de La Lanterne d' Arlequin, enfin romancier, toujours il a mis au service de la défense religieuse ses convictions énergiques et la variété de ses talents. Il est mort en 1907.
On pourrait diviser ses œuvres en séries. Nous aurions d'abord les victimes des sociétés secrètes : Le poignard du Vésuve ; Le manuscrit de Raoul ; Le secret fatal ; L'esclave blanche ; La coulœuvre blonde ; La couronne ducale , romans auxquels on pourrait rattacher Les tigres de la Néva ; Le carnet sanglant ; La route de la Sibérie; La bombe nihiliste ; Les chevaliers de la dynamite .
La seconde série s’appellerait la vie rurale avec : Les mémoires d'un instituteur ; La ferme de l'Oseraie ; Richesse infâme.
Enfin, la troisième comprend les romans d’actualité demandés par les journaux : Les drames de l'Irlande ; Les mystères de Montligeon ; Le secret du vieil Islandais ; Perdu sur les flots ; Traître au tzar (histoire <Tun officier dévoyé par les doctrines des révolutionnaires).
Toutes ces œuvres n’ont pas, sans doute, le vernis que prennent certains écrivains dans la fréquentation des
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salons et des théâtres ; mais elles ont le charme de la vérité et de la vie et nous connaissons des personnes de la (( bonne société », qui trouvent à les lire un plaisir extrême.
Tifo, de son vrai nom Mme Soyez, de Lille, a fait preuve d’un talent plein de promesses en publiant Infelice , adaptation de l’anglais. Nous attendons Cœur fier.
Rodolphe Toppfer (1790-1846), français d’adoption, né à Genève. Fils de peintre, artiste lui-même, il dut abandonner les beaux-arts, à cause d’une infirmité des yeux. Il se voua à l’enseignement et à la littérature. C’est pour ses élèves qu’il écrivit la plupart de ses ouvrages : Bibliothèque de mon oncle (Xavier de
Maistre recommandait ce livre à ceux qui lui demandaient un second Voyage autour de ma chambre) ; Le presbytère (très original n’est pas à conseiller) ; Rose et Gertrude (touchant et délicat) ; Nouvelles genevoises ; Voyages en zigzag ; Nouveaux voyages en zigzag (excursions scolaires).
Tous ces récits sont piquants, humoristiques, gracieux, bonhomme et pleins d’inattendu ; mais ne renferment-ils pas trop de légèretés, et d’hostilité contre la religion pour être confiés sans danger à la jeunesse ?
Jean des Tourelles, pseud. de l’abbé Delahaye, curé de La Chapelle de Saint-Mesmin. Un vrai joaillier littéraire, qui a publié sous le titre d 'Histoires du temps présent , quelques recueils délicieux : Sur le vif ; Tous d’après nature ; Envolez-vous ; Au gré des vents ; Sous Vorage (la situation actuelle et ses auteurs).
Guillaume Trébutien (1800-1870), érudit normand dont le nom s’attache surtout à ceux de Maurice et d’Eugénie de Guérin. Il a publié en effet les Reliquiæ de ces deux belles âmes rêveuses, sous les trois titres
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suivants : Eugénie de Guérin , journal et lettres ; Lettres d’Eugénie de Guérin ; Maurice de Guérin, journal lettres et poèmes. Ces trois œuvres d’art et d'édification ont été unaninement louées ; la 3e ne convient cependant qu’aux lecteurs sérieux.
Sophie Ulliac-Trémadeure (1794 -1862) a parfois écrit sous le pseud. de Dudrezène. Elle a voulu moraliser : nous croyons cependant que certains de ses ouvrages ne doivent pas être confiés à des lecteurs trop jeunes, parce qu’ils manquent souvent d’inspiration religieuse et parfois de réserve. Etienne et Valentin (suivi de deux BOuvelles,dont la dernière offre des détails inconvenants); j Les secrets du foyer (contre l’ivrognerie, scènes de ménage) ; La pierre de touche (œuvre de conviction, dit l’auteur) ; Souvenirs d'une vieille femme (mémoires de l’auteur, pas de religion, descriptions mondaines) ; Les vendanges (pour tous) ; Emilie (id.) ; Nouvelles (id.) ; Les jeunes artistes (id.) ; Le cheval du lancier (id.).
René VaHery-Radot, (Paris 1853), gendre de Pasteur et ancien secrétaire de M.Buloz.De ses quelques ouvrages: L'étudiant d’aujourd’hui (pas pour la jeunesse) ; Le voyage de MUt Rosalie (pour tous); etc.; il restera surtout Le Journal d’un volontaire , couronné par l’Académie et universellement connu parmi les grands jeunes gens.
Valentine Vattier, (1835 - 1891 /. Martine; Les six orphelines (suite du précédent) ; La vie en plein air très bien) ; Vingt millions de rente ; Le bouquet de lin (histoire de deux amoureux bretons, suivie d’autres nouvelles).
PAUL Verdun, pseudonyme d’un vaillant écrivain qui se sert de sa plume comme d’une épée pour défendre la vérité, la justice et la patrie. Né en 1861, homme d’œu- , vres, directeur des Soirées en famille (magazine éducatif pour patronages).
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Nous recommandons, outre ses pièces et son grand ouvrage de mystique, Le diable dans la vie des saints et dans les missions , les romans intéressants qui suivent : M. Petitpot est franc-maçon ou Le député de Vaugirard (blagues antimaçonniques) ; Les Martyrs d'Arménie ; L'homme aux cent millions (roman judiciaire saisissant) ; Rêve d'or : Le maître de l'avenir (Jésus-Christ et sa doctrine contre les erreurs socialistes); La grande ambitieuse (contre les sociétés secrètes) ; La mère abandonnée ; L'honneur du travail ; Cœur de héros (Garcia Moreno) ; Le secret de Jack Vèventreur ; La jolie brodeuse (contre le divorce) ; Sans mère ; Pour la Patrie (grand succès, aventure poignante d’un inventeur accusé de trahison) ; Un lycée sous la 3me République (pages très réalistes). Ces ouvrages, hormis le dernier, sont tout désignés pour les bibliothèques de patronages et de cercles catholiques.
JULES Verne, né à Nantes en 1828, mort à Amiens en 1905. Son premier ouvrage Cinq semaines en ballon inaugura un genre nouveau, le roman scientifique et géographique ; pendant 40 ans, il a déployé, dans une série de romans piquants, ingénieux, empoignants et instructifs, toutes les ressources d’une imagination intarissable, et il restera l’un des vulgarisateurs les plus populaires de la science amusante et des voyages fantastiques.
Il a exploré toutes les contrées, il a décrit les continents, les mers et les vastes espaces stellaires, il a étudié la civilisation et les races ; il fut chimiste, mécanicien, astronome, géologue, botaniste, zoologiste, et quand il cessait d’observer, son génie lui permettait do créer les formes futures auxquelles devaient atteindre l’expérience et l’ingéniosité des hommes , il fut instructif et précurseur, en même temps que compilateur, conteur et vulgarisateur.
On a loué chez l’écrivain, outre l’imagination et la science, la bonhomie, la bonne humeur et la netteté
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précise avec laquelle il dessine ses figures.il est seulement regrettable qu’il n’ait jamais mis les influences de sa vogue prodigieuse au service de la religion : ses livres sont en effet toujours neutres et laïques. Certains catholiques le lui ont meme amèrement reproché et l’ont proscrit de leur bibliothèque à l’égal d’un malfaiteur. D’autres plus indulgents lui font une place de choix... Il nous semble ne mériter
Ni cet excès d’honneur, ni cette indignité.
LOUIS Veuille! (1813-1883), le maître écrivain, vaillant journaliste, champion vigoureux et infatigable du bon droit et de l’Eglise, qui tint tête, pendant 50 ans, à la meute aboyante de leurs ennemis. De toutes les luttes et colères que sa croisade a soulevées, il ne reste aujourd’hui que le souvenir d’un catholique digne de l’admiration des siècles, et d’un écrivain de haute race qui a laissé des études littéraires, historiques, polémiques, une Correspondance unique , des poésies et quelques romans toujours appréciés.
Parmi ses romans, récits et mélanges, nous citons * Corbin et d’Aubecourt (essai de roman chrétien, exaltation de l’amour) ; L'honnête femme (critique de la bourgeoisie incroyante, amour) ; Agnès de Lauvens (utile aux jeunes filles qui se disposent au mariage) ; Les odeurs de Paris ; Libres-penseurs... Tous ces ouvrages conviennent plutôt aux jeunes gens formés.
Les autres liront avec profit sa Correspondance , que certains critiques ont placée au-dessus de celle de Mmc de Sévigné ; Historiettes et fantaisies ; La guerre et V homme de guerre ; Ça et là ; Une gerbe ; Pierre Saintive ; Le parfum de Piome ; Les Français en Algérie (sauf quelques détails sur le Coran).
LÉON Ville (Lyon, 1854), pourrait être surnommé, pour certaines de ses œuvres (les dix volumes de La vie au désert , récits d’un intérêt poignant, etc.), le Cooper
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chrétien. Il n’est pas moins intéressant dans les biographies de Nos grands capitaines et autres livres publiés chez Tolra. Il a cependant écrit des feuilletons ( L'Hercule du Nord, dans L'Eclair), sur lesquels nous porterions une appréciation toute différente.
Jacques-Melchior Villefranche, lyonnais, (1829- 1904), débuta par des poésies, fut plusieurs fois lauréat de l’Académie des Jeux Floraux, et réunit ses fables charmantes, pleines d’engouement et de verve, dans le Fabuliste chrétien. Destiné à rendre l’école plus morale et religieuse, ce recueil est devenu classique en Belgique.
Après 23 ans de service dans la télégraphie, il renonça en 1876 à ses droits prochains à la retraite pour se consacrer, sans plus tarder, à l’apostolat de la presse, et éleva le Journal de l’Ain aux premiers rangs parmi les organes catholiques de province.
Il s’est montré historien consciencieux et entraînant dans Fié IX, Napoléon III, Les Tsars du XIXe Siècle , Dom Bosco, Le général Champ, Dix grands chrétiens (Veuillot, O’Connel, Ozanam... Winthorst), etc.
Romancier, il a donné surtout Elisa de Montford, roman social ; L'Ange de la Tour , scènes poignantes de la persécution sous Elisabeth; Cinêas ou le Monde sous Néron, parallèle du Christianisme avec le Paganisme et le Judaïsme, où il n’y a peut-être pas moins de pathétique que dans Fabiola et où furent évitées à dessein les audaces de Quo Vadis. Cinéas, comme tous les ouvrages de Fauteur, est pour toutes les mains, et laisse dans l ame de salutaires et fortifiantes pensées.
CHARLES Vincent, (Indes Orientales, 1851), propriétaire exclusif de la signature Pierre Maël, depuis la mort de Charles Causse. Il a donné sous son nom quelques ouvrages.
Tout seul, n’est peut-être pas aussi pénétrant que son
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poème Bienheureux ceux qui pleurent , donné au Théâtre chrétien en 1898; il est cependant à lire ainsi que L’Epopée de l’Eglise (trois parties) et L’Epopée Nationale.
Ses contes pour les grands enfants sont inconvenants, même pour les enfants de cent ans ; Au seuil de l’audelà est honnête, mais troublerait les jeunes imaginations ; L’ogre est insignifiant.
HlPPOLYTE Violeau, un romancier de sève chrétienne, dont les œuvres se distinguent par l’émotion des scènes, la grâce des descriptions, et l’élévation des idées.
Les jeunes filles liront : Les pèlerinages de Bretagne ; Histoires de chez nous ; et laisseront à leurs aînées : La maison du Cap ; Les surprises de la vie .
CHARLES ds Vïtïs, pseudon. du chanoine LUCIEN Vigneron, prêtre du clergé de Paris, ancien missionnaire en Chine, voyageur. Son Roman de l’ouvrière (histoire palpitante d’une jeune fille ruinée qui est obligée de travailler), a obtenu, il y a quelques années, le prix de trente mille francs au concours du Petit Journal.
L’auteur a publié depuis, outre des récits de voyages très intéressants, de nombreux romans feuilletons, auxquels on ne pourra pas reprocher, comme à certaines œuvres catholiques, de nous conduire par des chemins battus : ils sont empoignants et construits avec des scènes si étranges et des intrigues si originales !
Le Vicomte Walsch (1782-18G0), ardent royaliste et fervent chrétien dont l’ouvrage le plus connu est Les lettres vendéennes .
Parmi les autres, très nombreux et écrits avec trop de facilité, nous citons : Le fratricide ou Gilles de Bretagne (un bon livre pour bibliothèques, édition Yermot) ; Histoires , contes et nouvelles (très édifiants) ;
Yvon le Breton ; Souvenirs de cinquante ans ; Souvenirs et impressions de voyage (tous deux charmants) ; Tableau poétique des fêtes chrétiennes (très bien) ; Tableau poétique des Sacrements (moins lu) ; Journées mémorables de la Révolution.
Le Cardinal Wiseman (1802-1865), archevêque de Westminster, dont l’action et les œuvres apologétiques et scientifiques ont exercé en Angleterre une heureuse influence. Il a composé trois romans chrétiens : La lampe du sanctuaire ; La perle cachée ; et surtout Irabiola, qui suffiraient à l’illustrer.
M~e de Wltt, fille du ministre Guizot, née en 1829, protestante.
Très au courant de l’histoire et douée d’un grand talent de narratrice, elle a produit de nombreux volumes : Histoires de l'ancien temps et La charité en France à travers les siècles, s’inspirent des opinions religieuses de l’auteur.
Mont et Manoir ; Par monts et par vaux ; Reine et maîtresse ; Tout simplement ; malgré quelques idées répréhensibles, pourront intéresser et faire du bien.
Histoires de deux petits frères ; La petite fille aux grand’ mères ; Une sœur ; Contes anglais ; Un nid ; Les vieux amis, etc. ; sont inofïensifs et conviennent aux enfants.
Mathieu Witche. OEuvres: Mademoiselle du Petit vallon ; Mille trente ; Morte et vivante ; L'école des Espioixs (les illuminés de Weishaupt) ; Les prisonniers du Caucase ; excellents malgré quelques invraisemblances.
Nathalie Woillez, (Saint-Omer, 1781-1859). Lire : Les jeunes ouvrières ; L'orpheline de Moscou (le meilleur) ; Edmæet Marguerite...
Wood (Ella Price, Madame Henry), romancière
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anglaise (1820-1886), qui eut une assez grande vogue.
Son procédé consiste à exposer les circonstances d’un crime, à accumuler sur une personne les présomptions de culpabilité, et, au dénouement, à expliquer le crime de la manière la plus naturelle du monde. Ses œuvres, pour la plupart traduites en français, sont à peu près inofïensives. Cependant Lady Isabel ; Le maître de Greylands ; La tragédie du village ; Anne Hereford , ne conviennent qu’à des personnes d’àge raisonnable, notamment parce qu’ils sont entachés de quelques traits contre le catholicisme.
Rodolphe Wyss (1781-1830). Pasteur protestant et professeur qui doit sa célébrité au Robùïson suisser journal d’un père de famille naufragé avec ses enfants, roman universellement connu. Prendre l’édition Maine ou Ardant.
Miss Charlotte-Marie Yonge, femme de lettres anglaise (1823-1901) qui contribua par ses efforts, ses œuvres et ses ressources, à encourager le développement de la Haute-Eglise.
Les jeunes filles liront : La chaîne de Marguerite ; Le procès (suite du précédent) ; Frères et sœurs ; L'héritier de Redcliff ; Les lances de Lynwood ; Christine Sorel ; Violette ; etc., etc.
Anonymes. Les confidences de Marguerite (exquis); L’expiation d’un père (histoire authentique et saisissantequi montre les effets d’une mauvaise éducation) ; Les naufragés au Spitzberg.
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OU
Histoires amusantes pour les petits jeunes gens, les petites filles et les enfants
Non nisi optimus quisque legendus est.
(Quiritilien).
Victor Hugo (i), dans ses Choses vues , raconte sur le prince de Joinville enfant, une anecdote qui nous montre la famille du roi Louis-Philippe sous un jour de simplicité et de bonhomie : « Il avait, dit-il, imaginé une scie qui exaspérait la reine. C’était un vieil orgue de Barbarie qu’il s’était procuré. Il arrivait chez la reine jouant de cet orgue et chantant des chansons enrouées. La reine commençait par rire. Puis cela durait un quart d’heure, une demi-heure : « Joinville, finis ! » La chose continuait : « Joinville, va t’en ! » Le prince, chassé par une porte, rentrait par l’autre avec son orgue, ses chansons et son enrouement. La reine finissait par s’enfuir chez le roi.
Ainsi l’enfant devenait maître de la maison royale. Il l’est partout aujourd’hui, même au sein des familles ouvrières et des familles bourgeoises ;
(1) Cité par M. Henry Bordeaux, dans le Correspondant (25 janvier 1904, page 354).
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et s’il ne triomphe pas toujours avec autant de tumulte et d’insolence que Joinville, ses amusements sont loin d’assurer, contrairement au proverbe, la tranquillité des parents.
L’orgue de Barbarie, du reste, finit par lasser les enfants eux-mêmes, après avoir lassé les mères ; et il n’est point rare de voir les mioches de 8, io ou 12 ans, assis tranquillement la tête dans les mains, pendant que gisent lamentablement sur le sol des jouets en débris et des poupées mutilées.
Ils font trêve au tapage, ils se recueillent et peut-être demandent-ils à lire.
Depuis longtemps, ils savent, selon l’expression d’Ernest Legouvé, lire au plus beau de tous les livres, au front de Celui d’où émanent toute lumière, toute justice et toute bonté, en d’autres termes, ils savent prier.
Ils savent lire aussi dans les yeux et dans le cœur de leur mère ; et ce n’est point là, quand ils sont restés purs, la moins douce de leurs récréations...
Ils veulent cependant et ils réclament — bien légitimement d’ailleurs — d’autres lectures.
A cet égard, comme à beaucoup d’autres, les enfants ont été traités en rois. Des Evangiles , des Histoires saintes , des Vies des saints ont été édités pour eux avec de magnifiques illustrations ;
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des albums en couleur, soit neutres, soit religieux, sont venus s’ajouter aux vieilles images d’Epinal ; des revues même (par exemple, rincomparable Noël de la Bonne presse), ont été créées à leur intention ; des romans où parlent et agissent des polichinelles, des petits oiseaux et des bébés ont été publiés, qui gravent dans ces esprits impressionnables des sentiments salutaires.
Parmi ces livres, nous en citons seulement quelques-uns. Si, selon la pensée de Montaigne, les enfants sont « capables de philosophie à partir de leur nourrice, mieux que d’apprendre à lire et à écrire », ils trouveront dans cette courte nomenclature — et passirn dans les catégories précédentes — de quoi satisfaire utilement leurs désirs et leurs goûts.
LUCIE des Ag3S9 petite-nièce de la Vénérable Elisabeth Bichier des Ages, se recommande d’elle-mème pour tous les ouvrages qu’elle a produits. Nous citons, pour les jeunes .filles : Edith ; La prophétie de Maurice ; La destinée ; Elisabeth ; La famille de Kerdral ; Petite fleur ; La maison du chat qui pêche ; Grimonette ; Le bonheur de Marthe ; La tour du Cardinal.
Pour les enfants : Les neveux de tante Germaine ; Le nid paternel et les autres livres publiés chez Marne.
Puisse cette humble semence que l’auteur abandonnne à Dieu, tomber en bonne terre, germer et porter de beaux fruits !
Gabrielle d’Arvor. Jeté par le flot ; Louise et Hélène ; Mademoiselle Artaban ; Vedentine Daubray , sont des « classiques » de l’adolescence et de l’enfance.
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Samuel-Henri Berthoud, dit Sam, né à Cambrai en 1804, mort à Paris en 1891, fondateur du musée qui porte son nom. S’occupa de littérature et de vulgarisation des sciences. Ses ouvrages scientifiques renferment bien des erreurs : L'homme depuis 5000 ans, etc. ; ses romans et récits ne sont pas irréprochables au point de vue moral.
Tout le monde peut lire cependant les Contes du docteur Sam ,• L'esprit des oiseaux (captivant).
Marie de Bosguérard, de son vrai nomMme Fodéré, née en 1844. Aventures du capitaine Brindille ; Bohèmes ; Braves Cœurs ; Braves gens ; Journal d'une grande sœur ; Ma poupée ; La petite institutrice ; Les roses de Dorothée ; Voyages d'une jeune bohémienne, ; Princesse ; Thérèse ; Mar fa, sont les principales œuvres de cette a uthoress si chère aux enfants.
F. Bouhours. Le franc-maçon de la Vierge est un tout petit livre ; mais il est traversé d’une telle intensité d’émotion qu’a le lire, chacun y va de sa larme. Lire aussi Les trois vierges noires de V Afrique équatoriale.
Jean-Nicolas Bouilly (1763-1842), fonctionnaire, fit des pièces de théâtre et des berquinades qui ont çu leur heure de succès. Causeries ; Conseils à ma fille ; Contes a ma fille ; Contes à mes petites amies ; Contes aux enfants de France ; Contes populaires ; Encouragements de la jeunesse (anecdotes littéraires); Les mères de famille ; ne réalisent pas l’idéal du genre et sont un peu mondains ; on les met cependant dans beaucoup de bibliothèques.
Marie de Bray. Œuvres : Mémoires d’un bébé ; L'Etoile de la mer ; Les trois filles du ciel ; Un intérieur de famille ; et surtout Le bonheur dans la vertu ; Ce que peut la charité (couronné par l’Académie).
CHARLES Buet. Le puissant écrivain, déjà cité, a su dans Guy main rouge ; Légendes du Mont Pilate ; L’homme au capuchon rouge , etc. ; adapter à la simplicité des petits les ressources de son talent.
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Mme JEANNE Cazin est partout citée avec honneur, même à l’Académie française. Lire : Nobles cœurs ; Aventures de Jean le Savoyard (tous deux couronnés par l’Académie) ; Drame dans la montagne ; Le$ orphelins Bernois ; Le petit Chevrier... Toutes ses historiettes ne sont pas aussi élevées que les Alpes où elles se passent ; mais elles sont saines et bienfaisantes comme l’air de la montagne.
A. Desves, de son vrai nom Mme Descaves. Œuvres : L'ange de la famille; Correspondance d'une élève du Sacré-Cœur : Les deux jumelles ; Louise Mur r oy ; Marie de Kervon ; Reine Marguerite ; Une nuit en chemin de fer (six nouvelles).
Mme Desbordes-Valrrtore, née à Douai en 1786, morte en 1859, femme de lettres, que ses œuvres délicates et lyriques ont fait surnommer la Sapho chrétienne et appeler par Brizeux « une belle àme au timbre d’or ». Elle a sa statue à Valenciennes et à Douai.
D’autres femmes, selon l’euphémisme d’une amie, ont pu, comme elle, cueillir des (leurs qui égayaient alors les glacis de Valenciennes et de Douai ; mais aucune n’a cueilli plus facilement et présenté avec plus de suavité, la formule unique du sentiment, le sublime qui s’ignore.
Les deux volumes Contes et scènes de h vie de famille sont de vrais manuels d’éducation familiale, très simples et très pieux.
FERNAND Desnoyers (1802-1868 ', journaliste et romancier, fondateur de la Société des gens de lettres. Les aventures de Jean- Paul Choppart ; Les aventures de Robert-Robert ont eu tous les deux, dans Le Journal des enfants . et Le Siècle, un immense succès. Ils sont encorebeaucoup lus.
ZÉNAÏDE Fleuriot. Tous les enfants lisent : Bigarette (histoire d’une poule !) ; Bonasse ; Cadette (journal d’une petite fille) ; Cadoch (très intéressant) ; En congé
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(bluette) ; Un enfant gâté (très bien) ; Le petit chef de famille (suite de Plus tard) ; T ranquille et Tourbillon (deux caractères opposés); Bouche en cœur (réflexions d’une poupée) ; etc.
Mme Fresneau, née de Ségur. OEuvres : Comme les grands ; Deux abandonnés ; Les protégés d'Isabelle ; Une année du petit Joseph ; Thérèse à St-Domingue.
Le verre de cette aimable authoress est plus petit peut-être que celui dont se servent les autres Ségur ; mais il est si finement taillé !
Jacques et Guillaume Grïmm, célèbres philologues allemands dont le premier a vécu de 1785 à 1863 et le second de 1786 à 1859. Leurs Contes populaires , amusants et moraux, eurent, dès leur apparition, un succès immense et furent traduits dans toutes les langues. Ils furent suivis d’un ouvrage où les auteurs étudièrent les origines historiques des contes : cette partie de la science archéologique s’appelle le folklore.
Melle Marie Guerrier de Haupt. Lire : Comment mon oncle Antoine devint marin ; Cousine Madelon ; La famille Hartman ; Miss Prétention ; Quatre nouvelles historiques ; Les revenants ; Les sabots de Marguerite ; Les défauts de Gabrielle ; Le royaume du bonheur ; etc.
Mme Guizot, femme de l’illustre homme d’Etat, (1773- 1827). Œuvres : U écolier ; Une famille ; La petite aux grand’mères ; Les enfants ; Le louis d’or d’Ernestine ; L’èducalion de Nanette ; Nouvelles et contes.
Mme Jeanne Marcel, pseudonyme de Mme Trochie- HautefeuiEle, né en 1832. Tous ses ouvrages.
La Baronne Martineau des Chesnez, Œuvres :
La grande Aulnaie ; La marquise de satin vert ; Roses et rubans ; Les trouvailles de M. Montvert ; Voyage d’une femme aux Montagnes Rocheuses ; Les allumettes de l’oncle Grandèsir.
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Comte René de Maricourt (1829-1893;. En vitrine (recueil de nouvelles occulistes, assertions risquées) ; Une femme à bord (fait le malheur de son mari et tourne la tète à tout le monde par ses minauderies) ; La broche perdue ; L’ancêtre volé ; Begça ; Le combat des treize ; Le couteau du bandit ; La servante romanesque Vivia.
Melle de Martignat. Œuvres : L’oncle Boni ; La petite fille du vieux Thémi ; La pupille du général ; Genette ; Un vaillant enfant ; etc.
Karl May, un des meilleurs écrivains allemands pour adolescents. Bien que l’auteur soit protestant, ses ouvrages ne portent aucune trace d’hérésie. Ils ont obtenu en Allemagne un succès extraordinaire... Il y a quelques années cependant, la presse de toutes nuances se souleva soudain avec violence contre l’auteur et ses ouvrages et les bruits les plus étranges furent mis en circulation dans le public...
En France même, on fut un moment convaincu que Karl May avait brûlé ce qu’il adorait. On vient d’avoir la clef du mystère : au cours d’un procès engagé en 1907, il a été prouvé que les adversaires de l’écrivain trop en vogue avaient soudoyé l’éditeur et l’avaient amené à insérer subrepticement dans la prose charmante et édifiante de Karl May des tirades pornographiques... Cette réserve faite, La vengeance du Farmer ; Le roi des Requins ; Les pirates de la mer rouge ; Une visite au pays du diable ; L’empire du dragon ; Le fils du chasseur plairont certainement à tous.
HÉGÉSIPPE Moreau, né à Paris en 1809, vécut à Provins et à Paris dans une profonde misère, et mourut à l’hôpital en 1838. Ses poésies sont généralement médiocres, irréligieuses et licencieuses ; mais ses Contes à ma sœur sont exquis et peuvent être lus par tous.
Vicomtesse de Pitray toujours originale dans sesœuvres : Amour fraternel ; Le château de la Pétau-
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dière ; Les débuts du gros Philéas ; Les enfants des Tuileries ; Le fils du maquignon ; France et Patriotisme ; Les martyrs d’Alsace ; Petit marquis de Carabas ; Robin des bois ; Voyage abracadabrant du gros Philéas ; Un oiseau bleu ; La mare aux loups ; Le pardon de Colette.
Mme MATHILDE Sandras. Nous ne connaissons d’elle
que Le manuscrit de J aootle\Mèmoires d’unlapin blanc .
Chanoine Schrnid (1768-1854', du chapitre d’Augsbourg. Ses Contes , universellement connus, sont divisés en quatre séries (chez Gautier). La première comprend les petits récits d’une page ; les autres renferment des contes un peu plus développés. Le tout aimable, candide, moral et éminemment intéressant.
Comtesse de Ségur, née* Sophie Rostopchme (1800-1874), femme de lettres française, fille du gouverneur de Moscou et mère de l’éminent prélat.
« Elle était née Rostopchine et grand’maman . .. Pour amuser ses petits-enfants dispersés aux quatre coins de l’Europe, elle écrivit comme elle causait, à quoi elle vit tout de suite, et tout le monde, qu’elle était née écrivain, comme elle était née grand’maman... Elle causait ses petits romans... Elle a su si bien conter qu’elle est morte grand’mère de tous les enfants du monde. » (Emile Faguet).
Ces livres charmants, encore très populaires, ont illustré pour la plupart la Bibliothèque rose : L’auberge de Vange gardien ; Le général Dourakine (suite du précédent) ; La fortune de Gaspard (avantages du travail) ; François le Bossu (très bien) ; Les malheurs de Sophie ; Les mémoires d’un ane ; Petites filles modèles (fort naïf) ; Quel amour d’enfant (histoire d’un enfant gâté) ; Les vacances (à la fin, histoires de revenants d’un goût douteux) ; Pauvre Biaise (son chefd’œuvre) ; Jean qui grogne et Jean qui rit ; Un bon petit diable ; Les deux nigauds ; etc. , etc.
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Sfahl, nom de plume de PlERRE-JULES Hetzel,l’édiditeur parisien (1814-1886), a publié pour la jeunesse nombre de livres pleins d’humour et de naïveté : La famille Schester ; Les histoires de mon parrain (spirituel, mais peu religieux) ; Histoire d’un âne et de deux petites filles ; Patins d’argent (description de la Hollande) ; Les quatre filles du docteur Marsh (étude de famille américaine) ; Jacques et Jeanne ; Les quatre peurs de notre général (très moral) ; etc.
Mme de Stolz, de son vrai nom Melle de Begon, morte en 1892. Ses œuvres sont universellement estimées et méritent d’être spécialement recommandées. Celles qu’elle a publiées chez Hachette sont cependant moins chrétiennes que celles de chez Haton.
Citons : La petits cancans ; Diamant , bronze et or (trois jeunes filles, deux riches, une pauvre) ; Le sauvage de Sombrerai (sa conversion par une petite fille) ; Les deux docteurs ; La montre de tante Marie (l’éducation selon le monde et l’éducation selon la sagesse) î L’ héritage de mon oncle (aux innocents, les mains pleines) ; Le gros lot (gagné par un petit meunier, dont la tête tourne aussitôt comme les ailes de son moulin) ; Le vieil ami (le vieux professeur qui montre dans les merveilles de la nature la solution unique des pourquoi d’Yvonne) ; En famille (série de nouvelles) ; Ita la glaneuse ; Les deux André (inconvénients de la légèreté) ; La famille Coquelicot ; Julie (description du Nouveau- Monde, un peu romanesque) ; Magali (très gracieux) ; La maison blanche (moins intéressant) ; Mes tiroirs (9 récits) ; Quatorze jours de bonheur (attendrissant) ; Les vacances d’un grand-père (histoire d’un étourdi) ; Le vieux de la forêt (dramatique, combat certains préjugés populaires), etc...
Taulier. Oïl cite de lui : Les deux petits Robinsons de la Grande Chartreuse.