‹ Romans à lire & romans à proscrireChapitre 8 sur 23 · C. F., homme de lettres, Paris · texte numérisé non relu

C. F., homme de lettres, Paris

Votre livre sera un guide précieux qu’aimeront à consulter tous ceux qui ont à diriger lecteurs et lectrices. Mais il y aurait unp amélioration à apporter et veuillez me permettre de vous exprimer mon désir qui est celui d’un grand nombre. Ne pourriez- vous pas classer les romans d’après le but à obtenir ?...

B., curé (Var).

L’abbé X... qui écrivit un livre que vous connaissez peutctre, me disait récemment, en me parlant de votre livre qu’il n’avait pas lu qu.e le titre était trop absolu. L’objection était sérieuse : elle ne tient pas, lorsqu’on a lu votre ouvrage. Vos catégories sont faites d’une façon fort intelligente et par un juge éclairé qui sait de qui et de quoi il parle. Ce n’est pas si commun qu’on le croit. En punition de sa faute, (un jugement téméraire), il faudra que l’abbé X... avale votre volume et je suis bien convaincu qu’il trouvera que la pénitence est douce.

P., romancier, Paris.

Vous avez reçu des approbations si autorisées et si flatteuses que la mienne n’importe guère. Je tiens néanmoins à vous féliciter de la manière judicieuse, sobre et délicate dont vous caractérisez ces innombrables productions de la littérature contemporaine. Cela représente un travail considérable que peu d’hommes seraient en goût d’affronter. Vous ayez donc rendu un véritable service à tous ceux qui sont, par profession, les conseillers des mères de famille.

R., prêtre, Lille.

. . J’ai lu avec grand plaisir, dans les trois énormes registres que vous avez bien voulu me communiquer, les éloges qui vous ont été décernés et que vous méritez si complètement. A mon avis, ce qui vous honore le plus, ce ne sont pas les compliments si flatteurs et si autorisés qu’on vous a prodigués, ce sont les persiflages et les injures de certains critiques. Les impertinences inoffensives de La Gironde , de Bordeaux, et du Rapide , de Toulouse; l’entrefilet de la Petite République et du Petit Var ; les interminables blagues de La Vie Parisienne ; les insultes de Willy ; les mandarinades de La République Française et du Corriere delta Sera ; les pasquinades du Petit Bleu , elc., etc., constituent, pour un écrivain catholique, et

surtout pour un prêtre, autant de titres de gloire. Si les mondains et les ennemis de nos doctrines vilipendent votre œuvre, c’est qu’elle fait du bien. Gemme dit le proverbe arabe : « On ne jette pas de pierres au noyer stérile »...

E. D., professeur, Cambrai.

Page 1