‹ Romans: contes et voyagesChapitre 22 sur 67 · LA MEUNIÈRE BU MOULIN A EAU. S · texte numérisé non relu

LA MEUNIÈRE BU MOULIN A EAU. S

I Tai emportée c omme un touchant souvenir de toi, avec lequel je bois à la tienne.»

« Vous comprenez, n'est-ce pas? me dit la mère en sanglo*

tant; vous comprenez pourquoi ma pauvre fille s'est jetée à

Peau. »

[ Je quittai le pays en songeant à cette destinée fatale qui joue

^ toujours à un si triste jeu, à cette beauté perdue dans Tépa-

Douissement, à cet amour amer comme la mort , cet amour

que j'avais entrevu dans le sourire du matin. « Après tout,

le poète persan a raison, me disais-je en me retournant pour

I la dernière fois vers le moulin : Bienheureux, bienheureux

1 ceux qui s'éveillent, après le plus doux rêve de Famour, sur

. le sein glacial de la mort ! y>

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