PARENTHÈSE
(Je ne raconterai pas toutes les jolies petites scènes qui se passèrent dans le beau temps de ces belles amours ; les chapitres suivans, recueillis çà et là, en diront assez au lecteur, dont l'imagination achèvera les tableaux. )
(1) Lltaprimair a égaré le ihaniiBc^it db ce hwa thwfiibe.
d'unb FiiSynisTE et d'un étudiant. 331
Anat's à Adolphe.
«c Adelphe, je veux aller au Gymnase ce soir*
((ÀNÀÏâ.»
Adolphe à AnaïH*
a Ma petite chatte^
« Je ne puis aller au Gymnase ce soir ; je passe mon exar men. Mon cœur est désolé.
« Adolphe. »
Andis à Adolphe,
a Vous êtes charmant, monsieur, avec votre examen. C'était bien la peine de perdre son ame et son temps ! Un exa* men ! Hélas l l'autre semaine vousaurieztoutquittépourmoit surtout un examen ! Mais, pour voire punition, sachez, monsieur, que je vais ce soir à TAmbigu avec Arabelle.
«Anaîs. »
tu.
ou lÊi\^? ARABELLE EST MÉtAHÔlIPËOSfiE EN BIIAGON.
« Qu^dle aille au diahle si elle veut!» ditpourtoute réponse Adolphe à TAuvergnat qui lui avait remis le billet doux d'Anaïs.
Le soir, il lui vint des remords ; il plaignit cette pauvre flUe, qu'il maltraitait déjà ; il regretta de ne pas l'avoir conduite au Gymnase. Dans Une baignoire^ nul n'aurait remarqué qu'elle était habillée à l'aventure; et d'ailleurs n'étaitelle pas assez belle pour lutter avec le ridicule de ses
fanfreluches? !1 voulut réparer sa sottise en allant attendre Anals à sa sortie de TAmbigu. On était à peine au dernier acte quand défilèrent devant lui les spectateurs de la Gaieté. Comme il regardait par distraction, il vit sa petite chatte au bras d'un ami, sinon d*une amie.
Cet ami était un superbe dragon de Metz. Ânaîs Tavait rencontré fort à propos après la lettre d' Adolphe. — Les femmes font quelquefois de ces rencontres-là.— Le dragou, qui était fort comme un Turc sur la mythologie, sans préjudice d'ailleurs, avait parlé d'un voyage à Vincennes et à Gythère, et Anaïs s'était dit tout bas qu'il fallut voyager.
Adolphe à AnaXs.
« Je ne suis pas dupe de vos jongleries amoureuses , ma chère. Vous vous êtes vengée de mon examen en allant, non pas à l'Ambigu avec M^^e Arabelle, mais à la Gaieté avec M. Adonis : que Dieu et l'amour vdus gardent !
« Adolphe. »
D*Anc^ù à Adolphe.
n Adolphe! Adolphe! je suis coupable, mais je vous aime. La vengeance m'a perdue, pardonnez-moi : je veux vous voir encore, je veux l'aimer toujours. A onze heures, je serai à ta porte.
« Anaîs. »
N. B. Adolphe pardonna.