‹ Romans nationauxChapitre 233 sur 247 · IL Y A UNE OREILLE DANS L INCONNU · texte numérisé non relu

IL Y A UNE OREILLE DANS L INCONNU

dre. El^e sauta sur son épaule et lui becqueta les lèvres doucement.

Gilliatt ouvrit les yeux.

Les oiseaux, contents et farouches» s^envolèrent.

Gilliatt se dressa debout, s* étira comme le lion réveillé, courut au bord de la plateforme, et regarda sous lui dans Tentredeux des Douvres.

La panse était là, intacte. Le tampon s'était maintenu ; la mer probablement l'avait peu rudoyé.

Tout était sauvé.

Gilliatt n'était plus las. Ses forces étaient réparées. Cet évanouissement avait été un sommeil.

Il vida la panse, mit la cale à sec et !'»•

varie hors de la flottaison, se rhabilla, but,

mangea, fut joyeux.

La voie d'eau, examinée au jour, demandait plus de travail que Gilliatt n'aurait cru. G^était une assez gravB avarie. Gilliatt n'eut pas trop de toute la journée pour la réparer.

Le lendemain, à l'aube, après avoir défait le barrage et rouvert l'issue du défilé, vêtu de ses haillons qui avaient eu raison de la voie d'eau, ayant sur lui la ceinture de Clubin et les soixante -quinze mille francs, debout dans la panse radoubée à côté de la machine sauvée , par un boû vent, par une mer admirable, Gilliatt sortit de recueil Douvres. **

II mit le cap sur Guernesey.

Au moment oA il s'éloigna de l'écueil, quelqu'un qui eût été là Tcùt entendu chanter à demi-voix l'air Boimy Dundee-

LES TBATAILLIUHS DE LA MER

Troisième Ta%tie. — Vé^ruchette.

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