‹ Romans nationauxChapitre 236 sur 247 · LIVRE DEUXIÈME. — LA RECONNAISSANCE EN PLEIN DESPOTISME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME. — LA RECONNAISSANCE EN PLEIN DESPOTISME

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Mess Lethierry agitait la cloche avec MBportexnent Brusquement il s'arrêta. Un bonune venait de tourner Tangle du quai. C'était Gilliatt.

. Mess Lethierry courut à lui, ou pour mieux dire se jeta sur lui, lui put la main dans ses poings, et le regarda un moment dans les deux yeux en silence, on de ces silen'^es qui sont de Texplosion ne sachant {AT uii sortir.

Pais avec violence, le secouait t «fc le ta-

rant, et le serrant dans ses bras, il fit entrer Gilliattdanslasalle basse des Bravées, en repoussa du talon la porte qui demeura entr*ouverte, s'assit, ou tomba, sur une chaise à côté d'une grande table éclairée par lalune dont le reflt^t blanchissait vaguement le visage de Gilliat^et, d*une voix où il y avait des éclats de rire et âes sanglots mêlés, il cria :

— Ah ! mon fils! Thomme au bng-pipé!

Gilliatt! je savais bien que cVtait toi \ La panse, parbleu! conte-moi ça Tn y es donc allé ! On t^aurait brûlé il y a cent ans. C*est à» la magie. Il ne manque pas une \is. J*ai déjà tout regardé, tout reconnu, tout manié Je devine que les roues sont dans les deux eusses. Te voilà donc enfin' Je viens de te chercher dans ta cabine. J*ai sonné la

LES TRAVAILLEURS DE LA MER

cU>che. Je te cherchais. Je me disfûs : Oh eat-ilqiiejelemang:el Ilfattt convenir qa'il se passe des choses extraordînaîres. Cet animal-là revient de l'écneil Douvres. Il me rapporte ma vie. Tonnerre ! ta es nn ange. Oai, oui, oui, c'est ma machine. Personne n'y croira. On le verra, on dira : Ce n'est pasvrû. Tout y est, quoi ! Touty est! Il ne manque pas un serpentin. Il ne manque pas un apitage. Le tube de prise d'ean n'a pas boogé. C'est incroyable qu'il n'y ait pas en d'avarie . Il n'y a qu'un peu d'huile à mettre. Mais comment as-tu fait ? Et dire que Dorande va reraarcher! L'arbre des roues Mt démonté comme par tu b^oatier

Donne-moi ta parole d'honneur que je ne suis pas fou.

Il se dressa debout, respira, et poorsuirit :

: — Jurf>-moiça. Quelle révolution ! Je me pince, je sens bien que je ne rêve pas. Ta es mon enfant, tu es mon garçon, ta-ea le bon Dieu. Ahl mon fils! Avoir été machercher ma gueuse de machine ! En pleine mer! dans ce guet-apens d'éiueil! J'ai vu des choses très-&rces dans ma vie. Je n'ai rien va de tel. J'ai vu les parisiens qui scmt des satans. Je t'en Sche qu'ils ferment ca. C'est pis que la Bastille. J'u vu les ganchos labourer dans les pampas, ils ont pour

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