SCENE vni
LES PRÉCÉDENTS, imIm IVANOWITCHË <■! 0G18KI
Un gaillard qui m'a l'air heureuxl
Je crois bien , il a de bonnes raisons I . , ,
Voilà que tout se remet en marche, la rue des Foins est débouchée.
BATTODINB.
Huel huel passe-moi la trique, Ivanowna; cette vieille bique ne va plus.
IVASOWNA.
Oh I non, nous ne sommes pas si pressés.
De beaux hommes! ces grenadiers russes, maître Zampîeri.
Oui, mais quand on pense que dans un mois ou deu.x, la moitié, peut-être les trois quarts seront exterminés...
Que voulfez-vous î Chacun sa partie.
Voici la fin du Te Deum.
JOKAS.
Oui, il est temps que je m'en aille. On va cer-' ner la place, pour le passage de Souworow. Ainsi, c'est entendu, maître Zampieri, j'apporterai les habits chez vous?
ZAMPIBRI.
Après le départ des Russes. Quant aux pompons et aux épaidettes, vous pouvez les garder, ça ne vaut pas une bonne prise de tabac.
Allons, bonjour, mademoiselle Marietta, bonjour Zampieri.
Bonjour, signor Jonas !
imttnl, lel porlb cl«1t CHlhïdrt)? l'a ie Vit\m dUocdenl lar It pliu. I
Maître Zampieri, laissez-nous regarder sous votre échoppe.
Ne vous gênez pas, voisine, que personne ne se gêne ; seulement, prenez garde qu'on n'enlève quelque chose.
Li TMSlKa.
Soyez tranquille, nous veillerons.
Vous n'assistez donc pas au Te Deum de l'illustre généralissime, capitaine Braun?
Hé! que voulez-vous, mon cher commandant, les propos de l'invincible Souworow sur l'arméo autrichienne sont difficiles à digérer. Depuis sa grande manœuvre deNovi,.,
Oh 1 la belle manœuvre 1
Formez trois colonnes massives; faites détruire la première, mitrailler la seconde, et la troisième entrera. Avec soixante mille hommes, vous en écraserez vingt mille. Barbare I
Barbare si l'on veut, major, mais barbare de génie. Il a découvert cela, c'est quelque chose.
C'est vrai, il a le génie de l'insolence. {s.nimMi.) Comment! traiter de vieux soldats, de Vieux officiers, qui n'ont jamais reculé devant le devoir, qui, dans cinq campagnes, ont soutenu l'honneur de leur drapeau, conti'e des généraux tels que Bonaparte, Hoche, Jourdan, Moreau, les traiter de petits-maîtres... dire qu'on mettra les petits-mai très à la porte... Et cala quand on arrive le dernier, pour jeter
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LA GUERRE
lourdement ses baïonnettes dans la balance. Allons donc... Allons donc... du génie !...
LX CAPITAINB.
Patience, major, patience, Tilluslre généralissime part pour la Suisse ; il va faire sagrande manœuvre en présence de Masséna...
ORISf mr U pUee.
Vive Souworow I vive Souworow !
(sooverow p«nU rar les marehet d« U ealhidnle, enlooré d'qiie foute d'oOeierfl nines. Ceit oa petit tteillard d'eppereaee bible et 44* Bette, la boache inade, l'oeil per{anl« U Ifure et suiioat le front eooferts de ridei iimeinbrablet, dont la mebUUi dmae à sa phydsuaiB on caractère bisarre. Il est vêla d'ime culotle, d*iui l^t et à*vu babit de biiin blaDC. Un petit eaiiiae de lèatre, gani de fraofee vertes, coiSs sa tête cbaine ; de hautes bottes à retronasis M montent Jas4iD'aa-dessu« des gonoox. Il est tellemeat
■ msigre et Inet, qoe ses babits ont l'air de tenir i peine sur loi, et qa» ion grand sabre trsinant, luspenda à on ceinturon, (Ut penser son corps i gauche.)
LL VOISINE, debout devant l'échoppe.
Le Voilà!... c'est lui... le voilà!... Seigneur Dieu,quede monde... Il descend des marches... C'est le vieux blanc gui monte à cheval... Vous le voyez, Marietta?
MÀ&IBTTA.
Ohloui.i. qufil est beau!...
(ledonbleaMirt f iilhiiMli )